Lorsqu'elle mourut, en 1954, elle était sans doute la femme de lettres la plus célèbre du monde. Ses livres des vingt dernières années étaient admirables, on s'arrachait ses Claudine, ses Chéri, sa Gigi, elle siégeait à l'Académie royale belge et on la représentait sous les traits d'une vieille dame à la fois débonnaire et malicieuse, auréolée d'un cocon de cheveux blancs, penchée à la fenêtre de son appartement du Palais-Royal. Mais auparavant...Auparavant, elle avait été une petite campagnarde couvée d'un oeil inquiet par sa mère, Sido, puis la femme-enfant d'un monsieur moustachu, viveur célèbre de la Belle Epoque, Willy. Lancée par les Claudine, elle grimpa sur les planches, affola et scandalisa tout Paris en montrant son sein nu, quitta Willy pour une femme qui était aussi le plus extravagant des maîtres de cavalerie, Mathilde de Morny, marquise de Belbeuf, dite Missy, fit, en France et à l'étranger, tournée sur tournée, puis devint en 1921 la respectable épouse d'un notable, Henry de Jouvenel. Au seuil de la cinquantaine, elle eut son Chéri, avant de rencontrer, d'aimer, puis d'épouser celui avec qui elle allait passer les vingt-six dernières années de sa vie, un homme qui aurait presque pu être son fils, Maurice Goudeket, et que, parce qu'il était juif, elle faillit perdre pendant les sombres années de l'Occupation.Si Herbert Lottman nous conte toute cela et bien d'autres choses encore, moins connues et souvent déroutantes, son grand mérite est, en juxtaposant ici, par le biais de la vie et de l'oeuvre, toutes les Colette, de nous permettre, à nous lecteurs, d'additionner visages et avatars et de découvrir _ de décider _ qui fut la grande Colette.New-Yorkais de naissance et parisien d'adoption, Herbert Lottman s'est spécialisé dans l'étude de l'histoire sociale et culturelle de la France, qu'il raconte à ses compatriotes américains et à ses hôtes français. Auteur d'un Camus réputé, il a publié chez Fayard une biographie de Flaubert et une histoire de l'Epuration.
Nombre de pages
528
Date de parution
21/05/1990
Poids
725g
Largeur
153mm
Plus d'informations
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EAN
9782213025056
Titre
Colette
Auteur
Lottman Herbert
Editeur
FAYARD
Largeur
153
Poids
725
Date de parution
19900521
Nombre de pages
528,00 €
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Lorsque Colette mourut, en 1954, le New York Times annonça : " COLETTE meurt à Paris à 81 ans. Auteur de Gigi et Chéri . " L'article se poursuivait ainsi : " Sidonie Gabrielle Claudine Colette GAUTHIER-VILLARS de Jouvenel Goudeket est un nom dont seul la longueur pourrait attirer l'attention, mais Colette, ce simple nom, était l'un des plus célèbres en France. Ses quelques cinquante romans et nombreuses nouvelles étaient autant appréciés des ménagères, des vendeuses, des ouvriers que des intellectuels. " Herbert Lottman présente en d'autres termes les multiples facettes de la femme de lettres la plus célèbre du monde. Il conte avec talent les épisodes connus et moins connus de la vie de Colette et suit pas à pas l'extraordinaire destin de cette petite campagnarde transformée en symbole extravagant de la Belle Epoque, qui devint la respectable épouse d'un notable, et mourut au côté d'un homme qui aurait pu être son fils. Ainsi les lecteurs feront-ils plus ample connaissance avec les aventures et les ?uvres de la grande Colette.
Biographe de Camus, de Colette, de Jules Vernes et de Flaubert, l'Américain Lottman s'est attaqué cette fois à la dynastie Michelin. Ce choix est caractéristique d'une nouvelle tendance historiographique qui tente de combler le retard pris en France en matière d'histoire industrielle et du management. La bataille entre les frères Michelin et John Boyd Dunlop, l'importance prise par les courses de vélo dans la notoriété du fabricant de pneu de Clermont-Ferrand, le coup de génie marketing du Guide Michelin, gratuit jusqu'en 1920, l'attaque victorieuse du marché américain, rien ne manque dans ce texte qui n'apporte pas toutefois de révélations sur une des entreprises les plus secrètes de France.
Tout ce qui est possible se fera ", affirmait Jules Verne, se chargeant aussitôt d'imaginer ce futur : Capsule spatiale, nourriture préséchée, métro aérien, sans parler du sous-marin du mystérieux Nemo. Flirtant avec les découvertes de Stephenson et d'Edison, Verne crée un genre inouï, s'appuyant jusque dans la fantaisie sur la science. Quel pouvoir d'anticipation ! Quelle étonnante aptitude à inventer les machines de l'avenir et à amadouer la technique ! Et que dire, de la part de ce Nantais, retiré à Amiens, d'une telle facilité à sillonner le globe en pensée ? D'où viennent cette jungle amazonienne, cet océan Articque et ces sources du Nil ? Né en 1828 et destiné à succéder à son père en tant qu'avoué, Jules Verne connaîtra, à trente-cinq ans, la célébrité instantanée avec Cinq semaines en ballon. Pourtant, n'existe-t-il pas une face cachée à cet univers de progrès ? Fonçant à la manière de Phileas Fogg, Herbert R. Lottman mène l'enquête. il s'est rendu sur l'île Feydeau, puis rue Jacob, aux éditions Hetzel. Il a convoqué Dumas père et fils, Jacques Arago, et bien entendu Nadar (qui aurait initié Verne à la notion de l'aviation, en sa qualité de fondateur de la Société d'encouragement pour la locomotion aérienne) ; et chacun de ces témoins lui a livré ces confidences. Ne découvre-t-on pas que George Sand aurait soufflé à Jules Verne l'idée de Vingt Mille Lieues sous les mers ? Mais l'ultime trésor exhumé par le biographe-explorateuer, ce sont les romans de notre enfance, restitués dans toute leur puissance d'anticipation. Un voyage extraordinaire.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).