En 1775, la création de l'Institut national fut l'un des derniers actes de la Convention. Elle enracinait ainsi dans la Révolution française les sciences morales et politiques qu'abritaient la Deuxième classe de l'Institut. Ses cinq sections - analyse des sensations et des idées, morale, science sociale et législation, économie politique, histoire - accueillaient à la fois un savoir et un projet politique que devait reprendre à son compte l'opposition libérale, après les vicissitudes de l'Empire et de la Restauration. En effet, au-delà des questions théoriques directes, ce sont l'hygiène publique, l'éducation, l'organisation du travail, l'état des prisons et la condition ouvrière qui étaient à l'ordre du jour. A travers les débats de l'Académie des sciences morales et politiques (restaurée en 1832), c'est la constitution de ces sciences et la réorientation de ce projet dans la culture politique libérale, qui sont racontées dans ce livre. L'Académie des sciences morales et politiques était un cénacle, un lieu privilégié et un observatoire des débats et des combats scientifiques, philosophiques et politiques de l'époque. Sont ainsi directement concernés la philosophie, la morale, le droit, l'économie politique, l'histoire, la médecine sociale et l'anthropologie. Leur étude permet d'éclairer d'un jour nouveau et décisif l'histoire des sciences humaines et, plus largement, l'histoire intellectuelle de la France dans la première moitié du XlXème siècle.
Nombre de pages
420
Date de parution
03/05/2000
Poids
680g
Largeur
155mm
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EAN
9782738436467
Titre
INSTITUTION DES SCIENCES MORALES
ISBN
2738436463
Auteur
Leterrier Sophie-Anne
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
680
Date de parution
20000503
Nombre de pages
420,00 €
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Le domaine de la chanson est vaste et divers, segmenté en territoires bien distincts : les termes de "chanson populaire", "folklorique", "traditionnelle", de "chanson française" renvoient chacun à des époques et à des espaces spécifiques. Les chansons anciennes qui font l'objet de cette étude engagent des acteurs très variés : des institutions patrimoniales qui gèrent des collections imprimées ou des fonds sonores, des équipes qui valorisent les chansons en les publiant, des chercheurs, des enseignants, des interprètes. Un CD réunissant des pièces illustrant chacun des articles est joint à l'ouvrage.
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Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...