Campagne d'Italie, 1943-1944. L'épopée du corps expéditionnaire français
Leygat Jérôme
ETAI
44,60 €
Epuisé
EAN :9782726894859
Le 13 mai 1943 marque la fin de la campagne de Tunisie. L'Allemagne et l'Italie sont définitivement chassées d'Afrique. Deux mois plus tard, la Sicile tombe à son tour et précipite la chute de Mussolini. L'Italie tout entière met bas les armes. A partir du 9 septembre, son invasion commence doublement. Une armée allemande la traverse du nord au sud, tandis que des armées anglo-saxonnes débarquent à Salerne et à Tarente. Un mois plus tard, Naples est investie par les Alliés, tandis que les Allemands se retranchent dans le massif des Abruzzes, le long d'une ligne de défense dénommée Gustav, qui s'étend de la mer Tyrrhénienne à la mer Adriatique et barre les principales voies d'accès à Rome, et donc au reste de l'Italie et de l'Europe. Remarquablement organisée par le maréchal Kesselring, elle va permettre de stopper net les armées anglo-saxonnes dès la mi-novembre 1943. Un mois plus tard, un corps expéditionnaire français (CEF), commandé par le général Juin, est appelé en renfort et prend enfin sa part des combats. Ses succès immédiats vont permettre à cette petite armée française d'Afrique (65 00o hommes) d'occuper rapidement un secteur autonome et de s'y couvrir de gloire tout au long de l'hiver, au contraire de ses alliés anglo-saxons qui s'épuisent devant Cassino en vaines offensives. Au printemps, le haut commandement allié, désemparé, adopte enfin la véritable manoeuvre d'armée que le général Juin lui présente depuis des mois... Le 11 mai 1944, une offensive générale est lancée. Elle va conduire irrésistiblement le CEF, et les Alliés à sa suite, de Cassino à Rome, puis jusqu'en vue de Florence le 22 juillet. Des impératifs politiques et logistiques éteindront là cette épopée que le général Juin comptait poursuivre, tel le général Bonaparte, jusqu'à Vienne et, au-delà, jusqu'au coeur de l'Allemagne. Et le retentissant débarquement du 6 juin 1944 oblitérera alors pour longtemps des mémoires des Français les succès décisifs - pourtant reconnus par tous ses grands alliés - de cette petite armée française d'Italie, de ces "Africains" de toutes origines, incontestablement héroïques et victorieux et qui vont rétablir presque à eux seuls la France dans sa grandeur passée, parmi les cinq vainqueurs de ce conflit mondial.
Les rudes combats de Tunisie de 1942 à 1943 ont été une résurrection pour l'armée française d'Afrique, car ils ont effacé un moment des esprits le spectre de la défaite de 1940. En mai 1943, cette armée encore dépenaillée de soixante mille hommes défile dans Tunis en tête des armées américaine et anglaise. Après l'euphorie de cette victoire alliée comparable en tout point à celle de Stalingrad, les dangereux ferments de la discorde franco-française divisent encore pourtant les Français libres (gaullistes) de 1940 et les "Africains" (légitimistes) de 1942. Mais la campagne d'Italie va commencer. L'armée d'Afrique y joue encore un rôle de premier plan et l'amalgame tant souhaité par son chef brillant, le général Juin, se réalise lors de maints combats, tous victorieux, contre un ennemi commun. Ses cent vingt mille goumiers, spahis et tirailleurs, principalement marocains, algériens, tunisiens et sénégalais, se battent aux côtés des Français réconciliés, alors leurs égaux, pour restaurer leur empire brisé, dans le fol espoir pour ceux qui en ont conscience, d'y voir enfin établi en reconnaissance de leurs combats livrés, une nouvelle ère de justice sociale, comme celle existant alors dans cette petite armée française de transition. En juin 1944, pour tous ceux qui défilent sous les vivats dans Rome libérée, la victoire est belle et laisse présager le meilleur à venir. Mais le même jour, le débarquement anglo-saxon en Normandie relègue soudain au second plan ce théâtre d'opérations italien qui doit être abandonné par les Français dès la mi-juillet. Un mois plus tard, rassemblés sur les cargos et paquebots d'une armada franco-américaine voguant en direction du continent, ces "Africains", sous le nouveau commandement du général de Lattre de Tassigny, constituent une véritable armée moderne, forte de sept divisions d'élite regroupant déjà deux cent soixante-cinq mille hommes parfaitement équipés. Ils débarquent dès le 15 août dans le Sud de la France et vont découvrir, pour la plupart, cette métropole mythique et inconnue, au fur et à mesure de leurs engagements douloureusement victorieux. Ils supporteront, presque à eux seuls, côte à côte avec l'armée américaine, l'essentiel de sa libération, de la Provence à l'Alsace jusqu'au franchissement de la frontière allemande, le 19 mars 1945.
