
Machiavel chez les babouins. Pour une anthropologie au-delà de l'humain
Si le bourdon fait partie du système reproducteur du trèfle, pourquoi ne ferions-nous pas partie du processus de croissance d'artefacts ? Un regard attentif aux mondes animaux révèle les mille et une manières dont la technique et le beau émergent du sensible. Mais qu'en est-il des relations sociales de production, de domination et d'exploitation ? Si celles-ci ne relèvent pas exclusivement de l'humain, que disent-elles de la manière dont on le devient ? En explorant les champs relationnels où se déploient les co-devenirs interspécifiques, ou en tissant des liens entre les dynamiques éthologiques, sociologiques et esthétiques, Ingold dissout les dichotomies cartésiennes nature-culture, humain-animal. Son anthropologie au-delà de l'humain est une véritable poétique de l'être-au-monde.
| Nombre de pages | 304 |
|---|---|
| Date de parution | 10/09/2021 |
| Poids | 280g |
| Largeur | 120mm |
| EAN | 9782955382288 |
|---|---|
| Auteur | Ingold Tim ; Balice Luigi ; Degoutin Christophe ; |
| Editeur | ASINAMALI |
| Largeur | 120 |
| Date de parution | 20210910 |
| Nombre de pages | 304,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le Passé à venir. Repenser l'idée de génération
Ingold TimRésumé : Il y aurait eu le temps des boomers, puis celui de la génération X à laquelle auraient succédé les Y, Z, et dernièrement Alpha, avant d'autres à venir. Cette manière de penser les générations comme des cohortes destinées à se supplanter est historiquement inédite : on a longtemps considéré que les vies s'enroulaient les unes autour des autres, telles les fibres d'une corde. En renouant avec cette conception, Tim Ingold opère un retournement simple mais vertigineux par ses effets. Il reconsidère sous ce prisme tous les grands enjeux actuels - changement climatique, création artistique, évolution du vivant, pédagogie... Dans cet essai qui tient du manifeste, le futur, à rebours d'une vision linéaire du progrès, se conjugue à tous les temps. Car si tout n'est jamais gagné d'avance et que les problèmes restent légion, il reste des raisons d'espérer.EN STOCKCOMMANDER18,90 € -

