Un demi-siècle d'histoire de la folie. Suivi de Foucault en Italie
Lorenzini Daniele ; Sforzini Arianna
KIME
22,00 €
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EAN :9782841746347
L'Histoire de la folie l'âge classique de Michel Foucault a produit, au montent de sa publication, une onde de choc. Cet ouvrage, foisonnant, baroque, labyrinthique, est apparu aussitôt comme insituable. S'agissait-il d'histoire, de philosophie, de littérature, de sociologie ? Les partages disciplinaires traditionnels furent emportés par le courant impétueux de ce livre impossible. Mais il n'y eut pas que les cercles universitaires pour se trouver inquiétés par ces thèses tumultueuses (l'exclusion de la folie par l'âge classique, l'hypocrisie atroce de la libération des fous par les médecins modernes, etc). Le récit épique de l'enfermement des fous dans les prisons de l'ordre moral, des nouveaux partages imposés par les révolutionnaires, altérait la bonne conscience d'une psychiatrie qui se pensait, fondamentalement, et par la vertu d'une fondation originaire jamais interrogée, humaniste. histoire de la folie préparait ainsi les révoltes de l'anti-psychiatrie. Cinquante ans après la parution de ce qui, au départ, était une simple thèse de doctorat, l'éclat de la rupture est intact. Ce livre continue à troubler, fasciner, irriter. Notre culture ne l'a toujours pas digéré. On découvre sans cesse de nouvelles apories, de nouveaux problèmes, de nouvelles perspectives pour interroger l'avenir. Ces rencontres, provoquées à l'occasion de cet anniversaire ne sont pas des commémorations. Il ne s'agit pas d'établir scientifiquement ici ce que Foucault a vraiment voulu dire, mais d'entendre jusqu'à quel point, encore aujourd'hui, ce texte réinvente notre rapport à la folie.
Nombre de pages
231
Date de parution
13/09/2013
Poids
315g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841746347
Titre
Un demi-siècle d'histoire de la folie. Suivi de Foucault en Italie
Auteur
Lorenzini Daniele ; Sforzini Arianna
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
315
Date de parution
20130913
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231,00 €
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Une lecture originale du projet foucaldien d'une histoire de la varita : pour ce faire, nous nous appuyons sur les outils thaoriques et mathodologiques élaborés par Foucault dans Le pouvoir psychiatrique et dans Du gouvernement des vivants, et nous soutenons la nécessité de sortir d'une conception " logico-scienti que " de la vérité a n d'explorer les dimensions proprement éthiques et politiques de la pratique du dire-vrai. Ainsi, nous abordons également l'étude foucaldienne de la parresia antique.
Cet ouvrage, à travers une pluralité cohérente d'approches, a pour but de réfléchir sur le rapport que la philosophie entretient avec la littérature, et sur les usages qu'elle en fait. Ce rapport et ces usages, toutefois, ne sont pas envisagés comme de l'ordre de la subordination, ou de la réduction de la littérature à la philosophie, par la philosophie. La littérature apparaît au contraire ici comme un objet qui ne se laisse pas assimiler par la philosophie, mais la travaille, autant qu'elle le travaille : la philosophie traite moins de la littérature qu'elle n'y trouve un lieu à l'intérieur duquel elle s'exerce. Loin de postuler une extériorité entre le matériau littéraire et la production philosophique, il s'agit donc de s'interroger sur la richesse de l'expérience que le texte littéraire offre à la réflexion philosophique.
La sexualité est l'un des derniers grands chantiers ouverts par Michel Foucault. L'Histoire de la sexualité est une entreprise immense, qui marqua profondément le champ des sciences humaines : dans les deux volumes portant sur l'Antiquité, Michel Foucault allait proposer de nouveaux epistemai aux spécialistes pour aborder les sociétés grecque et romaine, et un nouveau cadre épistémologique pour penser l'érotisme et le processus par lequel l'individu est amené à se reconnaître comme sujet de son désir et de sa propre existence. Qu'en est-il, trente ans après ? Comment définir l'impact dans le champ des sciences humaines des travaux de Michel Foucault sur la sexualité et l'Antiquité, au moment où paraît le volume Subjectivité et vérité - le premier cours de Michel Foucault au Collège de France entièrement consacré à l'Antiquité gréco-romaine ? Et quel est l'usage qu'en font actuellement les anthropologues des mondes grec et romain, vingtcinq ans après l'ouvrage pionnier Before Sexuality : The Construction of Erotic Experience in the Ancient Greek World ? Dans cet ouvrage, il s'agit de comprendre comment les travaux de Michel Foucault ont infléchi les réflexions des chercheur-e-s et des intellectuel-le-s qui s'appuient aujourd'hui sur l'Antiquité dans les champs nombreux que sont l'éthique, les études de genre, la philosophie, l'histoire, l'anthropologie, la politique et la psychanalyse.
Paru en 1975, Surveiller et punir de Michel Foucault a profondément marqué l'ensemble des sciences humaines et sociales. Plus de quarante ans après, la société de surveillance annoncée par Foucault se manifeste à travers des préoccupations sécuritaires croissantes et la quête fantasmatique d'un risque zéro. Les réformes successives de notre droit pénal traduisent une volonté forte de prévenir, voire de prédire, la réalisation des infractions. La surveillance se déploie non seulement dans l'enceinte carcérale mais au-delà des murs. Il s'avère ainsi crucial de relire l'ouvrage de Foucault à la lumière d'une actualité juridique et politique dense, marquée par une progressive prise de conscience de la nécessité d'appréhender les questions pénales et pénitentiaires d'une manière globale et concertée, mais aussi par le caractère limité des avancées concrètes en ce domaine. Ainsi, en mobilisant une pluralité d'approches disciplinaires (du droit à la philosophie, de la science politique à la sociologie et à la psychiatrie), cet ouvrage se propose de mettre les analyses foucaldiennes de la société punitive, du pouvoir disciplinaire, de l'archipel carcéral, de la surveillance généralisée et de la production de la délinquance à l'épreuve de notre présent, à la fois pour en mesurer la portée réelle et pour élaborer un diagnostic original de notre actualité sociale, juridique et politique.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.