Charles Thévenin 1816-1822. Correspondance des Directeurs de l'Académie de France à Rome
Macé De lépinay hélène ; Macé De lépinay françois
FATON
60,00 €
Epuisé
EAN :9782959274503
La correspondance de Charles Thévenin comme directeur de l'Académie de France à Rome de 1816 à 1822 constitue le troisième tome dans l'ordre chronologique des directeurs et le quatrième tome de la Correspondance des directeurs publiée sous les auspices de l'Académie de France à Rome et de la Société de l'Histoire de l'Art français. Charles Thévenin (1764-1838), élève de Vincent et premier prix de peinture en 1791, est un artiste un peu oublié : il se fit connaître en peignant les grands événements de la Révolution française et, tout en menant une belle carrière officielle au service de la gloire napoléonienne (ses oeuvres majeures sont conservées au musée Carnavalet et au château de Versailles), prêta fonction comme directeur de l'Académie de France à Rome sous le règne de Louis XVIII, en administrant l'établissement avec sagesse, bienveillance et habilité, et sachant se faire apprécier du pouvoir, de l'Institut et des pensionnaires qui demandèrent vainement la prolongation de son mandat. Homme secret, Charles Thévenin parle peu de lui mais ses lettres sont riches d'informations sur la tâche de directeur, à la fois gestionnaire tenu à la plus stricte rigueur administrative et budgétaire, mais tout aussi attentif au prestige et à l'efficacité de l'institution (c'est à lui que l'on doit, entre autres, la campagne de décoration de l'église de la Trinité des Monts, initiée sous son directorat). A travers les échanges sélectionnés et édités par les auteurs, Charles Thévenin apparait souvent comme un conseiller parfois paternel, notamment pour les pensionnaires encore jeunes et inexpérimentés, ce qui ne l'empêche pas de rester toujours vigilant sur l'activité, les progrès, les soucis ainsi que sur l'exigence et les obligations qui caractérisaient le séjour des "élèves" de l'Académie de France à Rome.
Nombre de pages
444
Date de parution
01/01/2024
Poids
1 250g
Largeur
217mm
Plus d'informations
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EAN
9782959274503
Auteur
Macé De lépinay hélène ; Macé De lépinay françois
Editeur
FATON
Largeur
217
Date de parution
20240101
Nombre de pages
444,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'église Sainte-Geneviève est construite durant la seconde moitié du XVIIIe siècle par l'architecte Jacques-Germain Soufflot pour abriter les reliques de la patronne de Paris. La Révolution française l'érige en panthéon afin de rendre hommage aux héros de la patrie. Alternativement lieu de culte religieux et temple laïc au XIXe siècle, le Panthéon conserve de cette période la grande fresque de la coupole exécutée par Gros et les quatre pendentifs supportant le dôme dus à Gérard, sans oublier le grand fronton de David d'Angers. L'édifice est définitivement consacré monument national, dédié aux grands hommes, après la guerre de 1870. En 1874, Philippe de Chennevières, directeur des Beaux-Arts, élabore un programme décoratif destiné à glorifier les grandes heures de la France catholique et monarchique. Jusqu'en 1889, les meilleurs artistes officiels s'y appliquent : Puvis de Chavannes célèbre sainte Geneviève, Cabanel Saint Louis, Lenepveu Jeannne d'Arc, Bonnat et Galland saint Denis, tandis que Blanc et Lévy saluent Clovis et Charlemagne. Avec l'avènement de la IIIe République, les allégories laïques et civiques prennent le pas sur les vies de saints. Les commandes de sculptures reflètent cette évolution. Les oeuvres de Marqueste, Gasq ou Injalbert honorent les martyrs révolutionnaires et les héros républicains, les monuments à Diderot et Rousseau louent les valeurs universelles des droits de l'homme et de la démocratie. Les groupes de Landowski et Bouchard, quand à eux, marquent le renouveau de la sculpture moderne au début du XXe siècle. Le Panthéon est bien le monument symbolique des bouleversements idéologiques de la France contemporaine comme de la politique artistique de la République jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
C'est en traversant les grands événements du dernier siècle quele père François de Gaulle a pu vivre sa vocation demissionnaire. Né en 1922, ce neveu du général de Gaulleéprouve très tôt le désir d'annoncer la Bonne Nouvelle par de-là les frontières. Il rejoint la Société des missionnairesd'Afrique - les Pères Blancs - en 1940 et entre au séminaire enTunisie. Ses études y sont interrompues par la guerre qui leconduira à participer aux combats en Italie, en France et enAllemagne. C'est l'occasion pour le jeune homme d'êtreconfronté à la souffrance et au courage, à la mort et à l'espoir,au coeur d'une histoire qui souvent le dépasse. C'est l'occasionaussi de croiser le destin du général de Gaulle, dontl'attachement à la famille et la foi catholique sontparticulièrement marqués. En 1950, François de Gaulledécouvre le pays mossi, en Haute Volta (actuel Burkina Faso),où il passera quarante-cinq années. Il témoigne avecsympathie, voire émerveillement, de l'émergence d'unchristianisme africain, d'une Eglise nouvelle. C'est tout le sensd'une vie donnée à Dieu et aux autres qui se dévoile ici. Celivre a été écrit à partir d'entretiens entre le père François deGaulle et Victor Macé de Lépinay, qui collabore à plusieursémissions sur France Culture.
