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Dans la tête de Julian Assange
Ledit Guillaume ; Tesquet Olivier
ACTES SUD
19,50 €
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EAN :9782330131265
Au tout début, cela aurait pu être un chapitre inédit de Millénium. Une histoire d'hacktivistes qui réussissent le casse du siècle avec Wiki-Leaks, l'organisation fondée en 2006 par Julian Assange, un Australien tombé très jeune dans l'informatique, féru de mathématiques, fondu de Shakespeare, rebelle dans l'âme et rompu à la clandestinité. Jusqu'en 2018, WikiLeaks va publier des millions de documents dénonçant pâle-mâle la corruption des élites, la surveillance de masse, la fraude fiscale, l'absence de transparence des institutions gouvernementales, les horreurs des guerres menées par les Etats-Unis, les violations des droits de l'homme dans des dizaines de pays... Le tout obtenu grâce à des "fuites" reçues sur le site ultra-sécurisé de l'organisation utilisant des technologies cryptographiques de pointe. Vont suivre des milliers d'articles dans la presse mondiale, les médias mainstream découvrant qu'avec Interna on pouvait aussi révolutionner le journalisme d'investigation. Mais comme les histoires d'amour, celles des lanceurs d'alerte finissent mal en général. Surtout quand les "services compétents" passent aux choses sérieuses. Dès 2015, Julian Assange avait poussé un ai d'alarme : "Mon nom est Julian Paul Mange... Je suis un journaliste poursuivi et menacé de mort par les autorités états-uniennes du fait de mes activités professionnelles...". Quatre ans plus tard et après bien des péripéties, il est écroué dans une prison londonienne, accusé d'espionnage par Washington et menacé d'une extradition imminente vers les Etats-Unis, où il risque jusqu'à 175 ans de prison. Guillaume Ledit et Olivier Tesquet, témoins privilégiés, racontent par le menu l'itinéraire de celui "grâce à qui le monde n'est plus tout à fait comme avant".
Le Père Joseph Ledit, s. j. , s'est imposé la tâche de recueillir dans les livres liturgiques byzantins les textes qui glorifient la sainte Mère de Dieu. Cet essai de mariologie liturgique arrive à son heure, au moment où théologiens, pasteurs et fidèles s'engagent avec foi et confiance dans le mouvement oecuménique. Combien peu connus sont en Occident ces textes qui alimentent la piété et la foi de nos frères orthodoxes. Le grand mérite de l'auteur aura été d'ouvrir la voie à une meilleure intelligence de la mariologie byzantine enracinée dans la richesse dogmatique de l'orthodoxie et profondément nourrie de formules bibliques. Toute cette théologie s'exprime en lumière et en beauté. Bien engagée à la fin du sixième siècle, l'hymnographie byzantine connaît son apogée aux septième et huitième siècles, avant même la brisure entre l'Occident et l'Orient. Tous les hymnographes expriment avec ferveur, enthousiasme et en des accents lyriques leur dévotion. Ils ont été des poètes et des contemplatifs. Leur théologie est priante et intuitive. Au prix d'un immense labeur, Joseph Ledit, née en France en 1898, professeur à l'Institut Pontifical Oriental de 1929 à 1939, ensuite envoyé à Montréal où il a fondé en 1959 l'Eglise catholique russe pour les immigrants, offre aux chrétiens de toutes les Eglises une somme mariale liturgique susceptible d'alimenter leur piété, tout en leur donnant à réfléchir sur leurs responsabilités actuelles de croyants.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.
Pourquoi la colonisation nippone est-elle un traumatisme pour les Coréens ? L'école est-elle l'antichambre de l'enfer coréen ? Quelles relations la Corée du Sud entretient-elle avec la Chine ? Comment est né le soft power sud-coréen ? La Corée est partout ! Avec sa K-pop et ses dramas, elle a conquis le monde et pris une incroyable revanche sur son passé. En un siècle, le pays a connu la colonisation, la partition avec le Nord, la guerre puis la dictature. Enfin, la démocratie l'a emporté au début des années 1990 et le pays s'est réinventé à un rythme stupéfiant. Aujourd'hui, la Corée du Sud souffre de ce miracle obtenu à marche forcée. Sa jeunesse, en guète de sens, est étouffée par le carcan du confucianisme. Voici 100 clés passionnantes pour mieux comprendre ce pays de paradoxes, dont le modèle cache des failles sociales insoupçonnées.
