Selon Pierre Macherey, la question de la manière dont les normes opèrent ne doit pas être traitée dans l'abstrait. Il faut la rapporter aux nouvelles structures de socialisation et d'exercice du pouvoir liées au développement, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, du machinisme et de la révolution industrielle : ce sont ces structures qui définissent encore aujourd'hui la manière dont on devient sujet. Ces structures, ce sont celles dont Marx a analysé la base économique dans Le Capital, et que Foucault, suivant une approche différente mais convergente, du moins sur certains points, a examinées en se servant du concept de "société de normes". Des lectures croisées s'imposent donc. De Marx à Althusser, d'Althusser à Foucault, de Foucault à Fanon, de Fanon à Deligny, et ainsi de suite, Pierre Macherey dresse des ponts entre différents systèmes de pensée et nous invite à une promenade philosophique et politique destinée à mettre au jour les mécanismes idéologiques de cette société de normes.
Nombre de pages
413
Date de parution
12/09/2014
Poids
508g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782354801403
Titre
Le sujet des normes
Auteur
Macherey Pierre
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
140
Poids
508
Date de parution
20140912
Nombre de pages
413,00 €
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L'objectif ici poursuivi est de reproblématiser la pensée de Spinoza en la prenant, non de front et dans son envergure manifeste, mais en quelque sorte par la bande, grâce au biais que fournit un point crucial, l'alternative entre sagesse et ignorance, où se croisent sans se confondre un certain nombre d'enjeux fondamentaux qui concernent l'ontologie, l'éthique et la politique. Cela conduit à s'intéresser à des notions comme celles de "don" et d'"ingenium", que Spinoza emploie sans les thématiser mais qui jouent un rôle non négligeable dans le déroulement de sa réflexion. Réfléchir sur l'usage de ces notions permet de projeter sur la doctrine de Spinoza une lumière transversale, qui en fait ressortir certains aspects à première vue inattendus. Sont ainsi mis en relief des enjeux de pensée et des problèmes qu'un abord plus structuré et plus englobant, unifiant et synthétique de la philosophie élaborée par Spinoza tendrait à minorer ou à rejeter, alors que, s'ils n'y détiennent effectivement qu'une position latérale, ils y font saillie, ils surprennent, ils interpellent : par là ils stimulent la réflexion, ce qui justifie qu'on s'emploie à fixer sur eux l'attention.
Pierre Macherey est professeur honoraire de philosophie à l'université de Lille III. Il a notamment publié Lire le Capital (avec L. Althusser, É Balibar, R. Establet et J. Rancière, Maspero, 1965, rééd. PUF 1996), À quoi pense la littérature (PUF11990), Hegel ou Spinoza (La Découverte, 1990) et Avec Spinoza (PUF11992).
Proust, écrivain et théoricien de l'art, n'a cessé de réfléchir aux rapports qu'entretiennent philosophie et littérature. Dans cet ouvrage, Pierre Macherey interroge la manière dont on peut faire de la philosophie avec du roman, et quel genre assez inhabituel de philosophie peut émerger sous cette forme. L'exemple de Proust est à cet égard très parlant : si l'intérêt philosophique de son fameux cycle A la recherche du temps perdu est incontestable, la nature de cet intérêt se dérobe aux critères de la philosophie en titre. La recherche de vérité à laquelle se livre Proust est inséparable des méandres que parcourt l'intelligence stylistique qui définit son travail d'écrivain ; un écrivain qui pense en écrivant, et qui ne pense qu'en écrivant. Au cours de cette expérience philosophique parfaitement originale, littérature et philosophie, sans se confondre, communiquent et se stimulent réciproquement. Pierre Macherey suit ici pas à pas, et comme à l'aveugle, les tours et détours d'une réflexion qui fait texte en se romançant, et s'actualise à travers cet exercice que Proust a poussé à un degré de sophistication rarement égalé.
La pensée de Comte a joué un rôle essentiel dans l'élaboration de l'idéologie républicaine au XIXe siècle et non seulement en France. Elle a, en particulier, inspiré le discours pédagogique.
L'ouvrage entend mettre en lumière les défis réels - et non fantasmés - auxquels est confrontée la gauche dans son rapport aux classes populaires aujourd'hui, montrant par là même qu'il n'y a rien d'irrémédiable aux difficultés présentées. La fragmentation des classes populaires n'est pas indépassable, à condition de ne pas partir d'une vision réductrice ou passéiste de ces milieux, mais plutôt de leur réalité matérielle et de l'actualité observée de leurs aspirations et mobilisations.