L'église Sainte-Geneviève est construite durant la seconde moitié du XVIIIe siècle par l'architecte Jacques-Germain Soufflot pour abriter les reliques de la patronne de Paris. La Révolution française l'érige en panthéon afin de rendre hommage aux héros de la patrie. Alternativement lieu de culte religieux et temple laïc au XIXe siècle, le Panthéon conserve de cette période la grande fresque de la coupole exécutée par Gros et les quatre pendentifs supportant le dôme dus à Gérard, sans oublier le grand fronton de David d'Angers. L'édifice est définitivement consacré monument national, dédié aux grands hommes, après la guerre de 1870. En 1874, Philippe de Chennevières, directeur des Beaux-Arts, élabore un programme décoratif destiné à glorifier les grandes heures de la France catholique et monarchique. Jusqu'en 1889, les meilleurs artistes officiels s'y appliquent : Puvis de Chavannes célèbre sainte Geneviève, Cabanel Saint Louis, Lenepveu Jeannne d'Arc, Bonnat et Galland saint Denis, tandis que Blanc et Lévy saluent Clovis et Charlemagne. Avec l'avènement de la IIIe République, les allégories laïques et civiques prennent le pas sur les vies de saints. Les commandes de sculptures reflètent cette évolution. Les oeuvres de Marqueste, Gasq ou Injalbert honorent les martyrs révolutionnaires et les héros républicains, les monuments à Diderot et Rousseau louent les valeurs universelles des droits de l'homme et de la démocratie. Les groupes de Landowski et Bouchard, quand à eux, marquent le renouveau de la sculpture moderne au début du XXe siècle. Le Panthéon est bien le monument symbolique des bouleversements idéologiques de la France contemporaine comme de la politique artistique de la République jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
Nombre de pages
63
Date de parution
07/07/1999
Poids
200g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782858221684
Titre
Peintures et sculptures du Panthéon
Auteur
Macé de Lépinay François
Editeur
PATRIMOINE
Largeur
152
Poids
200
Date de parution
19990707
Nombre de pages
63,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La correspondance de Charles Thévenin comme directeur de l'Académie de France à Rome de 1816 à 1822 constitue le troisième tome dans l'ordre chronologique des directeurs et le quatrième tome de la Correspondance des directeurs publiée sous les auspices de l'Académie de France à Rome et de la Société de l'Histoire de l'Art français. Charles Thévenin (1764-1838), élève de Vincent et premier prix de peinture en 1791, est un artiste un peu oublié : il se fit connaître en peignant les grands événements de la Révolution française et, tout en menant une belle carrière officielle au service de la gloire napoléonienne (ses oeuvres majeures sont conservées au musée Carnavalet et au château de Versailles), prêta fonction comme directeur de l'Académie de France à Rome sous le règne de Louis XVIII, en administrant l'établissement avec sagesse, bienveillance et habilité, et sachant se faire apprécier du pouvoir, de l'Institut et des pensionnaires qui demandèrent vainement la prolongation de son mandat. Homme secret, Charles Thévenin parle peu de lui mais ses lettres sont riches d'informations sur la tâche de directeur, à la fois gestionnaire tenu à la plus stricte rigueur administrative et budgétaire, mais tout aussi attentif au prestige et à l'efficacité de l'institution (c'est à lui que l'on doit, entre autres, la campagne de décoration de l'église de la Trinité des Monts, initiée sous son directorat). A travers les échanges sélectionnés et édités par les auteurs, Charles Thévenin apparait souvent comme un conseiller parfois paternel, notamment pour les pensionnaires encore jeunes et inexpérimentés, ce qui ne l'empêche pas de rester toujours vigilant sur l'activité, les progrès, les soucis ainsi que sur l'exigence et les obligations qui caractérisaient le séjour des "élèves" de l'Académie de France à Rome.
C'est en traversant les grands événements du dernier siècle quele père François de Gaulle a pu vivre sa vocation demissionnaire. Né en 1922, ce neveu du général de Gaulleéprouve très tôt le désir d'annoncer la Bonne Nouvelle par de-là les frontières. Il rejoint la Société des missionnairesd'Afrique - les Pères Blancs - en 1940 et entre au séminaire enTunisie. Ses études y sont interrompues par la guerre qui leconduira à participer aux combats en Italie, en France et enAllemagne. C'est l'occasion pour le jeune homme d'êtreconfronté à la souffrance et au courage, à la mort et à l'espoir,au coeur d'une histoire qui souvent le dépasse. C'est l'occasionaussi de croiser le destin du général de Gaulle, dontl'attachement à la famille et la foi catholique sontparticulièrement marqués. En 1950, François de Gaulledécouvre le pays mossi, en Haute Volta (actuel Burkina Faso),où il passera quarante-cinq années. Il témoigne avecsympathie, voire émerveillement, de l'émergence d'unchristianisme africain, d'une Eglise nouvelle. C'est tout le sensd'une vie donnée à Dieu et aux autres qui se dévoile ici. Celivre a été écrit à partir d'entretiens entre le père François deGaulle et Victor Macé de Lépinay, qui collabore à plusieursémissions sur France Culture.
