Servir la classe ouvrière. Sociabilités militantes au PCF
Mischi Julian
PU RENNES
24,00 €
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EAN :9782753509849
Le parti communiste français a été longtemps le premier parti de France. Des années 1930 aux années 1970, sa puissance électorale était considérable et ses militants étaient nombreux, en particulier dans les villes industrielles, mais aussi dans les territoires ruraux. Au nom du communisme, des ouvriers et des paysans se sont rassemblés et se sont engagés dans un monde, celui de la politique, d'où ils sont d'ordinaire exclus. Le PCF a pu apparaître comme le "parti de la classe ouvrière", fort de sa présence au coeur des milieux industriels, où ses militants animaient des cellules tout en s'impliquant dans la vie associative. C'est cette sociabilité communiste que Julian Mischi décrit dans une étude à la fois historique et sociologique, fruit d'une enquête menée dans quatre départements,(Allier, Isère, Loire-Atlantique, Meurthe-et-Moselle). En croisant documents internes et entretiens, ce livre analyse l'organisation des militants communistes dans les quartiers, les villages et les usines, et leur implication dans les réseaux syndicaux et municipaux. Dès lors, à rebours de l'image monolithique qui lui est couramment associée, la mobilisation communiste apparaît plurielle. Sur le terrain, loin de Moscou et de Paris, les dirigeants départementaux doivent en effet composer avec les sociabilités propres aux groupes et aux territoires qu'ils investissent. Suivant des consignes nationales, ils cherchent à politiser l'action des adhérents. "ale base" qui eux ne vivent pas de la politique et ont une vie hors du parti. Dans les localités et les entreprises, les pratiques militantes sont alimentées tant par des recommandations politiques que par les expériences de la vie quotidienne. L'objectif de cet ouvrage est là: étudier un parti dans son ancrage local pour comprendre le succès passé de la mobilisation communiste des classes populaires.
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Nombre de pages
341
Date de parution
14/01/2010
Poids
532g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753509849
Titre
Servir la classe ouvrière. Sociabilités militantes au PCF
Auteur
Mischi Julian
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
532
Date de parution
20100114
Nombre de pages
341,00 €
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Les significations attribuées au mot "communiste" sont plus diverses que jamais. Il renvoie à une histoire tragique pour les peuples et les communistes eux-mêmes, et est même associé, dans le cas de la Chine, à un acteur central de la mondialisation capitaliste. Mais il reste aussi, pour beaucoup de celles et ceux qui le revendiquent, associé à l'idée d'une alternative au capitalisme, visant à l'égalité sociale et à l'instauration d'un pouvoir politique effectivement exercé par le plus grand nombre, non monopolisé par les élites sociales. Au-delà de ceux qui l'ont pensé ou dirigé et dont on a retenu les noms, le Parti communiste français est aussi le fruit de l'engagement de nombreux anonymes, adhérents, sympathisants ou militants, femmes se revendiquant ou non du féminisme ou encore travailleurs immigrés engagés dans les luttes anticoloniales. Cette histoire, qui commence au congrès de Tours en 1920 et traverse un siècle en France, est aussi la leur. Entre immenses espoirs et profonds découragements, Julian Mischi, sociologue et politiste, notamment auteur de Servir la classe ouvrière. Sociabilités militantes au PCF (PUR, 2010) et de Le Communisme désarmé. Le PCF et les classes populaires depuis les années 1970 (Editions Agone, 2014), relate ici une tentative unique de promouvoir les classes populaires.
Résumé : Le communisme a autant été désarmé par ses adversaires socialistes et de droite, dans un contexte d'offensive néolibérale, qu'il s'est désarmé lui-même en abandonnant l'ambition de représenter prioritairement les classes populaires. Analyse du déclin d'un parti qui avait produit une élite politique ouvrière, ce livre propose une réflexion sur la construction d'un outil de lutte collectif contre l'exclusion politique des classes populaires. Cette revisite de l'histoire récente du PCF relève d'un enjeu majeur pour une gauche de plus en plus coupée des groupes populaires. S'appuyant sur une enquête de terrain et des archives internes, l'auteur montre comment, au-delà des transformations des milieux ouvriers, les classes populaires sont marginalisées au sein du PCE En traquant toute divergence interne et en changeant continuellement de ligne, l'appareil central provoque des départs massifs de militants. Prêter attention à ce qui se passe à " la base " rend compte des transformations des manières de militer dans un contexte de fragilisation du mouvement ouvrier.