Argent sous la lune
Ingold TimArgent : bien qu'une multitude d'objets diffusent le même éclat, la même blancheur, depuis les astres jusqu'aux poissons, c'est au métal que revient la charge de porter ce nom, ce générique argent. Et le minerais issu des profondeurs de la terre est à la croisée de deux chemins, celui de la matière et celui de la lumière. L'un des paradoxes du visible est que si la lumière rend visible les objets du monde, elle-même, dans sa constitution physique ondulatoire, nous ne la voyons jamais. Et pourtant l'expérience de la luminosité - ses éclats, ses fulgurances, ses scintillements - nous est constante, et irremplaçable. Loin d'être un simple rayon, nous reliant à sa lointaine source solaire ou lunaire, la lumière éclaire notre conscience du monde, elle baigne notre vision tout autant qu'elle se projette sur notre rétine. Elle est une familiarité avec le monde, une manière dont il use pour nous toucher et dont nous usons pour lui répondre. C'est dans nos propres yeux qu'elle brille. Mais le monde moderne a fait de la vision un sens objectivant, nous éloignant toujours plus des foyers de notre expérience. Si la lumière des choses leur est propre, que nous révèle l'éclat de blancheur ou de cendre dont nous dotons l'argent ? Comment cette lumière se distingue-t-elle de celle de l'or, à laquelle elle ne s'oppose pas mais dont elle se distingue profondément ? A travers l'expérience historique et anthropologique des qualités lumineuses du métal, depuis les intuitions des alchimistes et jusqu'à sa propre expérience des paysages de Laponie sous la lune, en passant par l'étude du travail de l'artiste contemporain Richard Wright, Tim Ingold propose ici, sur un mode parfois discrètement poétique, une magnifique étude de cette matière à laquelle nos sociétés ont voué un culte que l'on dirait de plus en plus mortifère. Comme s'il s'agissait de sauver ce qu'il reste de lumière. "La lumière jaillit du corps du saint comme le tronc d'arbre s'élève de la terre. C'est la lumière de la flamme, et la voir, c'est voir avec elle. [... ] En effet, la réduction de la lumière à des rayons, et du monde aux entités que ces rayons nous révèlent, est la conséquence du même mouvement d'objectivation, qui atteint son apogée dans la modernité, et qui sépare la lumière, en tant que radiation, des choses sur lesquelles elle se pose. Nous considérons souvent la vision comme un sens objectivant : chaque fois que nous utilisons nos yeux pour voir, ils nous révèleraient un monde extérieur, détaché de notre moi subjectif, où chaque chose serait à sa place et visible d'un seul coup d'oeil. En vérité, ce n'est pas la vision qui objective le monde, mais l'annexion de la vision par le projet moderne d'objectivation qui l'a privée de l'expérience de la lumière. Comment alors la faire renaître ? " T. I. Tim Ingold est anthropologue, il est professeur émérite à l'université d'Aberdeen, en Ecosse, et a publié de nombreux ouvrages, parmi lesquels sont traduits en français : Correspondances : accompagner le vivant, Actes Sud, 2024 ; Syrinx, avec Joséphine Michel, Fario 2024 ; Machiavel chez les babouins, Asinamali, 2021 ; Faire : anthropologie, archéologie, art et architecture, Editions Dehors, 2019 ; Le dédale et le labyrinthe : la marche et l'éduction de l'attention, ESAAA, 2015 ; Marcher avec les dragons, Zones sensibles, 2013 ; Une brève histoire des lignes, Zones sensibles, 2011 ; Il est proche de l'anthropologue Philippe Descola, avec qui il a publié : Etre au monde. Quelle expérience commune ? Presses universitaires de Lyon, 2014.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER10,00 € -

Faire. Anthropologie, archéologie, art et architecture
Ingold Tim ; Gosselin HervéD'où proviennent les formes ? Dans ce livre l'anthropologue Tim Ingold propose de déconstruire le modèle philosophique hylémorphique qui, depuis Aristote, pense l'acte de fabrication comme l'imposition d'une forme, ou d'un projet, à la matière inerte. Ce renversement théorique n'est possible qu'à la faveur d'une approche matérialiste de la fabrication qui révèle la correspondance des pratiques avec les matériaux, leur itinérance au sein de la matière pour engendrer des formes. Cette réflexion conduit Ingold à faire la proposition d'une pédagogie participante suggérant une nouvelle conception de l'enseignement fondée sur l'élucidation des pratiques constitutives des gestes de fabrication. L'anthropologie, l'archéologie, l'art et l'architecture ne sont pas ici considérées comme des disciplines académiques, mais comme des manières de faire qui explorent chacune, à leur façon, les conditions et les potentiels de la vie humaine au sein de son environnement.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 € -

L'anthropologie comme éducation
Ingold Tim ; Pinton Maryline ; Citton YvesRésumé : L'éducation, c'est bien plus que l'enseignement et l'apprentissage ; l'anthropologie, bien plus qu'étudier la vie des autres personnes. Dans cet ouvrage, Tim Ingold soutient que l'anthropologie, comme l'éducation, constituent des manières d'étudier La vie, et de la mener, avec les autres. Dans ce livre provocateur, il va bien au-delà de l'exploration de l'interface entre les deux disciplines de l'anthropologie et de La recherche en éducation : il pose leur équivalence fondamentale. Ingold prend son inspiration dans l'oeuvre de John Dewey, et il présente sa thèse tout au long de quatre chapitres solidaires. L'éducation, affirme-t-il, n'est pas la transmission, d'une génération à une autre, d'une connaissance autorisée. C'est une manière d'être présent et attentif aux choses, d'ouvrir des chemins d'essor et de découverte. Qu'est-ce que cela signifie, quant à la manière dont nous pensons l'étude et l'école, l'enseignement et l'apprentissage, et les libertés qui peuvent s'exemplifier dans ces domaines ? Quelles sont les conséquences de cette manière de penser, pour nos pratiques d'observation et de participation, pour nos manières d'étudier, sur le terrain et à l'école, pour l'art et La science, pour la recherche et l'enseignement, pour l'université ?Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER20,00 €
Du même éditeur
-

