Le "Petit livre rouge" de Pol Pot. Ou les paroles de l'Angkar, entendues dans le Cambodge des Khmers
Locard Henri ; Chandler David
L'HARMATTAN
24,00 €
Sur commande, 6 à 10 jours
EAN :9782738443267
Le 17 avril 1975, les Khmers Rouges s'emparèrent du pouvoir à Phnom Penh. Au cours des trois années, huit mois et vingt jours de leur gouvernement, ils firent table rase de la société cambodgienne, l'évacuation de foutes les villes étant leur action la plus mémorable. Ils créèrent un collectivisme absolu fondé sur une doctrine quia pour nom "polpotisme", version cambodgienne d'un maoïsme fondamentaliste. Ont été rassemblés dans ce recueil les phrases toutes faites et les clichés qui sont l'émanation de cette doctrine - slogans, maximes, sentences, préceptes, recommandations, conseils, instructions, mots d'ordre, injonctions, sommations, mises en demeure, menaces - bref, les diverses paroles stéréotypées qui sortaient de la bouche des leaders locaux khmers rouges. Ces derniers n'étaient jamais censés s'exprimer en leur nom propre, mais au nom de l'énigmatique Angkar, la mystérieuse "Organisation", sans visage et sans loi, qui conduisit le pays jusque dans l'enfer de "l'utopie meurtrière" de Pin Yatay. L'ensemble de ces paroles, collectées de 1991 à 1995 dans tout le Cambodge, sont le fruit de la mémoire de ceux qui se virent assener une propagande réduite au squelette macabre d'une idéologie "chimiquement pure", comme l'a appelée Bernard-Henri Levy. Cette vulgate est étrangère au fond culturel khmer, et n'est que la dernière Fleur d'une doctrine totalitaire - le marxisme et ses avatars - née au XIXe siècle, dont les effluves mortifères ont empoisonné tout notre XXe siècle.
Nombre de pages
263
Date de parution
03/05/2000
Poids
354g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738443267
Titre
Le "Petit livre rouge" de Pol Pot. Ou les paroles de l'Angkar, entendues dans le Cambodge des Khmers
ISBN
2738443265
Auteur
Locard Henri ; Chandler David
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
354
Date de parution
20000503
Nombre de pages
263,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Chercheur spécialiste du Cambodge contemporain. Anciennement maître de conférences à l'Université Lumière Lyon 2. Il vit depuis plusieurs années à Phnom Penh d'où il coordonne un programme de recherches sur les centres d'internement das Khmers rouges; il est le correspondant de plusieurs médias occidentaux aux procès des anciens dirigeants khmers rouges.
Pour la première fois, un haut cadre khmer muge, Suung Sikocun, livre son témoignage sur un engagement révolutionnaire de plus de soixante années, et sur la dérive totalitaire du régime communiste le plus criminel et le plus secret du XXe siècle. Fils de paysan entré à 16 ans, en 1952, dans le mouvement révolutionnaire, initié au marxisme - léninisme par son mentor leng Sary et par Saloth Sar - le futur Pol Pot -, Suong Sikoeun est imprégné de culture française colonisation oblige - et grand admirateur de Robespierre et de la Révolution. Etudiant à la Sorbonne, il devient à partir de 1957 leader des étudiants cambodgiens en France, tout en appartenant clandestinement à un cercle marxiste léniniste et à une cellule du Parti communiste français. En 1970, il rejoint le prince Sihanouk à Pékin et devient membre du Parti communiste du Kampuchéa clandestin. Le 17 avril 1975, les Khmers rouges s'emparent de Phnom Penh et entament la partie la plus sanglante de leur sinistre trajectoire : en trois ans et demi, le régime tuera près de 2 millions de Cambodgiens, soit le quart de la population. Pour la première fois, ce régime - alors encensé par le PCF et nombre d'intellectuels français - est décrit de l'intérieur. On t découvre la " rééducation prolétarienne les purges dans le Parti, la délation et la peur d'être catalogué comme traître, les permanentes autocritiques publiques et l'omniprésent secret qui couvre la terreur d'une chape de silence. En août 2012, Suong Sikoeun a donné son témoignage devant le tribunal pénal international qui, à Phnom Penh, juge les dirigeants khmers rouges pour crime contre l'humanité. Il a raconté toutes ses illusions de jeunesse, toute son horreur du régime qu'il a contribue à ériger et tous ses remords pour les innombrables victimes. Un témoignage qui n'aurait pu voir le jour sans la patience et la ténacité d'Hennri Locard, cc spécialiste du Kampuchéa démocratique, qui a accompagné Suong Sikoeun durant tout son chemin de repentance et publie ici une importante annexe biographique : " Les acteurs du drame ".
Voici une contribution particulièrement essentielle sur le régime des Khmers rouges. Essentielle par sa dimension tragique puisque les six enfants de l'auteur y ont laissé leur vie. Essentielle par l'exceptionnelle personnalité de l'auteur qui ne survivra qu'à force de volonté et d'intelligence. Essentielle par les conditions de sa réalisation puisque l'ouvrage est le fruit d'une collaboration étroite avec un universitaire qui a voulu passer au crible de la rigueur scientifique la plus exigeante un témoignage a priori incroyable. Par-delà le cri des suppliciés, apparaît pour la première fois en plein jour le caractère planifié, décentralisé, ramifié jusque dans les plus petites agglomérations d'une organisation carcérale parmi les plus terrifiantes de l'histoire. Enfin ce livre projette sur la période actuelle une étonnante lumière qui explique les difficultés que rencontrent ceux qui voudraient aider ce malheureux pays à renaître. Il met en évidence les soutiens dont les Khmers rouges disposent jusque chez les Thaïs qui les utilisent dans leur recherche d'un équilibre face au Viêt-nam. Tout cela serait insoutenable si le ton n'était empreint d'une remarquable sérénité qui transforme l'horreur en leçon d'humanité et d'espérance. Moeung Sonn est arrivé en France en 1979. Il habite aujourd'hui la région lyonnaise avec sa famille. Henri Locard, universitaire, a recueilli son témoignage et habite également Lyon. Il est professeur d'anglais à l'université Lumière-Lyon 2.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.