Résumé : Ce livre s'appuie sur une enquête menée pendant cinq ans sur le quotidien de syndicalistes ouvriers dans un atelier SNCF, au sein d'un bourg industriel de 3 000 habitants. Donnant la parole à des populations souvent associées à tort au seul monde agricole et essentiellement dépeintes par les médias nationaux comme des électeurs du FN, il montre que les ouvriers constituent le premier groupe social des campagnes françaises et tente de répondre à la question : comment s'engager quand tout pousse à la désyndicalisation ? La restitution d'entretiens et de discussions dans le syndicat, tout comme l'observation des mobilisations, font entrer le lecteur dans l'ordinaire de la vie d'ouvriers syndiqués et montrent des tentatives d'organisation collective concrètes face aux réorganisations managériales. Explorant les réalités du militantisme en entreprise, l'ouvrage souligne que les clivages de classes, loin d'avoir disparu, se sont reconfigurés dans un nouveau contexte politique et économique - contexte où l'engagement à gauche peut aussi se perpétuer dans des conditions renouvelées, voire se développer.
Gilets jaunes, essor de l'extrême droite, retrait des services publics... Les petites villes rurales sont devenues ces dernières décennies le symbole d'une France populaire qui souffre et proteste. La plupart ont en commun une histoire méconnue, celle de l'industrialisation des campagnes, qui, à partir du XIXe siècle, a présidé au développement d'un peuplement ouvrier et à la formation d'une élite de notables tenant le pouvoir municipal. En Bourgogne, Brienon-sur-Armançon, Saint-Florentin, Venarey-les-Laumes constituent trois de ces bourgs. S'appuyant sur les archives locales et des sources orales, Julian Mischi restitue leur histoire politique qui, loin de l'image d'un apolitisme et d'un unanimisme rural, se révèle riche et conflictuelle, traversée par des oppositions et des alliances de classe : l'accession de militants issus de milieux populaires à la tête des mairies demeure exceptionnelle, tandis que la bourgeoisie commerçante et industrielle parvient à maintenir hors du conseil municipal des populations ouvrières, pourtant majoritaires. Se dessine alors une autre histoire politique de la France contemporaine sous l'angle des élections municipales et des petites villes, entre construction et contestation d'un ordre social local.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
Cohen Evelyne ; Gangloff Anne ; Giuliani Jean-Domi
Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
Résumé : Chaque jour depuis plus de 20 ans, le docteur Vincent Morel accompagne des patients qui vont mourir. Comment ces malades abordent-ils cette phase ultime de leur existence ? Quelles questions posent-t-ils ? Comment les accompagner et les soulager ? Comment leurs expliquer ce que sont réellement les soins palliatifs trop souvent assimilés à l'échec des traitements ? Ces questions se doublent aujourd'hui de celle de l'euthanasie et du suicide assisté. Cette question posée par les patients eux-mêmes fait aussi partie de son quotidien. Et elle mobilise autant les soignants qu'elle anime la société. Au lieu de s'enfermer dans une réponse binaire qui chercherait à soutenir une position militante, l'auteur invite au doute et à la réflexion. A partir de ses rencontres au chevet des malades, il présente les différents arguments qui agitent le débat public. Dans une société en mouvement, il apporte les outils cliniques, historiques, éthiques, conceptuels, juridiques nécessaires à la prise de position que chacun prendra librement.
L'histoire du serment politique en Occident est celle d'un long dévoiement. Ce rite habillé d'oripeaux antiques, médiévaux et religieux, avait été pensé comme l'instrument de la conjuration des hommes libres. Il sera devenu un des moyens de conjurer leur liberté. Alliance des hommes libres et égaux sous le regard de Dieu, il est progressivement encadré par les puissances politiques et ecclésiales, puis capté par l'Etat moderne à partir du XVIIe siècle. L'expérience révolutionnaire cherchera à redonner au serment son caractère démocratique et égalitaire, avant qu'au XIXe il ne devienne un rite de sujétion bureaucratique. Dans les régimes autoritaires et totalitaires, il exprime non seulement une fidélité politique mais il est la marque d'un biopouvoir par lequel l'individu abdique sa conscience et jusqu'à son propre corps dans le peuple, le parti, l'Etat, l'idéologie, le chef. C'est à une histoire politique enracinée dans les pratiques juridiques et les doctrines religieuses propres à l'Occident, et aujourd'hui négligée, que ce livre s'attache à donner une lecture originale et novatrice, puisqu'il s'agit de la première synthèse en français sur l'histoire du serment.