Sous le titre L'incessante origine sont réunis les textes que Luzi publia entre 1965 et 1971 : Dujond des campagnes, Dans le magma, Sur d'invisibles fondements. Cette saison d'une oeuvre développée durant plus de cinquante années dans les domaines de la poésie, de la critique et de l'essai, voit l'apparition d'un thème central : la métamorphose du vivant. La quête y est éperdue d'un sens et d'une continuité sous les aspects convulsifs du présent : exigence humaniste que fracturent les névroses contemporaines. Le poète semble s'y effacer devant le discours historique et naturel, devenant scribe du magma et du marasme, acharné à poursuivre - scindée en tant de voix divergentes - la voix qui le guide, une des plus hautes de la poésie contemporaine.
Date de parution
08/01/1992
Poids
348g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782080647825
Titre
L'INCESSANTE ORIGINE
Auteur
LUZI MARIO
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
348
Date de parution
19920108
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ce volume reprend les six premiers recueils de poèmes publiés par Mario Luzi (1914-2005), de La Barque (1935) à Honneur du vrai (1957), dans la version définitive que l'auteur en a donnée en 1960. C'est par la volonté du poète que ces six livres forment un tout, qui correspond à la première période de son oeuvre : celle qui a fait de lui le chef de file de la génération de poètes nés autour de 1914 et qui ont assuré la relève de la génération d'Ungaretti et de Montale. On peut suivre ici l'itinéraire d'un jeune poète né dans un milieu rural encore traditionnel, en Toscane, dans une campagne demeurée pratiquement inchangée depuis Virgile, élevé sous le signe d'une foi religieuse représentée par la figure familière et bienveillante de la mère. À cet univers "idyllique" de La Barque succèdent rapidement des poèmes plus âpres, plus sombres, où se lisent les années de fascisme, l'angoisse de la guerre, une crise existentielle violente qui vient ébranler la confiance dans les cadres religieux. Pour restaurer sans naïveté une forme d'harmonie avec le monde, Mario Luzi s'engage alors sur une voie qui l'éloigne de la relative obscurité de certains de ses textes des années 40 pour l'amener à une poésie plus simple, de forme plus ouverte, soucieuse avant tout de trouver le ton juste pour dire la noblesse des humbles, la beauté des gestes quotidiens et, selon le mot de Rilke dont il est souvent si proche, pour "apprendre à voir", avec pour modèle l'art des peintres siennois du Moyen Âge.