Une histoire de l’art des années 1990 : on s’est bien amusés ! Une histoire de l'art des années 1990
Macel Christine
MANUELLA
Nouveauté
22,00 €
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EAN :9782490505883
Cet essai explore les bouleversements des mondes de l'art des années 1990, de la chute du Mur de Berlin en 1989 aux attentats du 11 septembre 2001 - des années clefs qui les ont modifiés en profondeur et ont ouvert tous les débats et réalités actuels. Il s'agit d'un récit chronologique, prenant en compte pour chaque année les événements géopolitiques et socioculturels qui constituent le cadre dans lequel l'art contemporain a évolué de manière décisive et inédite : la mondialisation a changé la donne en ouvrant les perspectives vers d'autres continents, modifiant la manière d'envisager l'histoire de l'art, dans le cadre d'une remise en cause de l'universalisme et de l'essor des Suds. Les bouleversements technologiques, de l'e-mail au téléphone mobile en passant par les vols low cost ont également modifié en profondeur la connaissance des scènes artistiques tout en multipliant les horizons. De New York à la Chine en passant par l'Afrique du Sud et l'ouverture à l'Est de l'Europe, tout en prenant comme point de vue la situation en France, ce livre analyse également les grandes expositions de la décennie, les biennales et documenta, les textes théoriques et critiques fondateurs, les polémiques de l'époque, ou encore l'évolution du marché de l'art et ses conséquences. Il définit les grandes thématiques, parfois opposées, abordées par les artistes, entre esthétique relationnelle, art sociopolitique, art de l'intime, du banal, du kitsch ou du presque rien. Il aborde également l'évolution même de la position et de la posture de l'artiste dans un monde où la visibilité devient une question cruciale, tout comme le réseau et le marketing. Il approfondit enfin l'analyse de l'art des années 90 dans son rapport aux médias, à la mode et aux marques, à la musique techno et à l'esprit de fête et de rire qui a défini ces années, partagées entre désenchantement et volonté d'ouvrir une nouvelle page sur le monde.
Nombre de pages
322
Date de parution
11/09/2026
Poids
590g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782490505883
Auteur
Macel Christine
Editeur
MANUELLA
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140
Date de parution
20260911
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322,00 €
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Les nouveaux vécus temporels urbains, notamment avec l'hyperconnexion, aboutissent à la quasi-suppression, voire à une allergie collective aux temps morts. Avec la 5G, l'instantanéité de la transmission de l'information va concurrencer la vitesse de nos propres synapses, voire les parasiter - tout en bouleversant les équilibres géopolitiques. Une sorte d'impatience fébrile s'est fait jour, un mélange de tension dû au désir d'absorber les informations, et une exaspération, voire une fatigue face au trop-plein, un véritable débordement cognitif. Tout cela impacte fortement les pratiques et les imaginaires des artistes, comme les pratiques culturelles elles-mêmes et la manière d'appréhender les oeuvres." Christine Macel.
Conçue en collaboration entre le pôle de recherche spécifique rattaché à la bibliothèque Kandinsky, au sein du Musée national d'art moderne et les éditions du Centre Pompidou, la collection « Recherches » valorise les études critiques et les recherches croisées en histoire de l'art moderne et contemporain, menées à l'aune de la collection d'?uvres et des fonds archives conservés par le Centre Pompidou. Elle s'attache notamment à rendre disponible en français des textes inédits.
Depuis la fin des années 1960, l'artiste italien Giorgio Griffa (né en 1936) réalise des oeuvres abstraites reconnaissables à leurs toiles vierges, non apprêtées et non tendues, travaillées à même le sol. Associé au mouvement de la Pittura analitica (Peinture analytique) au tournant des années 1970, il conserve tout au long de sa carrière une grande indépendance et originalité. Sa peinture, à la fois austère et joyeuse, se décline en cycles et oscille avec un équilibre subtil entre l'apollinien et le dionysiaque. L'exposition et le catalogue qui l'accompagne présentent un don exceptionnel de l'artiste d'un ensemble de dix-huit oeuvres au Centre Pompidou, Musée national d'art moderne. Retraçant les recherches picturales de Giorgio Griffa de 1969 à 2021, ce parcours permet de redécouvrir un acteur majeur de la peinture italienne et européenne de la seconde moitié du XXe siècle.
