Deux femmes dialoguent. La première est la fille du général De Witte, un dignitaire bourgeois mais désargenté, qui a gardé ses manières mondaines malgré la banqueroute familiale. Elle est francophone et pince ostensiblement son français ; elle a fait des études, voyagé et vécu à l'étranger où elle s'est mariée deux fois. La seconde, d'une grande simplicité, est flamande, attachée à son terroir rural et à Théophile, son mari. Faussement naïve, elle possède la vivacité et la générosité des gens simples. Tout les sépare et elles ne se seraient jamais côtoyées si leurs enfants respectifs n'avaient pas décidé de se marier. Convoquées par leur petit-fils, les deux femmes rejouent l'échange lors de leur rencontre en 1960, à Linden. Au-delà des deux vies racontées, se dessine, entre les lignes, toute une histoire nationale. Loin de Linden est suivi de la pièce Adèle, dans laquelle une jeune femme s'interroge sur sa vie, sa liberté et ses projets d'avenir.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
280
Date de parution
17/11/2023
Poids
188g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782875685919
Titre
Loin de Linden suivi de Adèle
Auteur
Mabardi Veronika
Editeur
ESPACE NORD
Largeur
120
Poids
188
Date de parution
20231117
Nombre de pages
280,00 €
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Il est tard. Il fait noir et la neige continue à tomber. Julie ferme les rideaux et monte se coucher. C'est alors que quelqu'un sonne à la porte. Julie se dépêche d'ouvrir : quand on vous dérange si tard, d'habitude, c'est pour annoncer une mauvaise nouvelle. Mais ce n'est pas une mauvaise nouvelle. C'est Paul, l'instituteur. Il est tout essoufflé. Il dit : - Laisse-moi entrer, Julie, j'ai une idée formidable. "
Comme point de départ au texte, il y a un point de bascule, situé en 1997, lorsque Shin Do Mabardi meurt brutalement, dans un accident de voiture. Il laissait son travail de céramiste, ses dessins, une pile de carnets et, dans la mémoire de ceux qui l'ont connu, une impressionnante douceur et beaucoup de silence. Veronika Mabardi se place à l'endroit de ce silence pour suivre les traces qu'il a laissées, comme on suit une piste. Elle délie les souvenirs d'enfance, dans le tourbillon des années 70, les éblouissements de l'adolescence au creux des années Tatcher, la connivence et le lien entre une soeur et un frère désorientés. Elle dresse la cartographie de cette rencontre improbable, au sein d'une famille métisse. Elle remonte le chemin vers la fratrie, les jeux, les solidarités de l'enfance. Les liens indéfectibles avec les amis. Les premiers choix et les premiers doutes. Les parents, leurs valeurs, leurs combats, leur amour maladroit. Les assignations d'identité, les dénis, les injonctions à saisir sa chance, à se comporter normalement. Et le mal-être qui s'installe dans la vie de ce frère qui a ébranlé ses certitudes. Qu'est ce qui n'a pas été dit, pas même pensé ? Au moment de la mort, le frère et la soeur avaient pour projet un livre : un conte qui montrait un enfant tapi dans l'ombre d'un monde secret. Les prémisses d'une histoire qui pourrait jeter les bases de celle-ci, l'histoire d'un enfant qui grandit dans un monde qui lui échappe. Sauvage est celui qui se sauve est le livre qui n'aurait jamais dû être écrit. Il rend hommage à cet homme, ce frère, artiste en devenir, champion de la disparition, qui dansait sur les limites. Sauvage est celui qui se sauve est certainement le livre le plus intime de Veronika Mabardi. Après Les Cerfs et Peau de louve, elle nous offre une plongée dans son histoire familiale, dans l'intimité d'une fratrie plurielle.
Tout au long des 32 tableaux qui composent ce recueil, François Emmanuel évoque la figure maternelle dans ce qu'elle représente de plus sacré et de plus fragile: celle de chacun - sans laquelle nous ne serions pas et dont la perte nous confronte à notre propre finitude - et celle d'un seul, lui, le fils, qui assiste à l'agonie de celle qui l'a porté. Jouant, dès le titre, sur l'image de la Piéta, François Emmanuel renverse les rôles et accomplit à son tour le portement de sa mère, à la seule force de l'écriture et de la parole du souvenir.
Alors que l'hiver approche, tout le village de Marselane attend l'arrivée des saltimbanques pour la traditionnelle fête de la Saint-Luc. Sadim, le montreur d'ours, arrive quelques jours avant l'ouverture de la fête et meurt en pleine représentation. La rumeur circule que les villageois de Marselane l'ont tué. De cette méprise va découler une terrible malédiction que les forains vont prononcer à l'encontre des habitants de Marselane. Les villageois, privés de la fête qui clôture la belle saison, envoient alors deux émissaires pour parlementer avec le prévôt des forains. Alban et Lauric partent pour un périple chargé d'aventures, d'amour et de morts. Les romans d'André-Marcel Adamek (1946-2011) ont remporté de nombreux prix et ont été largement traduits : Le Fusil à pétales (prix Rossel, 1974), Un imbécile au soleil (prix Jean Macé, 1984), Le Maître des jardins noirs, Le Plus Grand Sous-Marin du monde (Prix du Parlement de la Communauté franc¸aise, 2000), Retour au village d'hiver et La Fête interdite. La Grande Nuit a remporté le Prix des Lycéens en 2005.
A sa sortie du couvent, Carine se voit confrontée, au cours de ses noces avec Frédéric, à la réalité du monde des adultes, au règne de la chair, de la concupiscence et du mensonge. Mais Crommelynck déjoue toutes nos attentes car Carine n'est pas victime des "infortunes de la vertu", comme la Justine du Marquis de Sade, mais de sa propre passion. Elle est folle de son âme. Logicien implacable, Crommelynck explore, dans Carine comme dans ses autres pièces, les abysses de la condition humaine, inventant une dramaturgie qui annonce celle du nouveau théâtre.