Cet album de « vues artistiques » reproduit, classées par planches thématiques, des photographies imprimées sur cartes postales datant des années 1900-1925. Cette collection pousse à interroger les rapports entre les manières par lesquelles l'art de la peinture de la seconde moitié du XIXe siècle, d'une part, et la photographie industrielle tirée sur carte postale au début du siècle suivant, d'autre part, ont su rendre le monde environnant. Bien que les matérialités diffèrent, les cartes attestent d'une continuité, parfois d'une coïncidence, avec des tableaux. Il suffit d'observer comment sont traités certains sites : Paris, son fleuve, ses avenues, ses parcs, ses champs de courses, puis les territoire champêtres aux alentours de la capitale, et plus loin le théâtre de la côte normande, et jusqu'au détour par le midi ou, de l'autre côté de la Méditerranée, par la colonie algérienne. Avec la diffusion massive de la photographie sous forme de cartes postales, des photographes du début du XXe siècle ont reproduit plus que jamais le spectacle du monde environnant et se sont valorisés en pensant le faire à la manière de l'art.Les Éts. Decoux (créés au milieu des années 2000 par Didier Decoux à Bruxelles) sont une entreprise artistique active dans la micro-édition. Ils ont conçu une trentaine de livres d'artiste. Ceux-ci manifestent un intérêt pour la citation, l'énonciation, l'interprétation, pour la collecte et le montage de documents, pour l'histoire, plus particulièrement l'histoire de l'art, et activent des lectures tant poétiques que critiques. Vues artistiques. Album est le second ouvrage des Éts. Decoux édité à La Lettre volée, après Quelque chose a bougé paru en 2016.
Nombre de pages
80
Date de parution
17/07/2020
Poids
700g
Largeur
245mm
Plus d'informations
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EAN
9782873175481
Titre
Vues artistiques. Un album des Etablissements Decoux
ISBN
2873175486
Auteur
DECOUX DIDIER
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
245
Poids
700
Date de parution
20200717
Nombre de pages
80,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Entre 2012 et 2014, les Établissements Decoux ont collecté dans des boutiques de seconde main des photographies jumelles d'un même sujet prises à quelques secondes d'intervalle ou suivant un angle de vue légèrement différent et réuni une collection de près de deux cents de ces images doubles. il s'agit de clichés en noir et blanc pris par des amateurs entre les années 1920 et les années 1970. comment démêler l'intrigue, retracer la genèse ou imaginer le dialogue entre ces images doubles ? ce livre propose une tentative de typologie de ces variantes photographiques, soit la reprise (la pose du sujet, le cadrage et le point de vue sont très similaires d'une photo à l'autre) ; la variante (la pose change ou le cadrage est modifié bien qu'établi depuis un point de vue assez semblable) ; la variation (le point de vue du photographe varie suffisamment ou le sujet est transformé au point d'entraîner un déplacement de sens) ; la variation de disposition (pour les sujets complexes, certains éléments sont intervertis d'un cliché à l'autre) ; la variation par substitution (un sujet se met à la place d'un autre dans le même environnement) ; la variation quantitative (un ou plusieurs éléments sont soustraits ou rajoutés entre les deux prises de vue) ; la variation par contiguïté (la juxtaposition des deux clichés donne à voir un champ panoramique élargi).Didier Decoux, philologue distingué et artiste plasticien enseignant en école d'art, préside sous l'emblème des « Établissements Decoux » à l'auto-édition de livres d'artiste conçus « comme une mise en réseaux de textes divers perçus comme éléments porteurs de sens à déchiffrer et d'images choisies en tant que reflets connotés de subtiles préoccupations esthétiques ou sémantiques. Les livres des Établissements Decoux proposent ainsi une architecture conceptuelle minutieusement organisée et hiérarchisée au sein de laquelle chaque page (blanche ou imprimée), chaque notation (textuelle ou visuelle), chaque indice (manifeste ou suggéré) devient élément indispensable à la compréhension du thème exposé » (Pierre-Jean Foulon).
