
Panser la santé mondiale
La crise du covid a rappelé l'importance et la fragilité des systèmes sanitaires nationaux et internationaux. Elle a également mis en lumière les profondes inégalités mondiales en la matière. Et si l'on suit l'OMS en définissant la santé non pas uniquement comme l'absence de maladie. mais comme un état de complet bien-être physique. mental et social. alors les fractures entre pays. mais aussi entre classes, genres et identités ethno-raciales apparaissent encore plus abyssales. Au-delà de l'accès à la santé. c'est aussi dans sa production même que s'observent les déséquilibres et les relations de pouvoir entre et au sein des pays. La lutte autour des brevets, par exemple. montre à quel point les savoirs médicaux sont encore trop souvent produits et appropriés par une poignée de sociétés privées du Nord pour répondre aux "besoins" de santé... du Nord. Et l'analyse des "chaînes mondiales du care" révèlent l'étendue du pillage opéré par les pays riches dans les "ressources humaines sanitaires" du Sud. Face à ces injustices, les appels à une "décolonisation de la santé mondiale" se multiplient, non sans soulever leur propre lot de débats et de luttes de pouvoir. Reste un enjeu fondamental : comment élaborer d'authentiques "politiques publiques sanitaires mondiales" permettant de réduire les inégalités. de démocratiser les savoirs et de sortir la santé des logiques marchandes dans lesquelles elle est enfermée aujourd'hui.
| EAN | 9791039900423 |
|---|---|
| Titre | Panser la santé mondiale |
| Auteur | Leterme Cédric |
| Editeur | SYLLEPSE |
| Largeur | 135 |
| Poids | 226 |
| Date de parution | 20220609 |
| Nombre de pages | 14,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'avenir du travail vu du Sud. Critique de la "quatrième révolution industrielle"
Leterme CédricL'"avenir du travail" est le sujet du moment dans le petit monde de la "gouvernance mondiale". Toutes les organisations internationales, ou presque, en ont fait une priorité, sans parler des think tanks et autres cabinets de conseil. Leur point commun ? : penser cet avenir sous l'angle étroit de la "quatrième révolution industrielle" – avec ses robots, ses imprimantes 3D et ses plateformes numériques – pour mieux vendre des (dé)régulations du travail. Mais de quel travail parle-t-on exactement ? A qui ces discours et analyses sont-ils destinés ? Dans quels buts ? Aujourd'hui, les trois quarts des travailleur·euses de la planète font partie de ce qu'on peut appeler le "Sud global". Leur écrasante majorité sans accès à un emploi formel ni aux protections qui lui sont encore liées. Les imprimantes 3D et les algorithmes sont le cadet de leurs soucis. Ce sont pourtant les grand·es absent·es du débat sur l'"avenir du travail". Il est urgent de faire la critique de ce "débat" pensé et organisé par les multinationales et les Etats, avant tout du point de vue de celles et ceux qu'ils s'obstinent à marginaliser. Ce livre donne la parole à des activistes, syndicalistes et universitaires qui sont en première ligne pour penser et agir sur l'"avenir du travail" dans les périphéries de l'économie mondiale.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER12,00 € -
Alternatives Sud 27-2020/1 : Impasses numériques. Points de vue du Sud
Leterme CédricAujourd'hui, le "numérique" est partout. Du transport à l'alimentation en passant par la santé ou le logement, difficile de trouver une sphère d'activité qui échappe encore à son emprise. Du moins dans les pays du Nord. Au Sud, les progrès de la numérisation restent plus inégaux. Ils n'en posent pas moins question. D'abord, parce que les technologies numériques reposent sur une exploitation massive des ressources de la nature – ce qu'on appelle l'"extractivisme" – et une fuite en avant écologique dont le Sud est la première victime à l'échelle mondiale. Ensuite, parce que leur déploiement profite avant tout à une poignée de multinationales qui concentrent un pouvoir inédit grâce à l'exploitation de quantités toujours croissantes de "données". Enfin, parce que la gouvernance et l'infrastructure globales du numérique sont aujourd'hui dominées par le Nord et le secteur privé, avec à la clé de nouvelles formes de dépendance et d'exploitation. Mais les résistances s'organisent. Des Etats cherchent à promouvoir leur "industrialisation numérique" ou plus largement leur "souveraineté technologique". En parallèle, des mouvements sociaux défendent un usage démocratique, écologique et émancipateur du numérique, face aux instrumentalisations du capitalisme de plateforme, mais aussi de la surveillance étatique.ÉPUISÉVOIR PRODUIT13,00 € -

