Le pratique : ce par quoi la ralit des actions (des pratiques) diffre des reprsentations auxquelles un discours thorique voudrait les rduire. Comment le penser ? En montrant que la production, la vie mme du discours peuvent tre traverses de rsonances qui contestent sa construction totalitaire. Ainsi de la communication dans une communaut : la production des significations n'est que l'occasion d'entrecroisements et d'interfrences entre la marginalisation et l'insertion sociales de ses membres. Ainsi du travail d'une pense critique, sur les thories existantes, qu'elle dconstruit pour s'articuler par ce descellement mme sur les transformations sociales. Mais le jeu de ces entrecroisements sociaux ne peut-il tre rcupr par la construction de rseaux de pouvoirs ? Le descellement des transformations sociales ne peut-il tre rcupr par le capitalisme, dans l'organisation diffrentielle de leur travail (bien que celle-ci suscite sa contrepartie critique, l'auto-gestion)? Pourtant ce qui transparat encore du pratique, dans les inflexions de ces transformations et le dplacement des interfrences, n'est-ce pas le temps lui-mme, le temps plural ...
Nombre de pages
332
Date de parution
03/05/2000
Poids
390g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782252021248
Titre
Penser le pratique, communauté et critique
Auteur
Livet Pierre
Editeur
KLINCKSIECK
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160
Poids
390
Date de parution
20000503
Nombre de pages
332,00 €
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Il n'est pas de société sans normes. Mais sont-elles simplement des contraintes imposées par les activités des autres, des règles pour des comportements sociaux, ou bien sont-elles liées aux valeurs de notre société ? Analyse de la notion : le juriste pense pouvoir décrire les normes d'un système juridique sans se poser la question de leur valeur. Le philosophe communautariste pense à l'inverse que nous devons nos évaluations aux normes de notre communauté de vie. L'un comme l'autre sous-estiment le fait que les nomes soient instituées. Créer et accepter une institution, c'est supposer qu'une fois devenue le cadre de nos activités, elle modifiera en retour les motivations qui guident les actions de chacun, rendant par là possibles des interaction qui ont pour nous une valeur. Dans cette perspective de l'institution, il est possible de distinguer les normes des valeurs, des règles et des conventions, et de poser la question d'une vérité des normes. Etude de textes : Nous irons des fondations conceptuelles de la règle aux mises en jeu des normes : de Wiggetstein, qui dans ses Recherches philosophiques insiste sur le lien des normes à leur usage, à Leibniz qui dans son Des conditions envisage des obligations conditionnelles à des faits ; puis de Kelsen, qui pense les normes à la fois dans leur positivité et leur caractère d'obligation, à Aristote (Ethique à Nicomaque) qui nous montre sur quels principes de justice peuvent reposer les normes.
Les émotions ont un rôle important dans nos interactions sociales. Sans émotions, nous avons du mal à faire des choix. Quand notre environnement déçoit nos attentes de manière répétée, nos émotions nous signalent qu'il serait rationnel de changer nos attentes, c'est-à-dire de procéder à des révisions. Le partage des émotions, qui est la clé de notre sentiment d'appartenance à une communauté, nous amène à révéler nos valeurs, parce qu'il permet de résister face à un monde décevant. Si même une fois révisées nos croyances, nos émotions se maintiennent, elles manifestent alors des attentes bien enracinées, qui sont nos valeurs réelles. Pour étudier les valeurs collectives, il faut donc étudier les émotions, la manière dont elles incitent à des révisions, et comment leur partage collectif renforce nos résistances. La rationalité morale s'appuie sur les émotions. Celles-ci sont sensibles aux détails des situations, et cette rationalité dépend des contextes, si bien qu'elle propose des arguments qui restent révisables quand le contexte change. Ne résistent à toute révision que nos sentiments d'injustice. L'originalité de ce livre est donc d'étudier les émotions et les valeurs, individuelles et collectives, dans la dynamique de leurs changements, de leurs révisions et de leurs résistances, et d'utiliser ce lien entre émotions et révisions pour mieux définir la spécificité d'une rationalité morale.
Les sociologues n'ont jamais cessé d'exprimer leur intérêt pour le problème dit de " la nature de la réalité sociale ". Pour nombre d'entre eux, le projet de clarifier ce problème n'est rien de moins que le programme complet de leur discipline. Mais la controverse autour de la nature de la réalité sociale est très loin d'être réglée. Des conceptions diamétralement opposées s'y affrontent, les unes " réalistes ", les autres " anti-réalistes ". Ce genre de controverse, relatif à l'existence ou à la non-existence de certaines entités (l'individu et la société, par exemple), et aux relations de dépendance ou de priorité entre elles, peut être dit " métaphysique ". Dans ce débat, certains des arguments requièrent une enquête sur la signification de termes centraux - " existence ", " état de choses ", " mental ", " physique ", " social ", etc. -, et sur la détermination de leurs relations. On peut appeler " ontologiques " les recherches relatives à ces termes centraux. Elles contribuent à spécifier le mode d'existence des objets sociaux. C'est à la présentation de telles recherches qu'est consacré le présent volume. Son idée principale est qu'une enquête ontologique, ouverte à l'imagination et à l'invention, peut, en enrichissant l'ontologie mobilisée, sortir la querelle sur " la nature de la réalité sociale " de certaines de ses impasses.
Cet agenda est une invitation à observer, apprendre, et contempler, qui vous accompagnera lors d'une promenade en forêt, d'une flânerie en ville, d'une halte au jardin ou d'une veillée sous les étoiles. Il se déploie comme un carnet de notes aussi précis que poétique, où détailler : ? Le fil des jours, les tâches et les instants à ne pas oublier. ? Les rythmes naturels, le passage des saisons, le chant des oiseaux au matin, l'éclosion d'une fleur, le retour des migrateurs. ? Les instants de contemplation, une lumière sur l'eau, le vol d'un insecte, le silence après la pluie.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.