Penser avec les lèvres. La philosophie contemporaine à l'épreuve de la langue
Llevadot Laura ; Valls Boix Juan Evaristo ; Vermer
L'HARMATTAN
24,50 €
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EAN :9782343177281
Le défi soutenu par les textes de cet ouvrage consiste à penser avec les lèvres, à faire sentir la portée de certaines philosophies contemporaines qui font jouer l'exigence d'avoir la bouche bien ouverte et des lèvres qui montrent les dents. Ce volume prend le relais des journées de recherche qui se sont déroulées à la Faculté de Philosophie de l'Universitat de Barcelona en février 2016, où a été soulevée, sous diverses formes, la question de savoir comment faire de la philosophie, non pas avec le langage, mais avec la langue. Autrement dit, comment faire de la philosophie en tenant compte du rôle des lèvres, de la matérialité de leur turgescence et de la singularité de leurs moues. Ainsi, ce livre ne traite pas du langage, de l'identité, du sujet ou de la conscience, ou peut-être que si, mais à partir des lèvres : il questionne la frontière, l'altérité, le pouvoir, la jouissance, la littérature et ses politiques. Bref, il recherche le plaisir de faire de la philosophie en langues.
Nombre de pages
226
Date de parution
09/10/2019
Poids
285g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343177281
Titre
Penser avec les lèvres. La philosophie contemporaine à l'épreuve de la langue
Auteur
Llevadot Laura ; Valls Boix Juan Evaristo ; Vermer
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
285
Date de parution
20191009
Nombre de pages
226,00 €
Disponibilité
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Que la répétition ait été considérée comme une catégorie déconcertante, ou qu'elle ait été confinée dans le domaine religieux ne mériterait pas d'être reconsidéré si ce n'est parce que le fait de travailler ce concept décisif permet de réinterpréter le projet philosophique de Kierkegaard en son ensemble. Il ne s'agit donc pas seulement d'analyser un des domaines du corpus Kierkegaardien délaissé jusqu'à présent par l'intérêt académique. Prendre la répétition pour la clé herméneutique de lecture des textes de Kierkegaard permet au contraire de resituer son oeuvre dans un contexte contemporain marqué par le dépassement de la métaphysique et la réflexion sur le langage. La lecture existentialiste de Kierkegaard est-elle la seule possible ? Une lecture de Kierkegaard qui le rapprocherait des positions post-métaphysiques ne serait-elle pas convenable ? Kierkegaard suggère lui-même cette direction lorsqu'il recentre sa pensée sur la catégorie de répétition. De fait, dans La répétition, il est explicitement affirmé que "la répétition constitue l'intérêt de la métaphysique et, en même temps, l'intérêt sur lequel la métaphysique échoue" (R, 21/SKS, 25). C'est la catégorie de répétition qui fait précisément échouer le projet métaphysique dans son ensemble, celle qui ruine l'aspiration métaphysique. La répétition signale l'impossibilité de l'adéquation entre pensée et réalité, et donc l'impossibilité de la représentation. Elle déplace dans cette mesure la compréhension de l'existence qui n'est plus dès lors un simple pôle opposé à l'essence. La question de l'existence chez Kierkegaard doit être réinterprétée dans cette perspective.
Les rapports entre philosophes français et catalans sont anciens, et le dix-neuvième siècle a vu se développer les ""voyages philosophiques"". Parmi les plus connus, celui de Victor Cousin en Allemagne. Moins connus, ceux des philosophes exilés qui partirent sous les régimes de persécutions pour trouver en France une terre d accueil et de philosophie. De la même manière, un certain nombre de communards trouvèrent dans la Barcelone révolutionnaire bon nombre de camarades. Ces rencontres se sont poursuivies au vingtième siècle, et la période actuelle vit une nouvelle revitalisation des échanges. Ce livre en est un exemple."
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...