Courrier Hebdomadaire N° 2297/2016 : L'Organisation internationale du travail (OIT)
Leterme CédricL'Organisation internationale du travail (OIT) est la plus ancienne institution du système des Nations unies et l'une des plus méconnues. Datant de 1919, sa création témoigne de l'importance croissante prise par le travail et par la question sociale. L'OIT a pour mission première d'adopter des normes internationales du travail, mais elle a également progressive- ment développé des activités de coopération technique et de production d'expertise. Elle compte aujourd'hui 186 membres, tous représentés par un nombre égal de délégués gouvernementaux et de délégués professionnels issus des organisations d'employeurs et de travailleurs. Unique sur la scène internationale, ce tripartisme a historiquement permis à l'OIT de revendiquer une forte légitimité au moment de traiter des enjeux du travail. Mais il la rend également particulièrement sensible aux évolutions intervenues sous le coup de la chute du communisme et sous l'effet de la mondialisation, à l'Image du recul syndical ou de l'essor des entreprises multinationales. Ce Courrier hebdomadaire donne un aperçu synthétique de l'histoire de l'OIT, de ses principaux rouages (structures et fonctionnement), de ses domaines et modalités d'intervention, et des enjeux qui la traversent. Cédric Leterme se penche sur les défis auxquels l'OIT doit faire face au moment d'aborder son centenaire. Au tournant du siècle, la fin de la Guerre froide et l'essor de la mondialisation ont en effet posé de grandes questions à cette organisation internationale créée pour faire barrage au communisme et pour réguler des relations socio-économiques entre les nations. L'OIT a tenté d'y apporter des réponses, mais elle est loin d'avoir dépassé les interrogations qui pèsent sur son avenir. Parmi les défis à relever, figurent les conséquences de la crise économique et financière déclenchée en 2008, le refus croissant du patronat de jouer le jeu du tripartisme, et les tensions qui traversent le "développement durable" entre urgence écologique, développement du Sud et lutte contre les inégalités.IndisponibleCOMMANDER3,70 € -

Petit manuel de discussions politiques. Réflexions et pratiques d'animation à l'usage des collectifs
Jeanmart Gaëlle ; Leterme Cédric ; Müller ThierryRésumé : Comment organiser et animer des discussions politiques qui soient à la fois constructives et démocratiques ? Cette. question relève souvent du dilemme. Coups de force, dialogues de sourds, raisonnements biaisés, questions provocatrices, réponses à côté... Les médias, nos soirées-débats ou nos repas du dimanche nous abreuvent d'exemples sur les écueils qui conduisent nos discussions politiques à une impasse. Et pourtant, les espaces politiques peuvent-ils se passer de la discussion ? Sans elle seraient-ils encore démocratiques ? Ce petit manuel propose des pistes concrètes pour (ré)apprendre à discuter ensemble, et à faire ainsi du groupe où l'on s'engage un champ d'intelligence partagée. Ce livre combine vigilance pratique du manuel et interrogation plus théorique sur les enjeux des processus de discussion, sur leurs limites, leurs points aveugles et leurs présupposés.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER12,00 €
Du même éditeur
-

Quand vient la nuit. Volontaires internationaux contre le fascisme (Espagne, 1936-1939)
Batou Jean ; Prezioso Stéfanie ; Rapin Ami-JacquesEN STOCKCOMMANDER30,00 € -

