L'enquête ontologique. Du mode d'existence des objets sociaux
Livet Pierre ; Ogien Ruwen
EHESS
20,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782713213779
Les sociologues n'ont jamais cessé d'exprimer leur intérêt pour le problème dit de " la nature de la réalité sociale ". Pour nombre d'entre eux, le projet de clarifier ce problème n'est rien de moins que le programme complet de leur discipline. Mais la controverse autour de la nature de la réalité sociale est très loin d'être réglée. Des conceptions diamétralement opposées s'y affrontent, les unes " réalistes ", les autres " anti-réalistes ". Ce genre de controverse, relatif à l'existence ou à la non-existence de certaines entités (l'individu et la société, par exemple), et aux relations de dépendance ou de priorité entre elles, peut être dit " métaphysique ". Dans ce débat, certains des arguments requièrent une enquête sur la signification de termes centraux - " existence ", " état de choses ", " mental ", " physique ", " social ", etc. -, et sur la détermination de leurs relations. On peut appeler " ontologiques " les recherches relatives à ces termes centraux. Elles contribuent à spécifier le mode d'existence des objets sociaux. C'est à la présentation de telles recherches qu'est consacré le présent volume. Son idée principale est qu'une enquête ontologique, ouverte à l'imagination et à l'invention, peut, en enrichissant l'ontologie mobilisée, sortir la querelle sur " la nature de la réalité sociale " de certaines de ses impasses.
Nombre de pages
256
Date de parution
08/01/2001
Poids
650g
Largeur
150mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782713213779
Titre
L'enquête ontologique. Du mode d'existence des objets sociaux
Auteur
Livet Pierre ; Ogien Ruwen
Editeur
EHESS
Largeur
150
Poids
650
Date de parution
20010108
Nombre de pages
256,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : Les émotions ont un rôle important dans nos interactions sociales. Sans émotions, nous avons du mal à faire des choix. Quand notre environnement déçoit nos attentes de manière répétée, nos émotions nous signalent qu'il serait rationnel de changer nos attentes, c'est-à-dire de procéder à des révisions. Le partage des émotions, qui est la clé de notre sentiment d'appartenance à une communauté, nous amène à révéler nos valeurs, parce qu'il permet de résister face à un monde décevant. Si même une fois révisées nos croyances, nos émotions se maintiennent, elles manifestent alors des attentes bien enracinées, qui sont nos valeurs réelles. Pour étudier les valeurs collectives, il faut donc étudier les émotions, la manière dont elles incitent à des révisions, et comment leur partage collectif renforce nos résistances. La rationalité morale s'appuie sur les émotions. Celles-ci sont sensibles aux détails des situations, et cette rationalité dépend des contextes, si bien qu'elle propose des arguments qui restent révisables quand le contexte change. Ne résistent à toute révision que nos sentiments d'injustice. L'originalité de ce livre est donc d'étudier les émotions et les valeurs, individuelles et collectives, dans la dynamique de leurs changements, de leurs révisions et de leurs résistances, et d'utiliser ce lien entre émotions et révisions pour mieux définir la spécificité d'une rationalité morale.
Résumé : Il n'est pas de société sans normes. Mais sont-elles simplement des contraintes imposées par les activités des autres, des règles pour des comportements sociaux, ou bien sont-elles liées aux valeurs de notre société ? Analyse de la notion : le juriste pense pouvoir décrire les normes d'un système juridique sans se poser la question de leur valeur. Le philosophe communautariste pense à l'inverse que nous devons nos évaluations aux normes de notre communauté de vie. L'un comme l'autre sous-estiment le fait que les nomes soient instituées. Créer et accepter une institution, c'est supposer qu'une fois devenue le cadre de nos activités, elle modifiera en retour les motivations qui guident les actions de chacun, rendant par là possibles des interaction qui ont pour nous une valeur. Dans cette perspective de l'institution, il est possible de distinguer les normes des valeurs, des règles et des conventions, et de poser la question d'une vérité des normes. Etude de textes : Nous irons des fondations conceptuelles de la règle aux mises en jeu des normes : de Wiggetstein, qui dans ses Recherches philosophiques insiste sur le lien des normes à leur usage, à Leibniz qui dans son Des conditions envisage des obligations conditionnelles à des faits ; puis de Kelsen, qui pense les normes à la fois dans leur positivité et leur caractère d'obligation, à Aristote (Ethique à Nicomaque) qui nous montre sur quels principes de justice peuvent reposer les normes.
Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, des personnes de tous horizons se sont rassemblées dans les rues de Paris, aux abords des lieux attaqués, pour rendre hommage aux victimes. Des mémoriaux se sont formés, faits de milliers de messages, de bougies, de fleurs et d'objets les plus divers. Durant des semaines, les Archives de Paris en ont collecté le contenu qui appartient aujourd'hui au patrimoine national. Fruit d'une collaboration inédite entre chercheurs et archivistes, cet ouvrage enrichi de près de 400 photographies revient sur cette transformation et constitue ainsi un véritable livre-mémorial. Les textes de ce livre retracent le parcours de ces mémoriaux et sont autant de reportages illustrés sur leurs aspects, leur collecte ou leurs usages sociaux. Des courtes notices les accompagnent sur des sujets aussi divers que les citoyens s'étant érigés en gardiens des mémoriaux éphémères, le rôle des agents de nettoyage de la Ville de Paris dans le travail de collecte, la mémoire des attentats de 2015 à Saint-Denis, ou encore la relation particulière des supporteurs du PSG à la mémoire des attentats du 13 novembre. Eclairant sous un angle nouveau un événement majeur et récent de l'histoire de France, cet ouvrage est à son tour un mémorial unique et précieux, une réflexion originale et illustrée sur la manière dont une société est appelée à ne pas oublier.
Au Ve siècle av. J.-C., les Athéniens pouvaient exiler pour dix ans un citoyen soupçonné d'aspirer à la tyrannie, sans autre forme de procès. Le nom de la victime était inscrit sur des tessons d'argile : les ostraka. Conservés par milliers, ces fragments de poterie livrent aujourd'hui une parole populaire d'une rare intensité : aux noms s'ajoutent parfois des dessins moqueurs et des injures cinglantes adressées aux figures honnies de la cité. Souvent conçue comme un instrument d'oppression populaire, la procédure d'ostracisme était en réalité fort régulée : arbitraire dans son principe, elle était encadrée dans son déroulement et limitée dans ses effets. C'est ce qui explique qu'elle fut globalement acceptée, y compris par ceux qui en furent la cible. Elle permit de domestiquer les citoyens les plus puissants sans provoquer leur défection ni leur révolte. S'appuyant sur une documentation iconographique exceptionnelle, Vincent Azoulay enquête sur l'une des institutions les plus déroutantes de la démocratie athénienne. Il en met au jour le moteur caché - l'honneur et l'infamie - et en explore les résurgences de la Florence de la Renaissance à la Révolution française, jusqu'aux usages contemporains du "dégagisme".
Molho Tony ; Fleming Katherine E. ; Ginzburg Carlo
Sans m'attribuer le mérite de ma survie, le fait est que j'ai miraculeusement survécu. C'est à l'altruisme et à la bonté de certaines personnes, ainsi qu'à la chance que je le dois". Tony Molho retrace, dans un récit à la fois sensible et historique, son enfance en Grèce durant les années 1940, alors que la menace de la déportation par les nazis pèse sur sa famille. Caché chez un couple sans enfant, dans un train, au coeur d'un couvent, il échappe à la mort grâce à la détermination de ses parents et à la gentillesse des autres, des gens ordinaires - voisins, amis, inconnus - souvent modestes qui lui portent secours. Des années plus tard, Tony Molho, passé d'un pays à un autre, d'une langue à une autre, revient sur cette période fondatrice. Il y déploie une réflexion sur l'histoire, la mémoire, l'effacement de la communauté juive de Salonique et interroge la manière dont la conscience du traumatisme de la Shoah l'a aidé à comprendre le cours de sa propre vie.