HISTOIRES DE DINOSAURE. Faire de la philosophie, 1965-1997
Macherey Pierre
PUF
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EAN :9782130498582
Histoires de Dinosaure : ce titre évoque les chroniques données en 1992 à la revue " Futur Antérieur ", pivot du présent ouvrage. Mariant l'érudition et l'ironie, dans l'esprit des " considérations intempestives ", elles s'efforçaient de prouver qu'on peut encore penser librement à propos des discours réactifs et probablement éphémères du retour au sujet, à la raison et à la sagesse, c'est-à-dire à l'ordre, que promeut désormais l'empire de la communication. Mais à condition de disposer d'un certain recul : celui que procure l'expérience de celui qui a traversé quelques ruptures, et su les mettre à profit pour enrichir cette opération sur soi, cette pratique au sens fort du terme que constitue la philosophie. Althussérien de la première heure et critique précoce du structuralisme, maoïste de pensée mais non d'organisation, spinoziste à l'écart des querelles d'exégèse, professeur sans chaire mais non sans disciples au long des années d'enthousiasme et de désenchantement envers le " primat de la politique dans la théorie ", le théoricien des philosophies littéraires, Pierre Macherey a su trouver la distance à soi qui permet la critique et l'autocritique, mais bannit le ressentiment. Il n'a cessé d'approfondir les deux questions, corrélatives l'une de l'autre, des conditions institutionnelles de la pratique philosophique et de la matérialité propre à la pensée, dès lors qu'elle ne se réduit pas au savoir dont, pourtant, elle dépend toujours. Douze études composées entre 1965 et 1997 sont ainsi éditées ou rééditées et mises en perspective, par la délimitation de leurs présupposés et la réactivation de leurs intentions, au moyen d'un commentaire continu à la fois conceptuel et personnel, de façon à faire saisir autant que possible l'articulation du temps de la philosophie et du temps de l'histoire contemporaine.
Nombre de pages
324
Date de parution
01/09/1999
Poids
456g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782130498582
Titre
HISTOIRES DE DINOSAURE. Faire de la philosophie, 1965-1997
Auteur
Macherey Pierre
Editeur
PUF
Largeur
151
Poids
456
Date de parution
19990901
Nombre de pages
324,00 €
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L'objectif ici poursuivi est de reproblématiser la pensée de Spinoza en la prenant, non de front et dans son envergure manifeste, mais en quelque sorte par la bande, grâce au biais que fournit un point crucial, l'alternative entre sagesse et ignorance, où se croisent sans se confondre un certain nombre d'enjeux fondamentaux qui concernent l'ontologie, l'éthique et la politique. Cela conduit à s'intéresser à des notions comme celles de "don" et d'"ingenium", que Spinoza emploie sans les thématiser mais qui jouent un rôle non négligeable dans le déroulement de sa réflexion. Réfléchir sur l'usage de ces notions permet de projeter sur la doctrine de Spinoza une lumière transversale, qui en fait ressortir certains aspects à première vue inattendus. Sont ainsi mis en relief des enjeux de pensée et des problèmes qu'un abord plus structuré et plus englobant, unifiant et synthétique de la philosophie élaborée par Spinoza tendrait à minorer ou à rejeter, alors que, s'ils n'y détiennent effectivement qu'une position latérale, ils y font saillie, ils surprennent, ils interpellent : par là ils stimulent la réflexion, ce qui justifie qu'on s'emploie à fixer sur eux l'attention.
Selon Pierre Macherey, la question de la manière dont les normes opèrent ne doit pas être traitée dans l'abstrait. Il faut la rapporter aux nouvelles structures de socialisation et d'exercice du pouvoir liées au développement, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, du machinisme et de la révolution industrielle : ce sont ces structures qui définissent encore aujourd'hui la manière dont on devient sujet. Ces structures, ce sont celles dont Marx a analysé la base économique dans Le Capital, et que Foucault, suivant une approche différente mais convergente, du moins sur certains points, a examinées en se servant du concept de "société de normes". Des lectures croisées s'imposent donc. De Marx à Althusser, d'Althusser à Foucault, de Foucault à Fanon, de Fanon à Deligny, et ainsi de suite, Pierre Macherey dresse des ponts entre différents systèmes de pensée et nous invite à une promenade philosophique et politique destinée à mettre au jour les mécanismes idéologiques de cette société de normes.
Proust, écrivain et théoricien de l'art, n'a cessé de réfléchir aux rapports qu'entretiennent philosophie et littérature. Dans cet ouvrage, Pierre Macherey interroge la manière dont on peut faire de la philosophie avec du roman, et quel genre assez inhabituel de philosophie peut émerger sous cette forme. L'exemple de Proust est à cet égard très parlant : si l'intérêt philosophique de son fameux cycle A la recherche du temps perdu est incontestable, la nature de cet intérêt se dérobe aux critères de la philosophie en titre. La recherche de vérité à laquelle se livre Proust est inséparable des méandres que parcourt l'intelligence stylistique qui définit son travail d'écrivain ; un écrivain qui pense en écrivant, et qui ne pense qu'en écrivant. Au cours de cette expérience philosophique parfaitement originale, littérature et philosophie, sans se confondre, communiquent et se stimulent réciproquement. Pierre Macherey suit ici pas à pas, et comme à l'aveugle, les tours et détours d'une réflexion qui fait texte en se romançant, et s'actualise à travers cet exercice que Proust a poussé à un degré de sophistication rarement égalé.
Auguste Comte est le fondateur du positivisme : aujourd'hui on retourne ce terme contre sa philosophie pour la discréditer. Mais qu'est-ce que le positivisme ? Dans la forme originale que Comte a voulu lui donner, c'est d'abord un effort pour unir les sciences et la politique par l'intermédiaire de la philosophie, tout à l'opposé d'un scientisme et d'un pragmatisme. La pensée de Comte a joué un rôle essentiel dans l'élaboration de l'idéologie républicaine au XIXe siècle, et non seulement en France : elle a en particulier inspiré le discours pédagogique qui est l'un de ses supports essentiels. Cette pensée et la conjoncture historique à laquelle elle a adhéré sont-elles aujourd'hui révolues ? La relecture d'un texte fondamental, les Préliminaires généraux du Cours de philosophie positive, devrait permettre de répondre à cette question.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.