Gérard Fontaine nous convie à une découverte exhaustive de l'Opéra Garnier, bâtiment rêvé et réalisé par Charles Garnier en 1875. En 1878, trois ans après l'inauguration de son monument, Charles Garnier écrivait dans son Nouvel Opéra : " L'opéra est un art riche ? une synthèse des arts ? et le lieu dans lequel les hommes viennent le goûter doit préparer, accompagner, compléter leur plaisir. Le bâtiment doit être à l'unisson ; il doit constituer un équivalent, dans l'ordre de l'architecture, de ce qu'est l'art lyrique dans celui du spectacle. " Un siècle et demi plus tard, l'Opéra Garnier n'en finit pas d'étonner le visiteur car son architecte de génie en avait pensé chaque recoin, capable de fondre en une subtile alchimie l'ensemble des arts par une succession de chocs architecturaux : sur la façade où les ors brillent, masques, festons et fonds mosaïqués enchevêtrent leurs reflets dans la polyphonie des marbres aux origines multiples ; la statuaire, extraordinaire, orne frontons, loggias et avant-corps et se dresse fièrement vers le ciel. Une fois à l'intérieur, l'escalier, spectacle théâtral à lui seul, est déjà un avant-goût de ce qui se déroulera plus tard, sur la scène. On éprouve la sensation d'être accueilli dans un temple de l'esprit, un décor baroque et un foisonnement de couleurs. C'est à une découverte exhaustive de l'Opéra que nous convie Gérard Fontaine pour découvrir sous tous ses angles le bâtiment rêvé et réalisé par Charles Garnier. Ce texte initiatique nous entraîne dans les dédales secrets et magnifiques vers la salle, la scène et le foyer de la danse où peintures et sculptures, témoins silencieux de milliers de représentations et d'aventures humaines, décorent les moindres recoins. Dans ce récit vivant et tonique, publié à l'occasion des 350 ans de l'Académie nationale de musique, où l'on retrouve également la pensée de Charles Garnier à travers des citations choisies, toutes les ?uvres, peintures et sculptures, sont inventoriées. Enfin la " palette Garnier " décrit techniques et matériaux choisis par l'architecte. Cette somme est accompagnée des superbes photographies de Jean-Pierre Delagarde qui a su restituer l'ambiance de ce lieu mythique, cette ?uvre d'art totale. Ce livre a reçu le Prix Bernier 2018, décerné par l'Académie des beaux-arts.
Avis aux enquêteurs en herbe ! À Paris, les responsables de grands monuments sont visés par un mystérieux personnage tout de rouge vêtu. Nouria, Julia et Gabin, le jeune trio d'enquêteurs férus de patrimoine, perceront-ils le mystère qui l'entoure ? Peut-être, mais ils auront besoin de ton aide ! Après leur aventure en Bretagne, c'est à Paris que se retrouvent les trois jeunes recrues au service des monuments nationaux. Alors que Julia, Nouria et Gabin commencent un projet de podcast, les responsables de plusieurs grands monuments de la capitale tombent mystérieusement malade... Leur point commun ? Ils ont tous aperçu une silhouette vêtue de rouge avant de s'évanouir. Il n'en faut pas plus aux intrépides compagnons pour se lancer dans une nouvelle enquête ! Cette aventure est bien plus qu'une simple fiction : elle s'inscrit pleinement dans la mission pédagogique du Centre des monuments nationaux. À travers cette enquête, les jeunes lecteurs sont invités à explorer le patrimoine sous un angle ludique et immersif, à percer les mystères de ces lieux chargés d'histoire et à en comprendre les enjeux de préservation et de transmission. Une manière originale et captivante d'éveiller la curiosité et d'encourager la découverte du patrimoine national.
Publié à l'occasion des 150 ans de la disparition de George Sand, cet ouvrage prolonge l'hommage rendu à une grande figure du patrimoine littéraire français. Il s'inscrit dans la continuité du beau livre de poche consacré l'an dernier au "Fantôme de l'Opéra", publié pour célébrer les 150 ans de l'Opéra Garnier. Cette nouvelle parution poursuit ainsi une collection qui associe anniversaires historiques et chefs-d'oeuvre intemporels. Publié en 1846, La Mare au diable est l'un des textes les plus emblématiques de George Sand. À travers l'histoire simple et profondément humaine de Germain le laboureur et de la jeune bergère Marie, Sand signe un vibrant hommage au monde paysan du Berry. Inspiré par une gravure de Holbein représentant un laboureur traqué par la Mort, le roman répond en contrepoint à cette vision sombre : Sand y célèbre, au contraire, la douceur de la nature, la dignité des humbles et la force discrète des sentiments sincères. Dans une prose attentive aux gestes du quotidien comme aux paysages ruraux, l'autrice compose un récit à la fois réaliste et poétique. La Mare au diable, c'est la promesse que l'amour vrai peut naître au détour d'un chemin, dans un sous-bois embrumé, ou près d'une mare dont les superstitions effraient les voyageurs.
Baguelin Isabelle ; Mercier Marianne ; Lavolé Mari
Mêlant des styles variés (jardin classique ou à l'anglaise, jardin médiéval ou paysager), ces jardins s'inscrivent souvent dans des ensembles patrimoniaux parmi lesquels figurent des châteaux à l'image du parc du château de Rosanbo à Lanvellec, ou encore des abbayes avec le jardin des simples de l'abbaye de Daoulas. Ils témoignent du lien étroit entre nature et culture dans le paysage breton. Grâce au climat océanique doux du littoral, certains jardins abritent des collections botaniques rares, souvent exotiques, comme le jardin exotique et botanique de Roscoff. Créé en 2004 par le ministère de la Culture, le label " jardin remarquable " récompense les parcs et jardins ouverts au public et dont les caractéristiques historiques, botaniques et esthétiques les rendent uniques. Attribué pour une durée de 5 ans renouvelables, ce label assure un entretien suivi et une qualité des lieux, tout au long de l'année pour les visiteurs. Ce guide répertorie tous les jardins labellisés de Bretagne.