
Marx Narodnik. Les populistes russes, le communisme et l'avenir de la révolution
Le marxisme dominant s'est bâti sur un oubli : celui de la rencontre de Marx avec les narodniki, ces populistes russes défenseurs de la commune rurale et de la paysannerie. Ce livre nous raconte cet épisode peu exploré et pourtant si riche d'enseignements, hier comme aujourd'hui. Au contact des narodniki, Marx abandonne l'eurocentrisme et l'idéologie du progrès qui imprégnaient sa philosophie. Il voit alors dans les traditions communales agraires le terreau d'un socialisme propre à la Russie. Ce tournant dans sa pensée ouvre à de nouvelles perspectives qui méritent d'être méditées. D'une part, le développement technique et économique ne doit plus être considéré comme la voie royale vers l'émancipation du genre humain. D'autre part, l'invention d'un monde nouveau impliquera de régénérer certains éléments révolutionnaires issus du passé. C'est bel et bien un autre Marx que ce livre révèle, dont la pensée pourrait inspirer un socialisme du XXIe siècle réactualisant le mot d'ordre : " Terre et liberté! "
| Nombre de pages | 118 |
|---|---|
| Date de parution | 05/09/2025 |
| Poids | 300g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782373091731 |
|---|---|
| Titre | Marx narodnik. Les populistes russes, le communisme et l’avenir de la révolution |
| Auteur | Löwy Michael ; Guillibert Paul |
| Editeur | ECHAPPEE |
| Largeur | 140 |
| Poids | 300 |
| Date de parution | 20250905 |
| Nombre de pages | 118,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La cage d’acier. Max Weber et le marxisme wébérien - Suivi de Maw Weber et l'anthropologie et Max We
Löwy MichaelOn oppose souvent Max Weber (1864-1920) à son aîné Karl Marx (1818-1883), qui ont tous deux marqué durablement et diversement la culture allemande du I9' siècle. Si tous deux sont critiques à l'égard de la société, seul Marx propose de la transformer quand Weber s'attache à la comprendre, en fondant une sociologie dite compréhensive. Il ne fait pas de doute que l'on retrouve cette double influence imbriquée dans les oeuvres d'Ernst Bloch, de Walter Benjamin ou d'Erich Fromm, mais aussi chez les auteurs de l'Ecole de Francfort ou chez des penseurs aussi divers que Georg Lukács et Maurice Merleau-Ponty. Certes, Weber était un penseur libéral, hostile au communisme. Mais c'était aussi, comme le rappelle Michael Löwy, un analyste très critique du capitalisme et de sa course effrénée au profit. Ce qu'il appelle la cage d'acier n'est autre que la civilisation capitaliste, fondée sur le calcul égoiste et la toute-puissance des marchés, qui enferme l'humanité dans un système implacable. Reprenant le fil de cette riche postérité, Michael Löwy montre à quel point est encore actuel ce courant critique du marxisme wébérien dans un monde désormais globalisé, qui ne peut être transformé qu'en le comprenant. Ce livre, paru aux éditions Stock en 2013, reparaît dans L'éclat/poche, enrichi de deux essais de Michael Löwy et Eleni Varikas sur "Weber et l'anarchisme", et "MaxWeber et l'anthropologie".EN STOCKCOMMANDER12,00 € -

Franz Kafka rêveur insoumis
Löwy MichaelCe livre n'est pas un essai de plus sur Kafka. La passionnante lecture proposée par Michael Löwy ne manquera pas de susciter des controverses, tant elle se dissocie du canon habituel de la critique littéraire concernant cet auteur. Car il s'agit ici de trouver le fil rouge permettant de relier, dans la vie et l'?uvre de Franz Kafka, la révolte contre le père, la religion de la liberté d'inspiration juive hétérodoxe et la protestation contre le pouvoir meurtrier des appareils bureaucratiques. A partir de données biographiques souvent négligées, tels les rapports de l'écrivain pragois avec les milieux anarchistes., et d'une étude des trois grands romans inachevés ainsi que des nouvelles les plus importantes, éclairée par des fragments, des paraboles, des éléments de la correspondance et du journal de Kafka, Michael Llöwy met en évidence la dimension profondément antiautoritaire et subtilement libertaire de cette ?uvreÉPUISÉVOIR PRODUIT28,05 € -

