Le socialisme sans le progrès. The Root is Man (1946)
MacDonald Dwight ; Izoard Célia
LENTEUR
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EAN :9782952778077
Dans cet essai, paru pour la première fois dans la revue Politics en 1946, Macdonald esquisse un bilan sans concession du projet marxiste d'émancipation, et plus généralement des idées révolutionnaires du XIXe siècle, au sortir des deux Guerres mondiales: que reste-t-il du socialisme, et même de la démocratie, après trente ans de guerre industrielle, de dictatures totalitaires, de centralisation étatique? Peut-on encore croire que la science fasse progresser l'homme, après l'invention des gaz de combat, des camps d'extermination et de la bombe atomique? Le diagnostic de Macdonald tranche avec l'atmosphère optimiste d'après guerre, alimentée par la victoire des Alliés sur le IIIe Reich, par l'euphorie qui gagne une partie de la gauche du fait du prestige acquis par l'URSS, et les succès électoraux de la social-démocratie à l'Ouest. Sur l'obsolescence du clivage droite-gauche, sur l'impérialisme de la méthode scientifique et de la technique moderne, sur la prolifération du phénomène bureaucratique au sein même du capitalisme dit libéral, cet auteur est d'une clairvoyance exemplaire.
Nombre de pages
212
Date de parution
20/10/2011
Poids
300g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782952778077
Titre
Le socialisme sans le progrès. The Root is Man (1946)
ISBN
2952778078
Auteur
MacDonald Dwight ; Izoard Célia
Editeur
LENTEUR
Largeur
140
Poids
300
Date de parution
20111020
Nombre de pages
212,00 €
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C'est en 1946 que Dwight Macdonald (1906-1982) a publié ce texte, sous le titre The root is man. Ayant abandonné le trotskysme quelques années auparavant, Dwight Macdonald a adopté une perspective socialiste libertaire et remet en cause la prédiction marxiste en se fondant sur les grandes tendances des sociétés contemporaines, et en particulier la progression de ce qu'il appelle le collectivisme bureaucratique. D'une part, il rejette la croyance fondamentale de Marx dans une tendance progressiste à l'oeuvre dans l'Histoire. Après les massacres industriels de la Deuxième Guerre mondiale, après Hiroshima et Nagasaki, il ne croit pas que la technique soit porteuse du progrès humain. Même si Marx et Engels entrevoient l'alternative "socialisme ou barbarie" , ils ne s'attachent pas suffisamment, à son sens, à l'éventualité du deuxième terme. D'autre part, il considère que Marx n'a pas clairement mis en évidence, tout particulièrement dans son action politique, les principes moraux susceptibles de guider l'édification de la société communiste. Car si la connaissance scientifique permet aux hommes de réaliser leurs objectifs de la façon la plus rationnelle possible, elle ne dit rien sur ce que doivent être ces objectifs.
L'ordre social comme la guerre sont des processus impersonnels qui s'enclenchent automatiquement. Si quelques individus se rebellent contre le rôle qui leur est assigné, ils seront remplacés par d'autres, plus dociles, avec pour seul résultat d'être mis à l'écart sans qu'au fond rien ne change. Les marxistes affirment qu'il doit en être ainsi jusqu'à la révolution - qui n'a jamais paru aussi éloignée. Alors, que peut faire un homme aujourd'hui ? Comment peut-il échapper à sa condition au sein d'un système aussi terrifiant ? Tout simplement en refusant de jouer le jeu". "Nous devons briser l'Etat avant qu'il ne nous brise. Celui qui veut préserver sa conscience - et sa peau par la même occasion - ferait bien de s'autoriser des "pensées dangereuses" comme le sabotage, la résistance, la révolte et la fraternité. La démarche intellectuelle qu'on nomme "esprit négatif" est un bon point de départ". Politics,1945
Une piste vieille de deux ans, pas d'indices, de vagues soupçons, voilà tout ce que j'avais pour retrouver l'assassin d'un vieillard mourant. Les traces effacées d'un pneu de gros-cube allaient me conduire de Floride en Californie et dans l'Iowa, du monde des motards à ceux du cinéma et des ballons à air chaud, de violence en violence, avant de me ramener à mon bateau pour le feu d'artifice final".
