Des élus en campagne. Luttes municipales dans les bourgs industriels (XXe-XXIe siècles)
Mischi Julian
SCIENCES PO
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EAN :9782724644807
Gilets jaunes, essor de l'extrême droite, retrait des services publics? Les petites villes rurales sont devenues ces dernières décennies le symbole d'une France populaire qui souffre et proteste. La plupart ont en commun une histoire méconnue, celle de l'industrialisation des campagnes, qui, à partir du XIXe siècle, a présidé au développement d'un peuplement ouvrier et à la formation d'une élite de notables tenant le pouvoir municipal.En Bourgogne, Brienon-sur-Armançon, Saint-Florentin, Venarey-les-Laumes constituent trois de ces bourgs. S'appuyant sur les archives locales et des sources orales, Julian Mischi restitue leur histoire politique qui, loin de l'image d'un apolitisme et d'un unanimisme rural, se révèle riche et conflictuelle, traversée par des oppositions et des alliances de classe : l'accession de militants issus de milieux populaires à la tête des mairies demeure exceptionnelle, tandis que la bourgeoisie commerçante et industrielle parvient à maintenir hors du conseil municipal des populations ouvrières, pourtant majoritaires.Se dessine alors une autre histoire politique de la France contemporaine sous l'angle des élections municipales et des petites villes, entre construction et contestation d'un ordre social local.Julian Mischi est directeur de recherche à l'INRAE, membre de l'Institut de recherche interdisciplinaire en sciences sociales (IRISSO, Paris Dauphine-PSL). Il a publié plusieurs ouvrages sur le mouvement ouvrier et les territoires ruraux dans une perspective à la fois sociologique et historique.
Nombre de pages
363
Date de parution
12/09/2025
Poids
440g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782724644807
Auteur
Mischi Julian
Editeur
SCIENCES PO
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20250912
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363,00 €
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Les significations attribuées au mot "communiste" sont plus diverses que jamais. Il renvoie à une histoire tragique pour les peuples et les communistes eux-mêmes, et est même associé, dans le cas de la Chine, à un acteur central de la mondialisation capitaliste. Mais il reste aussi, pour beaucoup de celles et ceux qui le revendiquent, associé à l'idée d'une alternative au capitalisme, visant à l'égalité sociale et à l'instauration d'un pouvoir politique effectivement exercé par le plus grand nombre, non monopolisé par les élites sociales. Au-delà de ceux qui l'ont pensé ou dirigé et dont on a retenu les noms, le Parti communiste français est aussi le fruit de l'engagement de nombreux anonymes, adhérents, sympathisants ou militants, femmes se revendiquant ou non du féminisme ou encore travailleurs immigrés engagés dans les luttes anticoloniales. Cette histoire, qui commence au congrès de Tours en 1920 et traverse un siècle en France, est aussi la leur. Entre immenses espoirs et profonds découragements, Julian Mischi, sociologue et politiste, notamment auteur de Servir la classe ouvrière. Sociabilités militantes au PCF (PUR, 2010) et de Le Communisme désarmé. Le PCF et les classes populaires depuis les années 1970 (Editions Agone, 2014), relate ici une tentative unique de promouvoir les classes populaires.
Le communisme a autant été désarmé par ses adversaires socialistes et de droite, dans un contexte d'offensive néolibérale, qu'il s'est désarmé lui-même en abandonnant l'ambition de représenter prioritairement les classes populaires. Analyse du déclin d'un parti qui avait produit une élite politique ouvrière, ce livre propose une réflexion sur la construction d'un outil de lutte collectif contre l'exclusion politique des classes populaires. Cette revisite de l'histoire récente du PCF relève d'un enjeu majeur pour une gauche de plus en plus coupée des groupes populaires. S'appuyant sur une enquête de terrain et des archives internes, l'auteur montre comment, au-delà des transformations des milieux ouvriers, les classes populaires sont marginalisées au sein du PCE En traquant toute divergence interne et en changeant continuellement de ligne, l'appareil central provoque des départs massifs de militants. Prêter attention à ce qui se passe à " la base " rend compte des transformations des manières de militer dans un contexte de fragilisation du mouvement ouvrier.
Ce livre s'appuie sur une enquête menée pendant cinq ans sur le quotidien de syndicalistes ouvriers dans un atelier SNCF, au sein d'un bourg industriel de 3 000 habitants. Donnant la parole à des populations souvent associées à tort au seul monde agricole et essentiellement dépeintes par les médias nationaux comme des électeurs du FN, il montre que les ouvriers constituent le premier groupe social des campagnes françaises et tente de répondre à la question : comment s'engager quand tout pousse à la désyndicalisation ? La restitution d'entretiens et de discussions dans le syndicat, tout comme l'observation des mobilisations, font entrer le lecteur dans l'ordinaire de la vie d'ouvriers syndiqués et montrent des tentatives d'organisation collective concrètes face aux réorganisations managériales. Explorant les réalités du militantisme en entreprise, l'ouvrage souligne que les clivages de classes, loin d'avoir disparu, se sont reconfigurés dans un nouveau contexte politique et économique - contexte où l'engagement à gauche peut aussi se perpétuer dans des conditions renouvelées, voire se développer.
Le parti communiste français a été longtemps le premier parti de France. Des années 1930 aux années 1970, sa puissance électorale était considérable et ses militants étaient nombreux, en particulier dans les villes industrielles, mais aussi dans les territoires ruraux. Au nom du communisme, des ouvriers et des paysans se sont rassemblés et se sont engagés dans un monde, celui de la politique, d'où ils sont d'ordinaire exclus. Le PCF a pu apparaître comme le "parti de la classe ouvrière", fort de sa présence au coeur des milieux industriels, où ses militants animaient des cellules tout en s'impliquant dans la vie associative. C'est cette sociabilité communiste que Julian Mischi décrit dans une étude à la fois historique et sociologique, fruit d'une enquête menée dans quatre départements,(Allier, Isère, Loire-Atlantique, Meurthe-et-Moselle). En croisant documents internes et entretiens, ce livre analyse l'organisation des militants communistes dans les quartiers, les villages et les usines, et leur implication dans les réseaux syndicaux et municipaux. Dès lors, à rebours de l'image monolithique qui lui est couramment associée, la mobilisation communiste apparaît plurielle. Sur le terrain, loin de Moscou et de Paris, les dirigeants départementaux doivent en effet composer avec les sociabilités propres aux groupes et aux territoires qu'ils investissent. Suivant des consignes nationales, ils cherchent à politiser l'action des adhérents. "ale base" qui eux ne vivent pas de la politique et ont une vie hors du parti. Dans les localités et les entreprises, les pratiques militantes sont alimentées tant par des recommandations politiques que par les expériences de la vie quotidienne. L'objectif de cet ouvrage est là: étudier un parti dans son ancrage local pour comprendre le succès passé de la mobilisation communiste des classes populaires.
Cette synthèse sur la théorie des relations internationales les situe dans leur environnement intellectuel et historique. Elle passe en revue les modèles de référence généraux ainsi que les divers concepts de cette science politique, avant de détailler les débats sectoriels de la discipline. Cette édition intègre notamment les derniers développements sur le marxisme et l'intégration européenne.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.