Le génie dans l'art. Anthologie des écrits esthétiques et critiques de Gabriel Séailles
Linford Sarah ; Passini Michela
KIME
27,40 €
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EAN :9782841745616
Gabriel Séailles (1852-1922) est une figure-clé de la Troisième République. Professeur à la Sorbonne, sympathisant socialiste, dreyfusard, co-fondateur de la Ligue des droits de l'homme, il était l'ami d'Eugène Carrière, Roger Marx, Anatole France, Emile Zola, Paul Gallimard. Auteur de monographies sur Léonard de Vinci (1892, 1908) et Watteau (1901), il a aussi rédigé d'importantes études critiques sur ses contemporains Puvis de Chavannes (1899), Dehodencq (1885, 1910), Carrière (1900, 1923) et Schwabe (1914). A ces ouvrages d'histoire et de critique d'art s'ajoutent également des textes plus théoriques, Le Génie dans l'art (1883) et les écrits recueillis dans le volume L'Origine et les destinées de l'art (1925), qui, tout en érigeant une esthétique, analysent avec perspicacité l'impressionnisme, la peinture de paysage ou encore celle de portrait. Son oeuvre comme son engagement ont marqué les esprits de son temps. Aujourd'hui, cependant, les écrits de Séailles semblent mal connus ; si son nom reste familier, ses positions artistiques le sont moins, et ce malgré le nombre croissant de travaux consacrées à la critique d'art et à ses praticiens. Notre désir a été de combler ce vide historiographique. Le présent volume a donc pour but de rendre accessible et intelligible un certain nombre de textes essentiels de Séailles, tout en offrant des analyses et des clefs de compréhension d'une pensée.
Nombre de pages
300
Date de parution
18/05/2011
Poids
392g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841745616
Titre
Le génie dans l'art. Anthologie des écrits esthétiques et critiques de Gabriel Séailles
Auteur
Linford Sarah ; Passini Michela
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
392
Date de parution
20110518
Nombre de pages
300,00 €
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Résumé : Rôtie, grillée, séchée, farcie, en salade, en sauce, en soupe, en chutney, la tomate se décline à l'infini ! Apprenez-en plus sur la tomate grâce à des explications botaniques, historiques et culinaires, avant d'explorer toutes les façons de la cuisiner à travers 75 recettes du monde entier ! Apéros et entrées, Bloody Mary aux crevettes, tomates cerise au maquereau fumé, soupes et salades, velouté de tomate verte à l'oseille, salade de tomates à la thaïe, volaille, viande et poissons, gratin de tomate au bacon, poisson à la mode grecque, plats végétariens, tarka dal aux tomates, soufflé tomate et épinard, plats complets de riz et pâtes, risotto à la tomate, macaronis tomate et fromage, pains et pâtisseries salées, focaccia tomates cerise et olives, muffins à la tomate confite et à la feta, sauces et conserves, pesto sicilien, chutney de tomate rouge épicé
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Le poème, le juste : comment la poésie a-t-elle à voir avec la justesse et la justice ? "Rendre justice" suppose connaître la justesse de ce que l'on fait et dit. L'application mécanique du droit n'est pas la justice. N'est-ce pas une leçon de poésie qui se dit ici ? Si la justice passe d'elle-même, c'est par la vertu de l'agencement même du poème, dans l'équilibre de ses éléments et traits, condition sine qua non pour qu'elle soit ce qu'elle doit être. La "justice poétique" évoque une justice rendue sans l'intervention d'une tierce partie cherchant expressément à récompenser ou punir. Quelque chose comme une autorité simple se manifestant par le poème. La justesse trouverait-elle ainsi son efficacité propre, en poésie - et parfois, dans le monde ? Le fait que la justice réelle soit plus rarement présente dans le monde que la justesse dans la poésie ne constitue pas un constat d'impuissance quant à la poésie : au contraire, la pointe extrême, sociale, de ce que dit la proximité entre justice et justesse, entre politique et langage pourrait être le lieu même de la poésie. A travers des cas exemplaires, cet ouvrage invite à réfléchir sur la justice et la justesse de la poésie, en ouvrant les points de vue thématiques, génériques, métriques, l'histoire des théories poétiques, confrontant la littérature et les sciences humaines, afin de tenter de comprendre pour quelle raison la poésie, la justesse et le désir de justice sont si intrinsèquement liés.
Résumé : A partir de la deuxième moitié du XIXe siècle, la modernité critique a imposé dans le champ esthétique une série de réorientations, qui nous conduisent aujourd'hui à associer la littérature à des notions comme l'impersonnalité, le culte de la Forme, le pessimisme, la négativité, ou encore l'indifférence voire le mépris vis-à-vis du lecteur. La doxa moderniste nous enseigne que la littérature sert à faire admirer tout à la fois le langage, la littérature elle-même et l'écrivain, et qu'il était illusoire et sacrilège d'imaginer qu'elle pouvait être "utile", c'est-à-dire contribuer à l'amélioration du sort de l'humanité, ou à la guérison de ses maux. Mais comment se fait-il qu'à partir de Flaubert, certains auteurs se sont ainsi avisés de remettre en question les missions traditionnellement dévolues à la littérature ? La critique, curieusement, ne s'est jamais demandé pourquoi celle "révolution copernicienne" est intervenue au XIXe siècle et pourquoi il n'y eut pas de Roland Barthes au XVII" ou au XVIIIe siècle. La modernité serait-elle à regarder comme un phénomène historique et contingent ? On s'emploiera ici à répondre à cette interrogation. D'autre part, il est devenu courant, de nos jours, de lire des déclarations assurant que la littérature tend vers sa disparition. Mais le monde peut-il se passer de littérature ? Et est-ce que ce ne sont pas, précisément, les penseurs de ladite modernité de Haubert à Roland Barthes qui ont mis la littérature en danger ? Le présent ouvrage s'attache à expliquer l'avènement de la doxa moderniste, à en faire le bilan en la suivant jusque dans ses errements critiques et enfin à déterminer dans quelle mesure il serait, ou non, souhaitable de réhabiliter les valeurs dont elle a appelé à se débarrasser.