Voici une contribution particulièrement essentielle sur le régime des Khmers rouges. Essentielle par sa dimension tragique puisque les six enfants de l'auteur y ont laissé leur vie. Essentielle par l'exceptionnelle personnalité de l'auteur qui ne survivra qu'à force de volonté et d'intelligence. Essentielle par les conditions de sa réalisation puisque l'ouvrage est le fruit d'une collaboration étroite avec un universitaire qui a voulu passer au crible de la rigueur scientifique la plus exigeante un témoignage a priori incroyable.Par-delà le cri des suppliciés, apparaît pour la première fois en plein jour le caractère planifié, décentralisé, ramifié jusque dans les plus petites agglomérations d'une organisation carcérale parmi les plus terrifiantes de l'histoire.Enfin ce livre projette sur la période actuelle une étonnante lumière qui explique les difficultés que rencontrent ceux qui voudraient aider ce malheureux pays à renaître. Il met en évidence les soutiens dont les Khmers rouges disposent jusque chez les Thaïs qui les utilisent dans leur recherche d'un équilibre face au Viêt-nam.Tout cela serait insoutenable si le ton n'était empreint d'une remarquable sérénité qui transforme l'horreur en leçon d'humanité et d'espérance.Moeung Sonn est arrivé en France en 1979. Il habite aujourd'hui la région lyonnaise avec sa famille.Henri Locard, universitaire, a recueilli son témoignage et habite également Lyon. Il est professeur d'anglais à l'université Lumière-Lyon 2.
Nombre de pages
396
Date de parution
07/04/1993
Poids
530g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782213030593
Titre
PRISONNIER DE L'ANGKAR
Auteur
Locard E ; Moeng S
Editeur
JUBILE
Largeur
135
Poids
530
Date de parution
19930407
Nombre de pages
396,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Bernard Odile ; Locard Elisabeth ; Marbotte Pierre
En Chine, au début du xxe siècle, la région du Yunnan, devient le théâtre de l'un des projets les plus ambitieux de ce début de siècle : construire un chemin de fer qui relierait le Tonkin de la colonie indochinoise, jusqu'à la capitale du Yunnan. Tout concourt à en faire un projet fou?: le climat, le relief tourmenté par de hautes montagnes, l'approvisionnement des matériaux sur des sentiers que seuls peuvent parcourir des porteurs ou de petits chevaux? Enfin, le recrutement de la main d??uvre sur place - il y aura jusqu'à 60 000 coolies sur le chantier - ne sera pas moins compliqué. Albert Marie et Georges-Auguste Marbotte décident de participer à ce défi exceptionnel. L'un est ingénieur, ambitieux et déterminé à gravir les échelons pour donner à sa famille un avenir meilleur. L'autre est comptable, épris d'aventure et passionné de photographies. Il sera rejoint plus tard par sa femme et leur nouveau-né. À trois mois de distance épistolaire de leur patrie, tous deux auront une correspondance régulière avec leurs familles respectives, évoquant les difficultés sur le chantier et la vie quotidienne dans le sublime décor du Yunnan. Georges-Auguste Marbotte s'y révèlera photographe de grand talent. C'est grâce à leurs descendants, qui ont pu conserver tous ces documents et les plaques de verre photographiques d'une qualité exceptionnelle, que le témoignage de cette folle épopée peut nous être conté.
Le 17 avril 1975, les Khmers Rouges s'emparèrent du pouvoir à Phnom Penh. Au cours des trois années, huit mois et vingt jours de leur gouvernement, ils firent table rase de la société cambodgienne, l'évacuation de foutes les villes étant leur action la plus mémorable. Ils créèrent un collectivisme absolu fondé sur une doctrine quia pour nom "polpotisme", version cambodgienne d'un maoïsme fondamentaliste. Ont été rassemblés dans ce recueil les phrases toutes faites et les clichés qui sont l'émanation de cette doctrine - slogans, maximes, sentences, préceptes, recommandations, conseils, instructions, mots d'ordre, injonctions, sommations, mises en demeure, menaces - bref, les diverses paroles stéréotypées qui sortaient de la bouche des leaders locaux khmers rouges. Ces derniers n'étaient jamais censés s'exprimer en leur nom propre, mais au nom de l'énigmatique Angkar, la mystérieuse "Organisation", sans visage et sans loi, qui conduisit le pays jusque dans l'enfer de "l'utopie meurtrière" de Pin Yatay. L'ensemble de ces paroles, collectées de 1991 à 1995 dans tout le Cambodge, sont le fruit de la mémoire de ceux qui se virent assener une propagande réduite au squelette macabre d'une idéologie "chimiquement pure", comme l'a appelée Bernard-Henri Levy. Cette vulgate est étrangère au fond culturel khmer, et n'est que la dernière Fleur d'une doctrine totalitaire - le marxisme et ses avatars - née au XIXe siècle, dont les effluves mortifères ont empoisonné tout notre XXe siècle.