183 illustrations en couleur et en noir et blanc Saint-Martial de Limoges Millénaire de l'abbatiale romane (1018-2018) sous la direction d'Eliane Vergnolle
« Notes sur le massif occidental de Saint-Denis », par Jacques MoulinLe massif occidental de l'abbatiale Saint-Denis est un ouvrage suffisamment important dans les débuts de l'architecture et de la sculpture gothiques pour qu'il fasse l'objet d'une remise en question permanente des idées reçues. Grâce aux travaux effectués de 2012 à 2017, la façade et son décor sculpté ont pu bénéficier d'un examen rapproché. Cette observation a permis de tenter une critique d'authenticité des parements et de retrouver plusieurs dispositions qui avaient été oubliées, mais voulues par l'abbé Suger. Après une présentation de ces découvertes, qui concernent autant le bâtiment lui-même que les inscriptions qui l'accompagnaient, les ventaux des portes et les nombreux spolia que Suger mit en avant pour accompagner et justifier son ?uvre, le massif occidental de l'abbatiale a été examiné dans son développement historique complexe, depuis l'achèvement du chantier à la fin du XIIe siècle jusqu'aux travaux de restauration les plus récents.La démarche a été poursuivie à l'intérieur même du bâtiment et a conduit à une interprétation nouvelle du chantier. Ainsi, la première construction de Suger à Saint-Denis n'apparaît plus comme une avant-nef autonome, comme il a longtemps été armé, mais comme un projet avorté de reconstruction complète de l'église, et en particulier de sa nef carolingienne. En dépit des précautions prises par l'abbé, le projet en cours de réalisation fut remis en question par la communauté, et il dut être modifié. Ses deux premières travées furent alors transformées en une sorte d'avant-nef, qui ne prit sa forme actuelle qu'au début du XIXe siècle. Parmi d'autres précisions, il semble nécessaire de faire remonter vers 1128-1130 la date du démarrage du chantier. De même, il convient d'apprécier d'un ?il nouveau les travaux effectués par l'architecte François Debret au début du XIXe siècle, car ils établirent les premières méthodes de restauration raisonnée des Monuments historiques et furent beaucoup plus respectueux que ceux commandés par les moines quelques décennies auparavant. Enfin, la redécouverte des pierres et relevés détaillés de l'ancien clocher nord remet au jour une des architectures les plus ambitieuses de la fin du XIIe siècle, où l'emploi savant du métal relayait une technique de taille de pierre ayant atteint un niveau de performance jusqu'alors insoupçonné. « Saint-Denis : la verrière de Saint Louis reconstituée », par Thomas ClouetUne série de dix panneaux de vitraux ornementaux, aujourd'hui dispersée entre Paris, Londres et New York, forme l'un des témoignages les plus aboutis de l'art du vitrail au début du XIVe siècle dans les environs de Paris. Ces panneaux sont caractérisés techniquement par l'usage de jaune d'argent et formellement par la présence de figures grotesques et de petites fleurs de lys disséminées dans leur décor de rinceaux. Une étude historique et dimensionnelle permet de les attribuer à la verrière de la chapelle Saint-Louis du chevet de la basilique Saint-Denis, construite en 1299-1302, ce qui fait d'eux le plus ancien exemple connu d'utilisation de jaune d'argent. Parallèlement, la mise à l'échelle et l'insertion des huit scènes figurées, connues grâce à la description de Peiresc et aux gravures de Bernard de Montfaucon dans ses Monuments de la Monarchie française, permettent de compléter la reconstitution de la verrière, qui fut conçue comme la composante principale du riche décor de la chapelle.