Sur une route du Donbass, nous venons d'essuyer un tir d'obus. C'est un miracle que nous soyons en vie. Nous roulons, pied au plancher, pour échapper à une nouvelle attaque. Mon téléphone sonne. Il est dans la poche de mon gilet pare-balles. Impossible de ne pas répondre. C'est l'un de mes fils. Je décroche. Il s'agit d'un problème de cuisson de riz. J'explique ma méthode. Je ne parle pas trop fort, j'ai peur que les membres de mon équipe me prennent pour une folle. Mais ce soir, le riz sera bon à la maison". Rien ne prédestinait Maryse Burgot, fille d'agriculteurs bretons, à sillonner le monde au péril de sa vie. Les directs et les reportages de cette évadée de son milieu d'origine sont, depuis les années 1990, des rendez-vous incontournables des téléspectateurs de France 2. Avec sa voix singulière et son approche de l'information, elle s'est définitivement installée dans nos salons le soir à 20 heures. Des Balkans à l'Ukraine en passant par l'Afghanistan, l'Irak, la Syrie et le conflit israélo-palestinien, Maryse Burgot a couvert les plus grands conflits de notre époque.
La vie d'Alain Rouquié est intimement liée à celle de l'Amérique latine. A l'appel des Amériques, l'actuel Président de la Maison de l'Amérique latine a répondu tout au long de sa vie par un engagement de chercheur, l'action diplomatique, la diffusion d'une expertise politique respectée dans le monde entier. Un parcours qui aura mené ce natif d' "horizons bornés dans les vieilles terres des Causses et Cévennes" , comme il l'écrit lui-même, au sommet de la reconnaissance académique et diplomatique : un véritable roman d'apprentissage. On ne s'étonnera pas qu'à l'heure des bilans, celui que l'homme de sciences consacre à son itinéraire propre soit mêlé d'aussi près à celui de son objet d'étude. Et c'est à un puissant retour sur l'histoire du sous-continent que nous convie finalement celui qui aura répondu avec tant d'enthousiasme à son appel. Une histoire dynamique, dont le récit convie le lecteur à prendre la mesure des formidables atouts de "l'Extrême-occident" à l'heure où la mondialisation se fait sans pitié pour les faibles.
Résumé : En mission officielle pour l'ONU, Jean Ziegler a effectué en mai 2019 un voyage d'étude à Lesbos, l'un des cinq centres d'accueil de réfugiés en mer Egée. Sous la haute autorité de l'Union européenne, 15. 000 personnes y sont entassées dans des conditions inhumaines, en violation des principes les plus élémentaires des droits de l'homme. Le droit d'asile y est nié par l'impossibilité même dans laquelle se trouvent la plupart des réfugiés de déposer leur demande ; le droit à l'alimentation, quand la nourriture distribuée est notoirement avariée ; le droit à la dignité, quand les rats colonisent les montagnes d'immondices qui entourent le camp officiel, quand les poux infestent les containers dans lesquels les familles doivent s'entasser ; les droits de l'enfant, quand la promiscuité livre les plus vulnérables aux violences sexuelles et les prive, bien sûr, de tout accès à l'éducation. Pour la plupart, ces réfugiés sont venus d'Irak, de Syrie, d'Afghanistan, d'Iran. Jean Ziegler les a rencontrés. Ils évoquent ici un long calvaire : la torture, l'extorsion, le pillage, les passeurs infâmes, les naufrages, les familles décimées, les tentatives de refoulement de Frontex et des garde-côtes grecs et turc. Mais Ziegler a interrogé aussi le responsable du camp, les militants magnifiques des organisations humanitaires. Il interpelle, en conclusion, le Haut-Commissariat de l'ONU aux Réfugiés ainsi que la nouvelle présidente de la Commission européenne ... L'état d'inhumanité dans lequel nous abandonnons ces hommes, ces femmes et ces enfants condamnés au désespoir à perpétuité sont la honte de l'Europe. Et il n'est pas question pour le vieux militant des droits de l'homme de cesser le combat.