Les fleurs artificielles. CRÉATION, IMITATION ET LOGIQUE DE DOMINATION
Lucken Michael
INALCO PRESSES
21,00 €
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EAN :9782858312702
L'image de Japonais imitateurs possède une longue histoire : en Europe, elle émerge au XVIIIe et a connu jusqu'à récemment différentes phases caractéristiques. Bien que liée à la modernisation, cette histoire n'éclaire pas uniquement la rencontre du Japon avec la culture européenne, elle est aussi le miroir des conceptions de l'art en Occident où des contre-modèles étaient nécessaires afin de soutenir l'idée que la création est la valeur suprême. La première partie de ce livre a pour objectif de montrer, à travers les discours sur le Japon, comment et pourquoi à l'époque moderne la question esthétique de l'imitation est au c'ur des rapports de domination symbolique entre les cultures et, plus largement, entre les hommes.Les Japonais n'ont pas été passifs face à cette situation. Ils ont assimilé et réemployé ce discours, vis-à-vis de la Chine notamment, et essayé d'y réagir, que ce soit par le déni, la réactivation de savoir-faire locaux ou l'invocation d'un esprit national. Toutefois, bien qu'ils aient rejeté la plupart des dispositifs uniquement mimétiques, ils n'ont pas accepté une attitude purement subjective vis-à-vis de la création, ce qui se manifeste par un goût pour tout ce qui, de la matière, ne peut être sublimé, comme la terre ou les os.L'analyse d??uvres majeures du Japon moderne et contemporain comme Vivre de Kurosawa Akira et Le Voyage de Chihiro de Miyazaki Hayao a pour but de montrer, comment de grands artistes japonais du xxe siècle ont fait travailler ensemble les notions de création et d'imitation, et comment ces approches alternatives, qui s'opposent à une vision héroïque et désocialisante de l'auteur, permettent d'assumer, autant que possible, la mort dans la vie. Michael Lucken est historien de l'art et japonologue. Il est professeur des universités à l'Inalco, département des études japonaises.
Nombre de pages
278
Date de parution
25/05/2016
Poids
484g
Largeur
160mm
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EAN
9782858312702
Titre
Les fleurs artificielles. CRÉATION, IMITATION ET LOGIQUE DE DOMINATION
Auteur
Lucken Michael
Editeur
INALCO PRESSES
Largeur
160
Poids
484
Date de parution
20160525
Nombre de pages
278,00 €
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4e de couverture : «Japon grec. Accolés, ces deux mots suscitent un sentiment d'étrangeté, une impression de chimère. Moitié Apollon, moitié samouraï, moitié Vénus, moitié geisha, dans un décor qui serait à la fois blanc et bleu comme les Cyclades, vert profond et rouge cinabre comme les sanctuaires shinto. Comment deux pays aussi distants peuvent-ils être rapprochés pour former une image cohérente ?» L'ouvrage de Michael Lucken permet de suivre la pénétration diffuse de la culture grecque classique dans les arcanes de la littérature, de la philosophie, de l'architecture et des arts japonais contemporains. Entre la fin du XIXE siècle et 1945, le Japon s'est pris d'une véritable passion pour la Grèce antique. La sculpture bouddhique est revisitée à la lumière du corps grec, le théâtre nô est rapproché de la tragédie et l'architecture des banques réinterprète le temple classique ! Aujourd'hui encore, bien des mangas et des dessins animés s'inspirent des dieux et héros de l'Antiquité. La façon dont le Japon - qui n'a jamais eu de contact direct avec la Grèce antique - a intégré cet héritage fournit un formidable modèle pour penser le grand problème de l'appropriation des cultures.
Michael Lucken: Spécialiste du Japon moderne, il a publié de nombreuses études sur les monuments, la photographie de reportage ou les arts au cours de la période 1937-1952. II est notamment l'auteur de Grenades et amertume. Les peintres japonais à l'épreuve de la guerre (2005), Le Japon après la guerre (2007) et 1945 Hiroshima: les images sources (2008).
Au coeur du XXe siècle, le Japon engagea toutes ses forces dans une guerre qui se termina par les deux seuls bombardements atomiques de l'histoire. Les peintres - à commencer par Léonard Foujita (Fujita Tsuguji) - furent appelés par le pouvoir à s'y investir, pour souder le peuple autour de valeurs morales et diffuser la propagande officielle. Cette guerre n'a donc pas été uniquement une affaire militaire ou économique, elle fut aussi une "guerre culturelle", portée par l'élan positif d'une grande partie de la société et alimentée par un besoin d'être reconnu à sa juste valeur par l'Occident. Comment la société japonaise s'est-elle agrégée autour duprojet militariste? Quelles ont été les pressions exercées sur elle? Quels ont été ses héros, ses symboles, mais aussi ses hésitations et ses marges de liberté? En tentant de répondre à ces questions, Grenades et amertume apporte sa contribution au débat récurrent sur la spécificité du nationalisme et du totalitarisme japonais. Mais la guerre ne s'arrête pas en 1945. L'implication de l'armée américaine dans la démocratisation des arts, comme la difficileexpérience de la défaite par les artistes, font de la période d'occupation un moment crucial. Le Japon s'est alors posé la question du sens à donner à cette guerre, et a défini les polarités d'un "après-guerre" dont il n'est pas nécessairement sorti. Biographie de l'auteur Michael Lucken, né en 1969, est historien de l'art et japonologue. Maître de conférences à l'Institut National des Langues et Civilisations Orientales ("Langues'O"), il est l'auteur de L'Art du Japon au vingtième siècle: pensée, formes, résistances (Hermann, 2001).
