Voici une contribution particulièrement essentielle sur le régime des Khmers rouges. Essentielle par sa dimension tragique puisque les six enfants de l'auteur y ont laissé leur vie. Essentielle par l'exceptionnelle personnalité de l'auteur qui ne survivra qu'à force de volonté et d'intelligence. Essentielle par les conditions de sa réalisation puisque l'ouvrage est le fruit d'une collaboration étroite avec un universitaire qui a voulu passer au crible de la rigueur scientifique la plus exigeante un témoignage a priori incroyable.Par-delà le cri des suppliciés, apparaît pour la première fois en plein jour le caractère planifié, décentralisé, ramifié jusque dans les plus petites agglomérations d'une organisation carcérale parmi les plus terrifiantes de l'histoire.Enfin ce livre projette sur la période actuelle une étonnante lumière qui explique les difficultés que rencontrent ceux qui voudraient aider ce malheureux pays à renaître. Il met en évidence les soutiens dont les Khmers rouges disposent jusque chez les Thaïs qui les utilisent dans leur recherche d'un équilibre face au Viêt-nam.Tout cela serait insoutenable si le ton n'était empreint d'une remarquable sérénité qui transforme l'horreur en leçon d'humanité et d'espérance.Moeung Sonn est arrivé en France en 1979. Il habite aujourd'hui la région lyonnaise avec sa famille.Henri Locard, universitaire, a recueilli son témoignage et habite également Lyon. Il est professeur d'anglais à l'université Lumière-Lyon 2.
Date de parution
07/04/1993
Poids
530g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782213030593
Titre
PRISONNIER DE L'ANGKAR
Auteur
LOCARD/SONN
Editeur
JUBILE
Largeur
135
Poids
530
Date de parution
19930407
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Printemps 1937, Simon et Aillil battent le pavé d'Istanbul. Un grand journal londonien leur a commandé un reportage illustré sur la grande métropole turque. Elle doit apparaître moderne, digne représentante d'un pays tourné vers l'occident. Simon, écrivain terre - à - terre, ne voit rien qui y corresponde et préférerait être ailleurs mais Aillil, dessinateur épicurien, espère de nouvelles expériences. C'est précisément ce que leur propose Abdolfaz, un prince autoproclamé qui les aborde dans le vieux port et les emmène dans une antique citerne aménagée en lieu de débauche. Younn Locard a esquissé les premières pages de Dérive Orientale dans le hall d'un hôtel de Kashgar, à l'ouest du désert du Taklamakan, lors d'un tour du monde d'une durée de deux ans. Un récit envoûtant et une réflexion sur l'exotisme, incarnée par deux personnages diamétralement opposés, que Younn Locard renvoie dos à dos en citant Ella Maillart :
Chercheur spécialiste du Cambodge contemporain. Anciennement maître de conférences à l'Université Lumière Lyon 2. Il vit depuis plusieurs années à Phnom Penh d'où il coordonne un programme de recherches sur les centres d'internement das Khmers rouges; il est le correspondant de plusieurs médias occidentaux aux procès des anciens dirigeants khmers rouges.
Non pas une autobiographie mondaine, mais une confession, du type de Saint Augustin qui rend gloire à Dieu pour l’œuvre de Sa grâce. Une réponse passionnante et passionnée aux appels de la grâce parvenus dans le silence de la prière ou par les cris de détresse des jeunes. Dans une première partie, l’auteur livre avec pudeur l’essentiel d’une enfance à la fois préservée et solitaire marquée par un appel reçu à l’âge de 13 ans. Par sa famille, il est marqué par des rencontres avec de très grandes figures spirituelles telles celle de jacques Maritain, du cardianl Journet ou de Maurice Zundel. Il entre en vie monastique à 17 ans, d’abord chez les Bénédictins, puis dans une vie quasi érémitique durant dix sept ans au Rwanda. Il acquiert une connaissance encyclopédique des pères de l’Eglise. Il en est comme aspiré en prenant conscience de la détresse d’une jeunesse ignorante du tout de la foi, livrée à un monde sans repères, assoiffée d’authenticité et d’amour. Pour y répondre, il fonde en 1981 l’Ecole Catholique de prière et d’évangélisation « Jeunesse-Lumière », qui propose à des jeunes entre 18 et 30 ans, une année de vie , dans la prière, la vie communautaire, la formation et la mission. Certains anciens ont à leur tour fondé des écoles vivant la même intuition dans plusieurs pays. Dans une deuxième partie, l’auteur fait partager sa vie de prière étroitement intégrée à de multiples missions à travers le monde. Il insiste également sur la liturgie tant romaine que byzantine illuminée par son amour de la création, du langage des créatures, de leur beauté qui parle tant de leur Créateur. Un chapitre est consacré au « célibat d’amour », marqué par sa double expérience de moine et d’apôtre des jeunes, si souvent blessés par un monde qui a fait de la sexualité, sous prétexte de libération, un véritable esclavage. Ces pages sont une réponse forte et belle à ce que l’Eglise subit actuellement. Préface du cardinal Schönborn, Archevêque de Vienne
Le catholicisme a dû se présenter d'abord aux Juifs et aux Grecs, puis à l'Islam aux religions traditionnelles, aux Sagesses de l'Extrême-Orient. En Europe, il est confronté aux diverses philosophies des XVIIIe et XIXe siècles, à l'humanisme athée, au marxisme. Aujourd'hui, il doit tenir compte des sciences humaines. Les manières, comme les auditeurs, ont fort varié à travers les siècles. Comment a-t-il pu résister, s'expliquer, répondre en face de ces diverses tendances'Il a fallu présenter la foi et convaincre l'interlocuteur réticent, voire hostile. Il a fallu renouveler les arguments et l'attitude, remplacer l'agressivité par le dialogue. Il a fallu se montrer, plus que démontrer. Tels sont les propos et le ton de cet ouvrage qui reprend, en la rénovant, une tradition en remontant au Christ. André Manaranche est né en 1927. Il est prêtre de la Compagnie de Jésus depuis 1961 et appartient à la communauté de Vanves (Centre de recherche et d'action sociales). Il donne un cours de morale politique à l'Institut catholique de Paris. Depuis 1966, il s'est attaché à confronter la dogmatique chrétienne aux requêtes des sciences humaines et de la société moderne, pour redire de façon neuve la foi de l'Eglise.