Le plan Condor en procès. Répression sans frontières et crimes contre l'humanité en Amérique du Sud
Lessa Francesca ; Michelini InèsA travers les voix et les récits de survivants et de témoins, de militants des droits de l'homme, d'acteurs judiciaires, de journalistes et d'historiens, Francesca Lessa lève le voile sur les secrets de la répression transnationale mise en place par les dictatures sud-américaines entre 1969 et 1981. Mettant en place une coordination répressive inédite connue sous le nom de plan Condor, les services secrets du Chili, de l'Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l'Uruguay, avec le soutien des Etats-Unis, lancent une campagne de lutte contre la "subversion" . Les dictatures militaires alors en place en Amérique latine envoient des agents secrets poursuivre et assassiner les dissidents politiques jusqu'en Europe (France, Italie, Portugal, Espagne...) et aux Etats-Unis. Les forces militaires et policières, légales et extra-légales, de ces dictatures vont enlever, torturer et assassiner des centaines d'hommes et de femmes. Le plan Condor est le fil conducteur des dictatures sud-américaines qui firent des dizaines de milliers de morts, et plus encore de torturés, d'emprisonnés, d'exilés. Au cours de ces années, l'Amérique du Sud devint une zone de terreur généralisée et d'impunité pour ceux qui perpétuaient la violence. Dans ce livre, Francesca Lessa montre également comment des réseaux d'individus en quête de justice se sont progressivement matérialisés et ont réussi à transcender les frontières nationales pour obtenir justice pour les victimes de ces horreurs. S'appuyant sur un travail de terrain approfondi, des recherches dans les archives, des observations de procès et plus d'une centaine d'entretiens, Le plan Condor en procès explore le passé et le présent de l'Amérique du Sud. Ce livre met en lumière les luttes actuelles pour la justice, alors que les sociétés de la région sont confrontées à l'héritage des atrocités commises.EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

Le travail totalitaire
Rozenblatt PatrickAu travail, et dans la joie s'il vous plaît, sous l'emprise des technologies de communication et surveillance, il faut désormais être à disposition de l'employeur 24 heures sur 24, sept jours sur sept et même lors de ses congés. A contrario de cette réalité, s'enchaînent les discours patronaux et étatiques présentant la vie quotidienne comme de moins en moins contrainte par le temps de travail. Loin de cette arnaque, ce livre explore comment, depuis 1968, s'est déployé un processus d'intrusion du travail capitalistique dans notre quotidien. Associé aux pratiques managériales, qui font de l'urgence la norme dans l'organisation du travail, le travail totalitaire engloutit la moindre parcelle de liberté de notre temps. Il s'accapare notre intimité jusque dans l'offre et la consommation de loisirs planifiés et minutés. Il fait de nous des "esclaves modernes". "Le travail totalitaire" explique en quoi la bataille pour l'émancipation ne peut plus se satisfaire de la seule réduction quotidienne du temps de travail. Une critique radicale de la vie quotidienne devient ainsi une condition indispensable pour qu'advienne une société démocratique.EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