This international history of the art of comics includes classics from Richard F. Outcault in 1896 all the way to the turn of our century, with masters such as Chris Ware. Populated by meta-humans, hybrids, and superheroes, these works of art present parallel worlds that continue to fascinate generations. A critical reference, this book spans all styles and is a celebration of the motley crew of characters who have accompanied fans from their fi rst forays into reading, through adolescence, and on into adulthood - spandex-wrapped heroes with impossible muscles, hard-boiled detectives in fedoras, emancipated vamps, space-opera acrobats in chain-mail underpants, postmodern zombies, cute puppies, and underground freaks. Featuring significant American and European artists, this wide-ranging retrospective decodes the symbolism and artistry of a richly creative form of storytelling.
On nous dit : « votre critique du numérique est (globalement, partiellement ou entièrement) juste, mais il faut tenir compte de la situation politique grave. Nous ne pouvons pas déserter un terrain, celui des réseaux sociaux et d'Internet, où l'extrême-droite est à l'offensive, où elle tend à devenir hégémonique. Il faut être présent et contre-attaquer. » Non : les extrême-droites ne reculeront pas sans que le monde change, sans que les sociétés (re)prennent une autre texture , les discours de haine, d'intolérance, d'appels à la violence et aux guerres civiles ne seront pas refoulés sans que crève la bulle numérique qui enferme de plus en plus d'humains. Prétendre combattre ces phénomènes identitaires sur le terrain des formats courts, des clashes en ligne et des vidéos à adrénaline, est une illusion, et peut même aggraver la situation d'éclatement de la société que nous connaissons.
La revue L'Inventaire publie son numéro annuel et sa seizième livraison ? toujours et uniquement imprimée, toujours pour ceux qui rejettent l'injustice sociale et la soumission, la vie mutilée et l'insignifiance, l'irresponsabilité et la laideur que produit la civilisation industrielle avancée. Et parmi eux, à ceux qui n'ont pas renoncé à la discussion argumentée et l'examen critique. Au menu, notamment : relativiser la part du progrès médical dans l'allongement de l'espérance de vie , raconter et penser une maternité contre la tentation nihiliste, ou un féminisme qui refuse la dépossession , penser l'inscription de la politique d'extermination nazie dans la modernité industrielle.
Il y a un malentendu fondamental autour du mot « écologie » et ce livre entend le lever. Il montre que, dès le départ, deux courants politiques différents portent ce nom alors que leurs projets sont incompatibles : d'un côté, une écologie technocratique, visant au pilotage du « vaisseau spatial Terre » par plus de science, de mesures, de bureaucratie et de calcul , de l'autre, une écologie technocritique, issue de la contre-culture pacifiste et libertaire des années 1960-70, et qui se dresse contre l'impérialisme de la science et de la gestion dans le monde moderne. Dans une enquête historique passionnante, Thomas Jodarewski démêle les fils de cette pelote idéologique, et démasque au passage quelques faux amis de l'écologie contestataire (c'est-à-dire anti-industrielle) : James Lovelock, René Dumont, Edgar Morin, mais aussi plus récemment Bruno Latour, Philippe Descola et leurs bruyants disciples.
En se donnant pour but de populariser certaines analyses, réflexions et recherches sur le monde moderne, Notes & Morceaux choisis ne cherche pas à élaborer une idéologie ou une théorie critique nouvelle, moins encore à faire de la vulgarisation, mais plutôt à « comprendre dans quelle sorte de monde nous vivons » (George Orwell). Nous voulons ouvrir le débat en l'ouvrant à l'histoire et à l'analyse du rôle des sciences et des techniques.