Non pas une autobiographie mondaine, mais une confession, du type de Saint Augustin qui rend gloire à Dieu pour l’œuvre de Sa grâce. Une réponse passionnante et passionnée aux appels de la grâce parvenus dans le silence de la prière ou par les cris de détresse des jeunes. Dans une première partie, l’auteur livre avec pudeur l’essentiel d’une enfance à la fois préservée et solitaire marquée par un appel reçu à l’âge de 13 ans. Par sa famille, il est marqué par des rencontres avec de très grandes figures spirituelles telles celle de jacques Maritain, du cardianl Journet ou de Maurice Zundel. Il entre en vie monastique à 17 ans, d’abord chez les Bénédictins, puis dans une vie quasi érémitique durant dix sept ans au Rwanda. Il acquiert une connaissance encyclopédique des pères de l’Eglise. Il en est comme aspiré en prenant conscience de la détresse d’une jeunesse ignorante du tout de la foi, livrée à un monde sans repères, assoiffée d’authenticité et d’amour. Pour y répondre, il fonde en 1981 l’Ecole Catholique de prière et d’évangélisation « Jeunesse-Lumière », qui propose à des jeunes entre 18 et 30 ans, une année de vie , dans la prière, la vie communautaire, la formation et la mission. Certains anciens ont à leur tour fondé des écoles vivant la même intuition dans plusieurs pays. Dans une deuxième partie, l’auteur fait partager sa vie de prière étroitement intégrée à de multiples missions à travers le monde. Il insiste également sur la liturgie tant romaine que byzantine illuminée par son amour de la création, du langage des créatures, de leur beauté qui parle tant de leur Créateur. Un chapitre est consacré au « célibat d’amour », marqué par sa double expérience de moine et d’apôtre des jeunes, si souvent blessés par un monde qui a fait de la sexualité, sous prétexte de libération, un véritable esclavage. Ces pages sont une réponse forte et belle à ce que l’Eglise subit actuellement. Préface du cardinal Schönborn, Archevêque de Vienne
Nassim, l'enfant du Liban, est jeté " sur les chemins de nulle part " par le drame qui ensanglante son pays. Nous partageons la vie heureuse de son village de montagne, la tristesse de l'orphelinat, l'amitié du petit Jad, " l'enfant au coeur de mère ". Le Père Labaky réussit à nous conduire sur les chemins de la tendresse, du sourire et de la poésie à travers les ruines de son pays massacré. Tous les amis du Liban mais aussi tous ceux qui aiment l'enfance, trouveront dans ces pages pudiques et belles plus qu'un témoignage: un petit chef-d'oeuvre de sensibilité et d'amour. Nous y apprendrons plus sur le Liban, son drame, son âme, ses habitants que dans bien des analyses politiques ou sociologiques. Le Père Labaky met au service de la cause des enfants innocents un exceptionnel bonheur d'expression.Prêtre libanais, poète et compositeur, le Père Mansour Labaky a été ordonné le 26 mars 1966. Il était curé de Damour, une ville qui a subi un sort identique à celui d'Oradour-sur-Glane en France en 1944.Le Père Labaky a écrit plusieurs ouvrages (Kfar Sama, L'Enfant du Liban, Mon vagabond de la lune) et va dans tous les pays où il est invité pour parler du Liban et de la foi.En 1987, ont été décernés à L'Enfant du Liban le Prix de l'Académie des Sciences Morales et Politiques, le Prix Saint-Exupéry/Valeurs-Jeunesse, le Prix Francophonie.
L'incarcération des enfants peut être parfois inévitable, mais rien ne justifie la promiscuité avec les détenus adultes. Pourtant, cet inacceptable reste très largement répandu. Le mérite de l'ouvrage présenté par Défense des Enfants-International est de montrer l'étendue et le danger de cette situation de fait, sans jamais élever le ton. Etendue géographique puisqu'il s'agit d'une enquête internationale, même si la situation en France a été plus largement développée pour l'édition française, étendue dans la méthode d'approche, puisque de très nombreux témoignages vécus viennent humaniser la rigueur des statistiques et des documents. Danger, car la prison est trop souvent l'école supérieure de la délinquance, même si les mauvaises conditions de vie familiale en constituent le terreau. L'authenticité du constat ne le rend que plus fort. Tous les travailleurs sociaux, les éducateurs et, d'une manière plus générale, tous ceux qui s'intéressent à l'enfance en danger, feront référence à ce livre comme à un irremplaçable outil de travail et de réflexion, non seulement sur la question précise de l'incarcération des mineurs, mais aussi sur la délinquance, ses causes, ses remèdes.