Elles avaient fui Franco
Nadal Marie-José ; Dreyfus-Armand GenevièveY a-t-il un intérêt à rendre compte, en 2024, de l'expérience de femmes qui ont fui l'Espagne au moment de la victoire de Franco en 1939 ? C'est à travers des récits de vie, des trajectoires de trois femmes, que ce livre entend contribuer à une compréhension toujours à renouveler du fascisme, des résistances au quotidien, des processus de violence. Ainsi, la première partie du livre met en perspective les récits en posant un cadre historique. La deuxième présente le témoignage de trois femmes espagnoles qui avaient refusé la victoire du général Franco en 1939 et s'étaient réfugiées en France en l'absence de leur mari. Cette séparation était due au fait que la frontière entre la France et l'Espagne avait été ouverte aux civils et aux blessés à partir du 27 janvier 1939, alors qu'elle était restée fermée aux soldats de l'armée républicaine espagnole jusqu'au 5 février 1939. Les trois narratrices, qui ont accepté de raconter leur vie à l'auteure, 50 ans après la défaite républicaine, étaient issues de familles dont les hommes avaient été des militants ou des sympathisants de partis politiques opposés au coup d'Etat nationaliste. Leur enfance et leur adolescence se sont passées à Barcelone, avec son lot de conflits sociaux et de répression. Leurs témoignages montrent comment des ouvrières ou des mères de famille des quartiers ouvriers se sont senties concernées par les idées nouvelles et par les changements politiques intervenus dès leur jeunesse. L'imprégnation politique émanant du milieu familial et de la vie de quartier alimente le sentiment d'appartenir à une classe sociale qui lutte pour améliorer ses conditions de vie. Dès lors, les femmes n'hésitent pas à intervenir à leur manière dans leur quartier. Ce sont les petits gestes de solidarité ou de rejet, les échanges verbaux dans les magasins, les coopératives d'alimentation, les lavoirs publics ou le récit de leurs loisirs dans les centres communautaires, qui révèlent la constitution d'un espace politique qui ne s'exprime que lors d'événements particulièrement importants comme les grèves, la célébration de l'arrivée au pouvoir d'un gouvernement républicain, la guerre ou l'exil. Pour ces trois femmes, leur décision de quitter l'Espagne représente leur fidélité idéologique à leur condition de femmes du peuple, en même temps qu'elles se sont montrées solidaires des choix politiques de leur famille, de leur milieu social et de leurs époux impliqués dans la guerre civile.EN STOCKCOMMANDER18,00 €
De la même catégorie
-

Le chien d'Ulysse et autres récits
Beaulieu Baptiste ; Chantal Laure deLorsque j'étais enfant, ma mère me lisait des histoires de la mythologie grecque. A travers ces récits, elle me transmettait bien plus qu'un amour des mots et des légendes : elle me donnait une clé pour comprendre le monde et, sans le savoir, elle semait en moi les premières graines de ma vocation. Bien des années plus tard, devenu médecin, j'ai croisé la route de Laure de Chantal, une helléniste passionnée. Notre complicité intellectuelle s'est trouvée renforcée par une douleur commune : au même moment, nous avions dû accompagner nos parents dans la maladie. Ils avaient tous deux basculé dans la fragilité, nous plaçant face à cette médecine que l'on exerce ou que l'on subit, selon la place où l'on se trouve. En écrivant ce texte, nous avons voulu offrir une boîte à outils dans laquelle chacun peut piocher pour écouter mieux, espérer mieux et accompagner mieux soignants comme soignés". Drôles, graves et engagés, ces récits mêlant médecine et mythologie nous invitent à vivre notre santé autrement. Un trésor d'humanité. Baptiste Beaulieu, médecin généraliste engagé, est l'auteur, entre autres, de Où vont les larmes quand elles sèchent (L'Iconoclaste, 2023) et Tous les silences ne font pas le même bruit (L'Iconoclaste, 2024). Normalienne et agrégée de lettres classiques, Laure de Chantal a écrit, entre autres, Libre comme une déesse grecque (Stock, 2022) et Yourcenar avant les autres (Stock, 2025). En achetant ce livre, vous faites un don à la Fondation pour la Recherche Médicale, association qui défend une cause chère à Baptiste Beaulieu.EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

Faire sans. Les pénuries de médicaments qui menacent nos sociétés
Marque ClémenceDevrons-nous bientôt apprendre à nous passer de certains médicaments ? Pourquoi notre puissante industrie pharmaceutique se heurte- t-elle à des pénuries de traitements aussi courants que le paracétamol ou l'amoxicilline ? Après avoir travaillé pendant plus de vingt ans avec et dans l'industrie pharmaceutique, Clémence Marque dresse un état des lieux limpide de cette filière habituellement opaque, pour nous aider à comprendre les menaces concrètes qui pèsent sur notre système de soins et nous préparer aux crises à venir. Qui fabrique nos médicaments ? Comment arrivent-ils (ou n'arrivent-ils pas) jusqu'à notre pharmacie ? Qui décide de leur prix de vente ? Rigoureuse et implacable, cette enquête constitue un plaidoyer pour une production locale des médicaments essentiels, plus souveraine et moins lucrative, dans notre pays qui en est l'un des plus gros consommateurs d'Europe.EN STOCKCOMMANDER21,50 €