Frankenstein, la grenouille et l'électron. Les sciences et la performance queer de la nature
Barad KarenRésumé : Des amibes mutantes et communistes, des électrons pervers et immoraux, des bras tentaculaires aux capacités visionnaires et puis cette autre espèce étrange : les scientifiques de laboratoire. Les atomes, la lumière, l'espace-temps, l'univers entier sont bien plus queer que nous ne pouvons l'imaginer. En conjuguant physique quantique, sciences naturelles et sciences studies avec les théories féministes, Karen Barad bouleverse notre vision du réel, ainsi que les notions habituelles d'identité et de causalité , elle révèle le lien intime entre matière et signification, et offre un support empirique au déconstructionnisme. Il en résulte une véritable ode à Protée, une onto-épistemologie matérialiste et relationnelle... un projet vertigineux de philosophysique.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER22,00 € -

Goût. Le savoir du plaisir, le plaisir du savoir
Agamben Giorgio ; Bellomo PaoloRésumé : L'habitude veut que le goût soit le sens par lequel nous connaissons la beauté et jouissons des belles choses. Derrière l'imperturbabilité apparente de cet adage, Agamben met à nu l'ampleur, tout sauf rassurante, d'une fracture qui divise sans appel le sujet. A la jonction entre l'acte de connaissance et l'expérience du plaisir, entre la recherche d'une vérité et la jouissance du beau, le goût semble être lié à un savoir que l'on ne sait pas et à un plaisir dont on ne jouit pas. Dans la nouvelle perspective tant esthétique qu'économique ouverte par Agamben, se dessine une complicité inquiétante entre homo aestheticus et homo oeconomicus et prend forme, dans toute sa fragilité, la question fondamentale de la théorie de la connaissance : qui est le sujet du savoir ? Qui sait ? Il en ressort aussi, et ce par l'entremise d'Eros, une ode à la philosophie, dans laquelle l'"amour du savoir" ne peut qu'être aussi un "savoir d'amour", où le goût scelle l'enchevêtrement irrévocable de connaissance et plaisir, de savoir et jouissance.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,00 € -

La conscience de classe. Comment adhère-t-on au matérialisme historique ?
Sanguineti Edoardo ; Berger Peillon Iris ; BorderiRésumé : "Il n'existe pas de conscience de classe sil n'existe pas de haine de classe. Cette expression est tellement démodée, tellement désuète, que c'est précisément pour cela qu'elle mérite que je m'y arrête un moment. Il est déplorable que quatre-vingt-dix-huit pour cent, si on veut faire preuve d'optimisme, des gens qui habitent cette planète n'aient pas de conscience de classe, et soient en réalité des prolétaires, ou des sous-prolétaires, ce qui est encore plus terrible et dangereux". Aujourd'hui plus que jamais, le culte du nouveau s'applique aussi au champ du savoir et l'information s'automutile de tout ce qui la précède. Victime elle aussi de l'obsolescence typique du savoir-marchandise, une expression si incommodante, dangereuse et actuelle que celle de u lutte des classes s a sombré dans l'oubli. A travers un langage captivant et provoquant, Sanguineti revient donc nous parler de nouveau prolétariat, nous propose un guide en trompe-l'oeil d'adhésion au matérialisme historique et, en revendiquant l'incroyable actualité de la pensée marxiste, nous invite à relire ta conscience de classe comme un hymne à la connaissance.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,00 € -

Métabolisme et pouvoir ou les métamorphoses de la chair
De Conciliis Eleonora ; Bellomo Paolo ; Raulet-DesSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,00 €
