Courrier Hebdomadaire N° 2297/2016 : L'Organisation internationale du travail (OIT)
Leterme Cédric
CRISP
3,70 €
Indisponible
EAN :9782870751350
L'Organisation internationale du travail (OIT) est la plus ancienne institution du système des Nations unies et l'une des plus méconnues. Datant de 1919, sa création témoigne de l'importance croissante prise par le travail et par la question sociale. L'OIT a pour mission première d'adopter des normes internationales du travail, mais elle a également progressive- ment développé des activités de coopération technique et de production d'expertise. Elle compte aujourd'hui 186 membres, tous représentés par un nombre égal de délégués gouvernementaux et de délégués professionnels issus des organisations d'employeurs et de travailleurs. Unique sur la scène internationale, ce tripartisme a historiquement permis à l'OIT de revendiquer une forte légitimité au moment de traiter des enjeux du travail. Mais il la rend également particulièrement sensible aux évolutions intervenues sous le coup de la chute du communisme et sous l'effet de la mondialisation, à l'Image du recul syndical ou de l'essor des entreprises multinationales. Ce Courrier hebdomadaire donne un aperçu synthétique de l'histoire de l'OIT, de ses principaux rouages (structures et fonctionnement), de ses domaines et modalités d'intervention, et des enjeux qui la traversent. Cédric Leterme se penche sur les défis auxquels l'OIT doit faire face au moment d'aborder son centenaire. Au tournant du siècle, la fin de la Guerre froide et l'essor de la mondialisation ont en effet posé de grandes questions à cette organisation internationale créée pour faire barrage au communisme et pour réguler des relations socio-économiques entre les nations. L'OIT a tenté d'y apporter des réponses, mais elle est loin d'avoir dépassé les interrogations qui pèsent sur son avenir. Parmi les défis à relever, figurent les conséquences de la crise économique et financière déclenchée en 2008, le refus croissant du patronat de jouer le jeu du tripartisme, et les tensions qui traversent le "développement durable" entre urgence écologique, développement du Sud et lutte contre les inégalités.
Nombre de pages
40
Date de parution
24/08/2016
Poids
200g
Largeur
205mm
Plus d'informations
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EAN
9782870751350
Titre
Courrier Hebdomadaire N° 2297/2016 : L'Organisation internationale du travail (OIT)
Auteur
Leterme Cédric
Editeur
CRISP
Largeur
205
Poids
200
Date de parution
20160824
Nombre de pages
40,00 €
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L'"avenir du travail" est le sujet du moment dans le petit monde de la "gouvernance mondiale". Toutes les organisations internationales, ou presque, en ont fait une priorité, sans parler des think tanks et autres cabinets de conseil. Leur point commun ? : penser cet avenir sous l'angle étroit de la "quatrième révolution industrielle" – avec ses robots, ses imprimantes 3D et ses plateformes numériques – pour mieux vendre des (dé)régulations du travail. Mais de quel travail parle-t-on exactement ? A qui ces discours et analyses sont-ils destinés ? Dans quels buts ? Aujourd'hui, les trois quarts des travailleur·euses de la planète font partie de ce qu'on peut appeler le "Sud global". Leur écrasante majorité sans accès à un emploi formel ni aux protections qui lui sont encore liées. Les imprimantes 3D et les algorithmes sont le cadet de leurs soucis. Ce sont pourtant les grand·es absent·es du débat sur l'"avenir du travail". Il est urgent de faire la critique de ce "débat" pensé et organisé par les multinationales et les Etats, avant tout du point de vue de celles et ceux qu'ils s'obstinent à marginaliser. Ce livre donne la parole à des activistes, syndicalistes et universitaires qui sont en première ligne pour penser et agir sur l'"avenir du travail" dans les périphéries de l'économie mondiale.
Aujourd'hui, le "numérique" est partout. Du transport à l'alimentation en passant par la santé ou le logement, difficile de trouver une sphère d'activité qui échappe encore à son emprise. Du moins dans les pays du Nord. Au Sud, les progrès de la numérisation restent plus inégaux. Ils n'en posent pas moins question. D'abord, parce que les technologies numériques reposent sur une exploitation massive des ressources de la nature – ce qu'on appelle l'"extractivisme" – et une fuite en avant écologique dont le Sud est la première victime à l'échelle mondiale. Ensuite, parce que leur déploiement profite avant tout à une poignée de multinationales qui concentrent un pouvoir inédit grâce à l'exploitation de quantités toujours croissantes de "données". Enfin, parce que la gouvernance et l'infrastructure globales du numérique sont aujourd'hui dominées par le Nord et le secteur privé, avec à la clé de nouvelles formes de dépendance et d'exploitation. Mais les résistances s'organisent. Des Etats cherchent à promouvoir leur "industrialisation numérique" ou plus largement leur "souveraineté technologique". En parallèle, des mouvements sociaux défendent un usage démocratique, écologique et émancipateur du numérique, face aux instrumentalisations du capitalisme de plateforme, mais aussi de la surveillance étatique.
La crise du covid a rappelé l'importance et la fragilité des systèmes sanitaires nationaux et internationaux. Elle a également mis en lumière les profondes inégalités mondiales en la matière. Et si l'on suit l'OMS en définissant la santé non pas uniquement comme l'absence de maladie. mais comme un état de complet bien-être physique. mental et social. alors les fractures entre pays. mais aussi entre classes, genres et identités ethno-raciales apparaissent encore plus abyssales. Au-delà de l'accès à la santé. c'est aussi dans sa production même que s'observent les déséquilibres et les relations de pouvoir entre et au sein des pays. La lutte autour des brevets, par exemple. montre à quel point les savoirs médicaux sont encore trop souvent produits et appropriés par une poignée de sociétés privées du Nord pour répondre aux "besoins" de santé... du Nord. Et l'analyse des "chaînes mondiales du care" révèlent l'étendue du pillage opéré par les pays riches dans les "ressources humaines sanitaires" du Sud. Face à ces injustices, les appels à une "décolonisation de la santé mondiale" se multiplient, non sans soulever leur propre lot de débats et de luttes de pouvoir. Reste un enjeu fondamental : comment élaborer d'authentiques "politiques publiques sanitaires mondiales" permettant de réduire les inégalités. de démocratiser les savoirs et de sortir la santé des logiques marchandes dans lesquelles elle est enfermée aujourd'hui.
Résumé : Comment organiser et animer des discussions politiques qui soient à la fois constructives et démocratiques ? Cette. question relève souvent du dilemme. Coups de force, dialogues de sourds, raisonnements biaisés, questions provocatrices, réponses à côté... Les médias, nos soirées-débats ou nos repas du dimanche nous abreuvent d'exemples sur les écueils qui conduisent nos discussions politiques à une impasse. Et pourtant, les espaces politiques peuvent-ils se passer de la discussion ? Sans elle seraient-ils encore démocratiques ? Ce petit manuel propose des pistes concrètes pour (ré)apprendre à discuter ensemble, et à faire ainsi du groupe où l'on s'engage un champ d'intelligence partagée. Ce livre combine vigilance pratique du manuel et interrogation plus théorique sur les enjeux des processus de discussion, sur leurs limites, leurs points aveugles et leurs présupposés.