La reddition "sans coup férir" d'un lieutenant français face aux cavaliers d'Abd-El-Kader n'a aucune raison clairement identifiable. Il ne s'agit ici ni d'un mystère, ni d'un secret, mais d'une énigme qui interdit toute possibilité de déchiffrement. Une nuit, en 1845, un officier de l'armée française et l'Emir Abd-El-Kader décident de rompre ce pacte implicite qui régit les traditions guerrières: l'honneur commande l'affrontement. Or aucun coup de feu ne fut tiré, aucun mouvement offensif ne fut même amorcé, d'un côté comme de l'autre. Un silence et une immobilité qui suspendent les gestes attendus. Double apostasie: les ennemis, en cette étrange face-à-face, paraissent renier, au même moment, toutes leurs appartenances. J'ai seulement voulu retrouver ce moment qui, hors conventions, hors convictions, soulève l'énigme d'une reddition. Biographie de l'auteur Jean Lévêque est professeur de philosophie. Il a déjà publié plusieurs essais chez Osiris, ainsi que L'abécédaire de la philosophie chez Flammarion. Il a recherché plus particulièrement les relations qui peuvent exister entre l'ordre du récit et la formation des concepts. Sa connaissance de l'arabe lui a également permis de porter un autre regard sur les liens entre langue et politique.
Nombre de pages
145
Date de parution
27/01/2009
Poids
210g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296079441
Titre
Une reddition en Algérie 1845. La nuit en partage
Auteur
Lévêque Jean
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
210
Date de parution
20090127
Nombre de pages
145,00 €
Disponibilité
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Dans la mesure où elle capte les résonances humaines d'un terroir, la sagesse est un produit spécifique qui ne peut ni s'exporter ni s'importer. Mais ce qui passionne les sages, en tout temps et sous tous les climats, c'est le comportement de l'homme et la mise en lumière des valeurs qui le font vibrer, choisir et agir. En ce domaine, les découvertes des sages, lorsqu'elles atteignent un certain degré de maturation et de formulation, peuvent partiellement se partager aux peuples voisins. Dans ce « Supplément », Jean Lévêque, de l'Institut Catholique de Paris, nous fait découvrir et apprécier la sagesse égyptienne pour elle-même, selon ses propres lignes de force. Il valorise cependant, chemin faisant, les contacts qui, de fait, se sont produits avec la sagesse biblique.
Voilà dix ans, Jean Lévêque, alors professeur à l'Institut catholique de Paris, offrait quinze textes sapientiaux de l'Egypte ancienne dans le " Supplément au Cahier Evangile 46 ". Il complète aujourd'hui ce travail en présentant les sagesses de Mésopotamie et en ouvrant, dans un bon tiers du présent " Supplément ", le dossier du juste souffrant, tant en Egypte qu'à Ugarit et dans la culture des " Deux Fleuves ". L'ouvrage s'achève par les sentences d'Ahiqar, ce bestseller du Proche-Orient ancien dont on relève des traces dans Démocrite, Esope, Tobit, Daniel et le Talmud de Babylone.
Job sur son fumier ou en pleine dépression, c'est le drame de la souffrance. Lorsque Dieu se tait devant le malheur d'un innocent, la foi vacille et il devient facile de refuser ce Dieu incompréhensible et inhumain. Mais le livre de Job est un chemin de foi, car Dieu répond toujours, comme il a répondu à son Fils, dans la nuit de Pâques. Jean Lévêque enseigne les livres de sagesse et les Psaumes à l'Institut Catholique de Paris. Il propose ici un chemin pour suivre l'aventure de Job dans le combat de la foi.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...
Cet ouvrage analyse l'action du gouvernement provincial du Lualaba sous le leadership transformationnel de madame la gouverneure Fifi Masuka Saini, illustrant comment une gouvernance féminine visionnaire peut transformer les institutions, stimuler le développement socioéconomique et renforcer le rayonnement international d'un territoire minier. Fondée sur des enquêtes de terrain, entretiens avec acteurs institutionnels et populations locales, et une revue de littérature en sociologie politique, l'étude détaille les stratégies déployées en éducation, santé, infrastructures, eau, électricité, et attractivité des investissements. Elle examine aussi les attentes sociales envers le leadership provincial : inclusivité, transparence, responsabilité. Sur le plan scientifique, l'ouvrage enrichit les débats sur le leadership transformationnel en Afrique, l'autonomisation politique des femmes et les liens entre gouvernance, développement territorial et diplomatie locale - un outil précieux pour les acteurs miniers et économiques.