Mon Ombre et moi avons décidé de finir notre vie et il est temps pour moi de raconter notre histoire". Voilà comment Rohan de Coatarmanac'h, centenaire et dernier de sa lignée, entraîne Corentin Beltaine, ancien juge et nouveau biographe, à réaliser sa première biographie. A chaque entretien enregistré, Corentin s'interroge sur les étranges disparitions qui émaillent le récit que lui livre son client. Il est partagé entre les devoirs du juge qu'il fut, et celui du biographe qu'il est devenu. Toujours en dehors des codes classiques des romans policiers, Edwige Decoux-Lefoul nous entraîne pour son troisième roman, dans un road movie troublant, à travers le monde en compagnie d'Aimée de Coatarmanac'h, soeur de Rohan, autiste, qui deviendra une des plus grandes herboristes et spécialistes de médecines traditionnelles.
Bonn Sally ; Lerichomme Lise ; Ramirez-Blanco Juli
Comment occupons-nous nos espaces de vie, comment occupons-nous notre temps, que faisons-nous de nos corps ? Liées par l'amitié, et un intérêt partagé pour les utopies féministes, Sally Bonn, Lise Lerichomme et Julia Ramirez-Blanco ont imaginé ensemble à partir de ces questions une exposition, un symposium, un workshop et cet ouvrage collectif. 'Le Foyer de la révolte' s'appuie sur l'imaginaire utopique et féministe lié à nos conditions de travail domestique, de vie "privée" et d'expérimentations sociales. Dans les années 1980, l'historienne de l'architecture Dolores Hayden avait réfléchi à certaines de ces questions dans son ouvrage novateur 'The Grand Domestic Revolution'. Reprenant cette impulsion et l'actualisant, les artistes, chercheur·euses et auteur·ices du 'Foyer de la révolte' inventent des pistes et des formes dessinant des présences possibles et des futurs désirables. Depuis les pensées radicales du XIXe siècle jusqu'aux interrogations contemporaines sur nos manières de vivre, des nourriceries du Familistère de Guise aux squats anarcho-féministes berlinois, des bidonvilles de Nanterre aux habitats collectifs des ZAD contemporaines, nous suivons une ligne sinueuse mais décisive parmi des manières d'être et de faire monde. Par touches successives, les modèles familiaux y sont recomposés, le rapport au travail éclaté, la pensée de l'espace ouverte. L'enjeu de cet ouvrage est de faire apparaître la création artistique dans sa dimension engagée et d'entretenir le feu de ces révoltes. Sous la direction de Sally Bonn, chercheuses en esthétique, Lise Lerichomme, chercheuses en arts plastiques, et Julia Ramirez-Blanco, chercheuses en histoire de l'art, avec les contributions d'Anne Creissels, Keren Detton, Marcelo Expósito, Anaïs Feyeux, Edith Gaillard, Jacopo Galimberti, Anne-Valérie Gasc, Noémie Goddard, Monique Hervo, Clovis Maillet & Louise Hervé, Alex Martinis Roe, Morgane Merteuil, Cynthia Montier, Daniela Ortiz, Frederic Panni, Juan Pro, Ghislaine Vappereau.
Ce livre porte sur la façon dont les artistes contemporains tentent d'ajuster leurs moyens de représentation à la situation migratoire actuelle. En analysant ces jeux d'échelle, cet essai vise aussi à appréhender les migrations contemporaines à travers le prisme de leurs représentations artistiques. C'est à éclairer cette dimension que s'attache cet essai, qui se penche en ce sens sur quelques-uns des motifs caractéristiques des imaginaires migratoires de ce début de XXIe siècle que sont le refuge, le mur et le bateau, tels que les artistes d'aujourd'hui tentent d'en restituer les différentes dimensions. En entretissant histoire de l'art et études migratoires, cet ouvrage constitue l'une des premières théories critiques publiées en français sur les relations entre arts et migrations contemporaines.Paul Bernard-Nouraud est historien, théoricien et critique d'art. Docteur en esthétique de l'ÉHÉSS, il est également diplômé de l'Institut d'Études Politiques de Bordeaux, de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne et de l'Université libre de Bruxelles. Il a également été postdoctorant au sein du Madrid Institute for Advanced Study de Madrid, en résidence à la Casa de Velázquez. Outre ses contributions universitaires dans différentes revues, il est notamment l'auteur d?"Une histoire de l'art d'après Auschwitz" en trois volumes parus à L'Atelier contemporain. Il intervient régulièrement pour le Palais de la Porte dorée en tant que référent scientifique pour la médiation.