Le dimanche 8 novembre 1942, une armada anglo-américaine se présente devant les plages et lesports de l'Afrique française du Nord situés à l'ouest du méridien d'Alger. Tiraillée entre son sermentde fidélité au maréchal Pétain et l'obligation évidente de reprendre le combat avec ces forces alliéesseules à même de libérer la France occupée et son Empire sous contrôle, l'armée d'Afrique va toutde même combattre cette ?invasion? pendant trois longs jours, déchirée entre les ordres et contre-ordres de ses officiers généraux vichystes ou ?dissidents?. Le 9 novembre, profitant de ces atermoiements sanglants, les armées allemandes et italiennes de l'Axe débarquent en Tunisie et commencent d'investir en force ses principaux ports et aérodromes. Le 11 novembre au matin, l'armée d'Afrique cesse ces combats absurdes et se range enfin tout entière au côté des Alliés. Le 19 novembre, une semaine plus tard, mais une semaine trop tard, tant à cause de la ?résistance? initiale française aux débarquements anglo-saxons que des errements stratégiques du haut commandement allié, qui a négligé d'investir dans un même mouvement les côtes tunisiennes, l'armée d'Afrique reprend le combat contre ses seuls véritables ennemis depuis l'armistice dramatique de juin 1940: l'Allemagne hitlérienne et l'Italie mussolinienne. La campagne de Tunisie commence. Son histoire étrangement ignorée aujourd'hui marquera pourtant la renaissance de l'armée française après trois années d'humiliation. Pour l'Axe chassé d'Afrique, cette bataille acharnée sera aussi longue et dévastatrice que la bataille de Stalingrad et signalera à sa suite, en un parfait fondu enchaîné, selon le mot de Churchill, le début de sa fin.
Aujourd'hui, Boeing est devenu le premier constructeur aéronautique américain, et même le plus grand constructeur mondial. Pour le commun des mortels, le nom de Boeing fait depuis longtemps partie du langage courant. Il est devenu synonyme d'avion de ligne à réaction. Toutefois, cette renommée ne s'est pas construite en un jour. Pour en arriver là, les hommes qui se sont succédé à la tête de l'entreprise de Seattle ont dû relever des défis, dont certains mirent en jeu jusqu'à l'existence de l'entreprise. Ce livre retrace l'histoire de ce très grand constructeur, des origines jusqu'à nos jours. Illustré de plus de trois cents photographies et agrémenté de nombreux hors-texte et annexes, il dresse un panorama complet des créations de la Boeing Company dans le domaine aéronautique et astronautique.
La Vespa, symbole du scooter par excellence! Née après les tragiques années 1940, la Vespa incarne le renouveau de l'Italie, patrie des arts et des belles mécaniques. Véritable révolution dans le monde du deux-roues, c'est le scooter le plus répandu en France où il était fabriqué par l'ACMA, à Fourchambault. Devenue l'icône d'une époque heureuse, le symbole de l'amitié et de la liberté, la "Guêpe" appartient désormais à notre histoire. A travers cet ouvrage, vous cheminerez, entre réussites et déboires, dans l'histoire de notre Vespa française, et vous tomberez sous le charme, si vous ne l'êtes pas déjà, du plus beau des scooters. Vespa d'hier et Vespa d'aujourd'hui, dans nos villes, sur nos routes, la Vespa est intemporelle.
Steve McQueen participe à la construction d'un hot-rod avant même d'avoir son permis. Engagé dans les Marines, il gonfle un moteur de char pour aller plus vite. Jeune élève comédien, il rôde en moto dans Greenwich Village. En 1970, il manque de peu de remporter les 12 Heures de Sebring sur une Porsche 908. Steve court en buggy dans la Baja, fait de la moto partout où il va dans le monde et construit des films entiers à partir de sa passion pour les sports mécaniques et les machines. Au-delà de son statut de vedette de l'écran, McQueen est un authentique amateur d'autos et de motos et McQueen et ses machines rend hommage à cette passion vécue avec enthousiasme et générosité.
La montre, objet éminemment personnel, est souvent porteuse de charge affective ou d'une symbolique forte. Certaines ont d'ailleurs su prendre une place particulière dans l'imaginaire collectif en participant à des événements historiques. Cet ouvrage présente ainsi, dans leur contexte historique et horloger, cinquante des montres les plus significatives, soit en lien avec une célébrité, soit pour le rôle qu'elles ont joué dans l'histoire du monde ou de l'horlogerie. De nombreux documents, dont quelques inédits, viennent illustrer l'histoire de ces objets que des personnages célèbres de la politique, des arts ou des lettres ont apprécié: de Marie-Antoinette et sa Breguet à Santos Dumont et sa Cartier en passant par J.F. Kennedy, Elisabeth Il, Buzz Aldrin et son Omega Speedmaster, Che Guevara et ses Rolex, Steve McQueen et sa Tag Heuer et tant d'autres. Sont également évoqués les premiers chronomètres de marine, les montres-bracelets et autres chronographes militaires rendus célèbres par les as de l'aviation. Le choix de ces cinquante montres a été fixé en accord avec les experts de Business Montres et de la WWMG.