La reddition "sans coup férir" d'un lieutenant français face aux cavaliers d'Abd-El-Kader n'a aucune raison clairement identifiable. Il ne s'agit ici ni d'un mystère, ni d'un secret, mais d'une énigme qui interdit toute possibilité de déchiffrement. Une nuit, en 1845, un officier de l'armée française et l'Emir Abd-El-Kader décident de rompre ce pacte implicite qui régit les traditions guerrières: l'honneur commande l'affrontement. Or aucun coup de feu ne fut tiré, aucun mouvement offensif ne fut même amorcé, d'un côté comme de l'autre. Un silence et une immobilité qui suspendent les gestes attendus. Double apostasie: les ennemis, en cette étrange face-à-face, paraissent renier, au même moment, toutes leurs appartenances. J'ai seulement voulu retrouver ce moment qui, hors conventions, hors convictions, soulève l'énigme d'une reddition. Biographie de l'auteur Jean Lévêque est professeur de philosophie. Il a déjà publié plusieurs essais chez Osiris, ainsi que L'abécédaire de la philosophie chez Flammarion. Il a recherché plus particulièrement les relations qui peuvent exister entre l'ordre du récit et la formation des concepts. Sa connaissance de l'arabe lui a également permis de porter un autre regard sur les liens entre langue et politique.
Nombre de pages
145
Date de parution
27/01/2009
Poids
210g
Largeur
135mm
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EAN
9782296079441
Titre
Une reddition en Algérie 1845. La nuit en partage
Auteur
Lévêque Jean
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
210
Date de parution
20090127
Nombre de pages
145,00 €
Disponibilité
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Seule la terre vieillira, quand nous vivrons ensemble. — Tu ne dis rien. — Ils sont beaux tes poèmes. — Je sais ce que tu penses… ce ne sont que des poèmes, tu les as écrits pour me séduire, pour me conquérir, me détruire et m'emporter avec toi. Mais nous voici revenus au seuil de l'histoire. Tu redeviens cette étrange silhouette que j'ai rencontrée un soir. Cette étrange silhouette, c'est la limite qu'on ne peut pas franchir et notre amour, c'est ce fascinant impossible. Nous nous sommes battus dans ce monde vécu de toutes nos contradictions. Ce que nous laissons, ce sont des traces qui n'intéresseront personne. Je vais mourir. Mourir c'est sortir des limites. Sois heureuse sans moi, c'est la dernière parole de tous les fusillés. Mais cette parole je ne pourrai jamais, non jamais la prononcer. Je te le dis, je te le dis mon amour, tu ne peux pas être heureuse sans moi, tu ne peux pas. Tout se tait, ce soir. Je pense à toi.
Dans la mesure où elle capte les résonances humaines d'un terroir, la sagesse est un produit spécifique qui ne peut ni s'exporter ni s'importer. Mais ce qui passionne les sages, en tout temps et sous tous les climats, c'est le comportement de l'homme et la mise en lumière des valeurs qui le font vibrer, choisir et agir. En ce domaine, les découvertes des sages, lorsqu'elles atteignent un certain degré de maturation et de formulation, peuvent partiellement se partager aux peuples voisins. Dans ce « Supplément », Jean Lévêque, de l'Institut Catholique de Paris, nous fait découvrir et apprécier la sagesse égyptienne pour elle-même, selon ses propres lignes de force. Il valorise cependant, chemin faisant, les contacts qui, de fait, se sont produits avec la sagesse biblique.