La cage d'acier. Max Weber et le marxisme wébérien
Löwy MichaelExtrait de l'introduction Cela fait quelques dizaines d'années que je m'intéresse à Max Weber et que je rumine des réflexions sur son oeuvre. Mon premier essai de «wébérologie», écrit en 1969, était une discussion méthodologique de son maître livre L'Éthique protestante et l'Esprit du capitalisme, visant à démontrer que les critiques qu'il portait au matérialisme historique n'étaient pas justifiées. Une démonstration somme toute classique, même si mes arguments étaient (relativement) nouveaux. Le plus intéressant, à mes yeux, dans ce premier essai, était l'appréhension du concept wébérien d'«affinité élective». Quelques années plus tard, alors que je rédigeais ma thèse de doctorat sur Lukacs, j'ai découvert l'existence du «cercle Max Weber de Heidelberg», qui réunissait tous les dimanches de nombreux sociologues chez Max et Marianne Weber. Ce qui m'a conduit à nuancer mon approche et, d'une certaine façon, a également orienté mon parcours. Quelques passages de mon livre ayant suscité l'intérêt de Jean Séguy, chercheur du Groupe de sociologie des religions, ce dernier m'a invité à venir exposer devant son équipe la curieuse histoire de ce cercle, aux réunions duquel participaient notamment deux jeunes juifs de culture allemande: György Lukács et Ernst Bloch. Au fond, c'est grâce à ce détour par Weber que je suis «entré en religion», c'est-à-dire devenu sociologue des religions. Dans les années 1980, j'ai retrouvé Weber, cette fois sous l'angle de la sociologie de la connaissance. Je m'intéressais à sa conception de l'objectivité dans les sciences sociales, qui combine un aspect historiciste - l'importance des valeurs pour la connaissance - et un aspect plus discutable, mis en avant par les lectures positivistes de son oeuvre: la proposition d'une science Wertfrei (libre de jugements de valeur). Par la suite, le concept d'«affinité élective» est devenu le principal outil d'analyse de mon livre sur la culture juive d'Europe centrale. Il m'a, en effet, permis de rendre compte des «correspondances» ou des analogies structurelles entre messianisme juif et utopie libertaire dans l'oeuvre de penseurs juifs de culture allemande comme Martin Buber, Gustav Landauer, Walter Benjamin ou Ernst Bloch. Outre les références à Weber dans mes livres, j'ai consacré, surtout au cours de ces dernières années, plusieurs essais à son oeuvre, à son rapport à Marx et à ce que j'appelle, à la suite de Merleau-Ponty, le «marxisme wébérien». On en retrouve certains développements, largement réécrits et reformulés, dans ce volume, dont le fil conducteur, ainsi que l'indique le titre, est la civilisation capitaliste comme «cage d'acier». Une précision sur ce terme s'impose: il s'agit d'une traduction approximative, due au sociologue américain Talcott Parsons, de l'expression allemande Stahlhartes Gehäuse, qui signifie en réalité habitacle dur comme l'acier. Je conserve néanmoins la première version, malgré son imprécision, parce qu'elle est largement entrée dans le langage - pas seulement dans le vocabulaire sociologique - et a ainsi gagné une sorte de vie propre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,10 €
Du même éditeur
-

Le Désert de nous-mêmes. Le tournant intellectuel et créatif de l'intelligence artificielle
Sadin EricLe lancement de ChatGPT, fin 2022, a inauguré le tournant intellectuel et créatif de l'intelligence artificielle. Désormais, il est demandé à des systèmes de prendre le relais de nos facultés les plus fondamentales ? en premier lieu celle de produire du langage et des symboles. Comment ne pas saisir l'ampleur des conséquences sociales, culturelles et civilisationnelles induites ? Celles-ci sont principalement de trois ordres. Premièrement, il est mis entre les mains de tous des technologies générant un pseudo-langage, car mathématisé, statistique et standardisé, appelé à devenir hégémonique. Deuxièmement, on ne connaîtra plus la nature ou l'origine d'une image. Émerge une ère de l'indistinction généralisée porteuse de nombreux périls alors que ranc?ur et défiance grandissent. Troisièmement, des dispositifs vont réaliser plus rapidement et de manière prétendument plus efficace que nous un nombre croissant de tâches à haute compétence cognitive. De ce fait, un ouragan va s'abattre sur les métiers de service et de la culture. Nous vivons un moment d'une extrême gravité, voyant l'automatisation, à terme intégrale, du cours du monde ne cesser de s'étendre. Or, il ne s'agit nullement d'un projet de société démocratiquement décidé, mais du résultat des vues d'ingénieurs et de l'ambition sans limites de l'empire de la tech. Ce livre procède à une analyse minutieuse des caractéristiques des IA génératives ainsi que de la rupture anthropologique à l??uvre. Il revêt également une valeur de manifeste, appelant à défendre sans concession l'exercice des facultés qui nous définissent. Faute de quoi, nous appartiendrons bientôt à une humanité absente à elle-même.Table des matières : Sommaire Introduction Le processus de dénaturation .................9 I. Le thanatologos 1. Un antilangage... 43 2. Le capitalisme linguistique : une gouvernementalité par le verbe.......... 53 3. L'oubli ? criminel ? des trois piliers de l'éducation ........ 65 II. Un monde de chimères 1. L'image sans contact .............. 83 2. L'ère de l'indistinction généralisée ........... 93 3. La (nouvelle) crise de la culture .........101 III. Vers l'automatisation intégrale du travail Un crime contre l'homo faber 1. Novlangue managériale et avènement d'un capitalisme asomatique ... 121 2. « L'homme s'efface, comme à la limite de la mer un visage de sable »..... 131 3. Le « Je et le Tu » ou la société comme liens d'interdépendance ...... 147 IV. L'Anhumanité 1. TechAnhumaine et condition antianthropologique .... 159 2. le pouvoir total ......... 171 3. Les temps de la bêtise générale .......183 V. Dénoncer la fabrique des représentations 1. Le fondamentalisme de l'IA et ses cinq piliers .................... 195 2. La grande illusion de la régulation ...............213 3. Un contresommet à Paris ........... 223 Conclusion Notre conscience en actes ........... 239 Notes ......... 251EN STOCKCOMMANDER19,00 € -