Arrimé au sol par ses racines, le monde végétal semble constituer au sein du vivant le règne de l'immobilité. Pourtant, les plantes aussi se déplacent. Textes scientifiques et critiques, entretiens, poèmes, enquêtes et photographies entrent ici en conversation pour interroger les modalités de leurs migrations, en dehors des rejets que provoquent parfois les plantes dites « invasives », miroirs de nos peurs et de nos saccages. Suivre le végétal dans ses voyages invite à conjuguer l'émerveillement face à l'inventivité et la puissance de résistance des plantes migrantes et le trouble induit par les ambiguïtés (post-)coloniales de la transplantation des vivants. Les plantes vagabondes ouvrent encore notre attention aux friches et aux bords de routes : elles appellent une approche paysagère des brassages planétaires et suscitent des pratiques indisciplinées de la recherche, du jardinage et des arts. Appréhender les plantes par la migration, c'est alors embarquer dans l'histoire plus vaste des transmigrations terrestres, pour rappeler que la migration est la condition partagée des vivants et une force créatrice de milieux et de mondes. Les manières que nous avons d'appréhender ces mouvements végétaux font éclater au grand jour des enjeux esthétiques, éthiques et politiques, articulés autour de quatre axes : modalités, indisciplines végétales, ambiguïtés coloniales et postcoloniales et enfin sympoïèses (concept provenant de la biologie, faisant référence aux systèmes qui coopèrent avec d'autres systèmes). Avec les contributions de : Frédérique Aït-Touati, Judith Bastie, Bastien Beaufort, Jean-Marc Besse, Sacha Bourgeois-Gironde, Gilles Clément, Emanuele Coccia, Francesca Cozzolino, Eugénie Denarnaud, Matthieu Duperrex, Isaline Dupond Jacquemart, Claire Dutrait, Marine Fauché, Ralph Samuel Grossmann, Jamie Herd, Sophie Krier, Marielle Macé, Marine Mane, Liliana Motta, Arnaud Orain, Jeanne Peylet-Frisch, Isabelle Rabault-Mazières, Bénédicte Ramade, Marianne Roussier du Lac, Momoko Seto, Zoë Skoulding, Jacques Tassin, Thierry Thévenin, Clément Verger
Née en 1927 au Havre, Colette Brunschwig vit et travaille à Paris. Formée après-guerre à l'Académie Julian, puis, entre 1946 et 1949, chez Jean Sourbevie et André Lhote dont les ateliers sont intégrés à l'École des Beaux-Arts de Paris, Colette Brunschwig présente sa première exposition personnelle en 1952 à la galerie Colette Allendy. Elle y exposera régulièrement, jusqu'à la fin des années 1950, peintures et gouaches, alliant recherches formelles du trait, de la compression et de l'expansion de la matière picturale et de l'encre, et motifs abstraits, exploration d'un espace-surface dynamique, qui la rapproche des artistes de sa génération de l'École de Paris, mais dont, pourtant, elle se singularise.En dialogue direct ou indirect avec Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Arpad Szenes, André Marfaing, Yves Klein, Ung-No Lee, Pierrette Bloch, Marcelle Cahn, entre autres, proche également du philosophe Emmanuel Levinas, Colette Brunschwig s'inscrit très vite sur la scène artistique et intellectuelle française des années 1950-1960, et au-delà. Si Colette Brunschwig compte jusqu'à aujourd'hui de nombreuses expositions personnelles en galeries (Nane Stern dans les années 1970, galerie Clivages dans les années 1980-1990, etc.) et dans des lieux d'art en France et à l'étranger, si ses ?uvres sur papier et acryliques sont entrées dans les collections publiques (Musée d'art moderne de la Ville de Paris, FNAC), aucune monographie n'est venue, à ce jour, rendre compte de la richesse formelle de cette ?uvre singulière (et reconnue par la critique), qui pose la question de la dissolution de l'image et d'un possible recommencement.