Le Père Joseph Ledit, s. j. , s'est imposé la tâche de recueillir dans les livres liturgiques byzantins les textes qui glorifient la sainte Mère de Dieu. Cet essai de mariologie liturgique arrive à son heure, au moment où théologiens, pasteurs et fidèles s'engagent avec foi et confiance dans le mouvement oecuménique. Combien peu connus sont en Occident ces textes qui alimentent la piété et la foi de nos frères orthodoxes. Le grand mérite de l'auteur aura été d'ouvrir la voie à une meilleure intelligence de la mariologie byzantine enracinée dans la richesse dogmatique de l'orthodoxie et profondément nourrie de formules bibliques. Toute cette théologie s'exprime en lumière et en beauté. Bien engagée à la fin du sixième siècle, l'hymnographie byzantine connaît son apogée aux septième et huitième siècles, avant même la brisure entre l'Occident et l'Orient. Tous les hymnographes expriment avec ferveur, enthousiasme et en des accents lyriques leur dévotion. Ils ont été des poètes et des contemplatifs. Leur théologie est priante et intuitive. Au prix d'un immense labeur, Joseph Ledit, née en France en 1898, professeur à l'Institut Pontifical Oriental de 1929 à 1939, ensuite envoyé à Montréal où il a fondé en 1959 l'Eglise catholique russe pour les immigrants, offre aux chrétiens de toutes les Eglises une somme mariale liturgique susceptible d'alimenter leur piété, tout en leur donnant à réfléchir sur leurs responsabilités actuelles de croyants.
Nombre de pages
368
Date de parution
01/04/1979
Poids
701g
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EAN
9782701000732
Titre
Th n39 - marie dans la liturgie de byzance
Auteur
Ledit Joseph
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
0
Poids
701
Date de parution
19790401
Nombre de pages
368,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Au tout début, cela aurait pu être un chapitre inédit de Millénium. Une histoire d'hacktivistes qui réussissent le casse du siècle avec Wiki-Leaks, l'organisation fondée en 2006 par Julian Assange, un Australien tombé très jeune dans l'informatique, féru de mathématiques, fondu de Shakespeare, rebelle dans l'âme et rompu à la clandestinité. Jusqu'en 2018, WikiLeaks va publier des millions de documents dénonçant pâle-mâle la corruption des élites, la surveillance de masse, la fraude fiscale, l'absence de transparence des institutions gouvernementales, les horreurs des guerres menées par les Etats-Unis, les violations des droits de l'homme dans des dizaines de pays... Le tout obtenu grâce à des "fuites" reçues sur le site ultra-sécurisé de l'organisation utilisant des technologies cryptographiques de pointe. Vont suivre des milliers d'articles dans la presse mondiale, les médias mainstream découvrant qu'avec Interna on pouvait aussi révolutionner le journalisme d'investigation. Mais comme les histoires d'amour, celles des lanceurs d'alerte finissent mal en général. Surtout quand les "services compétents" passent aux choses sérieuses. Dès 2015, Julian Assange avait poussé un ai d'alarme : "Mon nom est Julian Paul Mange... Je suis un journaliste poursuivi et menacé de mort par les autorités états-uniennes du fait de mes activités professionnelles...". Quatre ans plus tard et après bien des péripéties, il est écroué dans une prison londonienne, accusé d'espionnage par Washington et menacé d'une extradition imminente vers les Etats-Unis, où il risque jusqu'à 175 ans de prison. Guillaume Ledit et Olivier Tesquet, témoins privilégiés, racontent par le menu l'itinéraire de celui "grâce à qui le monde n'est plus tout à fait comme avant".
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.