Penser à temps. Faire face à l’emprise numérique (2013-2025)
Sadin Eric ; Crignon AnneLe tournant des années 2010 aura vu une accélération du renforcement de l'emprise numérique sur nos vies. Ce fut le moment de la popularisation desdits "réseaux sociaux", de la mise sur le marché d'une myriade d'applications et de l'exploitation tous azimuts de systèmes d'intelligence artificielle. Les tribunes et entretiens réunis dans ce livre permettent de mesurer avec justesse la vitesse et la nature des transformations induites par le déferlement numérique des quinze dernières années. Ces interventions prouvent aussi que la clairvoyance ne consiste pas à crier au feu lorsque la maison brûle, mais à mener une analyse rigoureuse au moment des premières étincelles — afin d'agir avant qu'il ne soit trop tard. Il s'agit de penser à temps.EN STOCKCOMMANDER11,00 € -

Il ne décroche pas des écrans ! Comment protéger nos enfants et nos adolescents, Edition revue et au
Duflo Sabine ; Brillié Michel ; Berger MauriceEN STOCKCOMMANDER14,00 €
De la même catégorie
-

Manifeste du parti communiste. Edition revue et augmentée
Marx Karl ; Engels Friedrich ; Bottigelli Emile ;Chef-d'oeuvre précoce de Marx et Engels, le Manifeste marque un tournant dans l'histoire du mouvement ouvrier : retraçant brièvement la genèse de la lutte des classes, Marx et Engels voulaient aussi doter la classe ouvrière d'un programme donnant des fondements scientifiques et durables à toute action révolutionnaire. Le résultat fut cette oeuvre brève, mondialement diffusée et dont la première édition vit le jour en 1848. Le présent volume comporte, outre le texte du Manifeste, un dossier qui inclut les préfaces des différentes éditions et des extraits de la correspondance entre Marx et Engels.EN STOCKCOMMANDER4,60 € -

Cahiers de prison. Anthologie
Gramsci Antonio ; Frétigné Jean-YvesRésumé : Pourquoi les Cahiers de prison d'Antonio Gramsci sont-ils si souvent cités et pourtant toujours si peu lus ? La cause est-elle à chercher dans leur caractère fragmenté et volumineux à la fois ? Tient-elle à l'oubli des références qui sont celles de la culture de Gramsci ? Se comprend-elle par le peu de connaissance que nous avons de la vie de cet intellectuel engagé dans les combats de son temps ? S'explique-t-elle par un message philosophique et politique aujourd'hui moins audible ? Peut-être... mais il semble avant tout que l'oeuvre majeure de Gramsci pâtisse de la surimposition des interprétations aux dépens de la lecture directe des textes. L'objectif de cette anthologie est de remédier à cette difficulté en permettant une saisie plus facile, plus immédiate et surtout la plus complète de la pensée gramscienne affranchie des gloses qui l'entourent et qui parfois la dénaturent ainsi que des réductions à quelques formules répétées à l'envi.EN STOCKCOMMANDER12,60 € -

Pourquoi je hais l'indifférence
Gramsci Antonio ; Rueff MartinAntonio Gramsci (189I -1937), philosophe et homme politique italien. Secrétaire du parti communiste italien à la création duquel il avait participé en 1924, il fonda le journal L'Unita. Il est arrêté le 8 novembre 1926 et passe plus de dix ans en prison. Il est libéré en avril 1937 et meurt quelques jours plus tard. Les cahiers qu'il laisse comptent parmi les textes politiques les plus importants du 20e siècle.EN STOCKCOMMANDER9,50 €