Cet ouvrage répertorie et analyse les centaines de photographies prises en août 1945, le jour et aux lendemains des deux bombardements atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Il resitue le contexte dans lequel les clichés ont été pris. Il retrace la vie de leurs auteurs japonais ou américains, et montre, enfin, comment ces images sources ont été relayées et réinvesties dans la culture. Livre d'histoire et de réflexion sur le statut historiographique de l'image, 1945 - Hiroshima est aussi un acte d'engagement pour une intelligence des faits et des différentes manières dont ils sont reproduits.
Moses Maimonides' Guide of the Perplexed has certainly been the most influential Jewish philosophical and theological text-from the time of its composition until today. Written around 1190 in Judeo-Arabic, the Guide was soon translated into Hebrew twice, by Samuel Ibn Tibbon and by Yehuda Al-?arizi. This issue of YOD deals with less known translations of the Guide, that have been composed by Christian and Jewish authors in Latin, Spanish, Italian, Hebrew, between the 13th and the 17th centuries. These versions testify to the long-lasting vitality of the Guide in different cultures and times. Moses Maimonides' Guide of the Perplexed has certainly been the most influential Jewish philosophical and theological text-from the time of its composition until today. Written around 1190 in Judeo-Arabic, the Guide was soon translated into Hebrew twice, by Samuel Ibn Tibbon and by Yehuda Al-?arizi. This issue of YOD deals with less known translations of the Guide, that have been composed by Christian and Jewish authors in Latin, Spanish, Italian, Hebrew, between the 13th and the 17th centuries. These versions testify to the long-lasting vitality of the Guide in different cultures and times.
La Bible est (presque) toujours lue en traduction. C'est même parce qu'elle est traduite qu'elle peut se transmettre et nourrir l'imaginaire des lecteurs et lectrices. Mais dans les faits, personne n'a lu la même version du texte. Claire Placial rappelle ainsi que la Bible n'existe pas : il n'y a que des Bibles. D'une édition à l'autre, d'une traduction à l'autre, non seulement le texte change, mais aussi sa disposition (en prose, en vers libres, en vers réguliers), révélant une pluralité de lectures qui en fait toute la richesse. Aboutissement de 15 ans de recherche et d'enseignement en littérature comparée, cet ouvrage s'appuie sur l'étude du cas de la Bible pour renouveler notre regard sur tous les textes littéraires en traduction. De la lecture solitaire à l'étude en classe, l'autrice revendique que nous gagnons à lire des textes traduits, car ils portent en eux à la fois le texte d'origine, et la lecture qu'en a faite le traducteur ou la traductrice. L'étude des traductions est ainsi une école de la lecture qui nous ouvre à la littérature mondiale.
Peut-on rompre complètement avec son pays, sa culture, sa famille ? Si les évènements géopolitiques entrainent parfois des ruptures profondes dans la vie des individus, ce numéro nous montre que le lien n'est jamais complètement rompu. Dans le contexte de l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février 2022, de jeunes chercheurs et chercheuses ont choisi d'interroger la notion de "rupture" , particulièrement éclairante pour comprendre les sociétés d'Europe centrale et orientale, où une même génération a parfois connu différents régimes politiques, frontières, nationalités, langues et identités. N'y a-t-il pas toujours une forme de continuité entre ce qui "était" et ce qui "sera" ? Les travaux réunis ici explorent les transformations des Etats, des sociétés, des identités, des pratiques culturelles et des imaginaires à l'épreuve de la rupture. Ils mettent en lumière des formes de résistance et d'héritage, souvent invisibles, qui persistent et continuent de façonner les sociétés. Ce numéro, issu des Doctoriales de l'Europe médiane de l'espace (post-)soviétique, nous invite à repenser la relation complexe entre changement et permanence, choc et mémoire, effondrement et héritage, à l'heure où le monde semble, à nouveau, se redéfinir.
À travers la traduction, le yiddish révèle son rôle singulier : langue-carrefour pourvue d'une étonnante vitalité et d'ambitions sans cesse renouvelées. Le yiddish a été, durant toute son histoire, dans une position d'intenses échanges avec d'autres langues, au sein même du monde juif (diglossie fondatrice avec l'hébreu), mais aussi avec les langues d'Europe orientale (ukrainien, polonais, russe, allemand?), puis des pays d'émigration. Pour cette raison, la traduction est un lieu d'observation privilégié des problématiques sociales et politiques, des ambitions culturelles et esthétiques, qui ont modelé cette langue longtemps minorée au long des deux derniers siècles. Le yiddish n'a cessé d'être questionné, travaillé, redéfini par la traduction. Son image s'en est trouvé modifiée aux yeux de ses locuteurs comme à ceux du monde. Dans ce numéro spécial, nous proposons, à travers analyses générales et études de cas, une exploration des évolutions du yiddish dans et par la traduction, depuis le folklore jusqu'aux communautés hassidiques contemporaines.