Cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui sont amenés à travailler sur la civilisation médiévale d'outre-Rhin (historiens, ethnologues, étudiants germanistes...). Il est conçu comme une clé ouvrant cet univers, comme un accessus. Il se concentre sur l'aire du moyen haut-allemand car la majorité des textes sont rédigés dans des dialectes relevant de celui-ci. Il commence par exposer où trouver les textes, par dénombrer les outils indispensables et dresser un panorama des difficultés graphiques. Un petit dossier paléographique donne l'essentiel de ce qu'il faut savoir lorsqu'on travaille sur les manuscrits allemands. Une deuxième partie, morphologique, fournit au lecteur connaissant l'allemand moderne la connaissance grammaticale minimale sans laquelle il ne peut comprendre un texte. Elle traite des problèmes de déclinaison, de conjugaison, de subordination, de construction, des contractions, bref de tout ce qui déroute le lecteur d'aujourd'hui. Des exercices permettent de tester l'acquisition de "réflexes philologiques". La troisième partie propose plus d'une soixantaine de textes classés chronologiquement et couvrant une période allant du milieu du XIe à la fin du XVe siècle. N'ont été retenus que les textes qui n'ont pas jusqu'ici fait l'objet de traduction et sont largement méconnus. Le florilège présente donc la littérature cléricale (légende hagiographique, sermons, théâtre religieux, traités de morale), les chroniques, la littérature savante (encyclopédies, bestiaires, herbiers, lapidaires), le roman, l'épopée, la fable, des documents juridiques (ordonnances de police, minutes de procès, lois territoriales), des chartes, des comptes de marchands et d'intendants, les statuts d'une confrérie. Un certain nombre de textes reflète l'univers des croyances: textes astrologiques et oniromantiques, pronostics, charmes, superstitions. Chaque texte est accompagné d'une brève introduction, d'un recensement des difficultés graphiques, grammaticales et sémantiques, d'une traduction, d'un commentaire et de références bibliographiques permettant d'approfondir les connaissances. Des illustrations et ales fac-similés permettent de visualiser certaines difficultés. Pour chaque période, des exercices donnent l'occasion au lecteur de faire le point sur ses acquisitions.
Nombre de pages
241
Date de parution
01/03/1997
Poids
425g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782503504698
Titre
L'allemand du Moyen Age. Le Moyen Haut-Allemand
Auteur
Lecouteux Claude
Editeur
BREPOLS PUBLISH
Largeur
155
Poids
425
Date de parution
19970301
Nombre de pages
241,00 €
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Depuis Abracadabra jusqu'aux Avada Kedavra et Rennervate d'Harry Potter, les formules magiques nous sont familières, pourtant romans, films et bandes dessinées n'en donnent qu'une image simplifiée, déformée, voire caricaturale. Criées, murmurées, chantées ou grommelées par un magicien, un enchanteur ou un sorcier, elles suscitent, certes, notre sourire, mais n'en demeurent pas moins les vestiges de croyances et de traditions issues de la nuit des temps. Puisant ces formules dans les charmes, les oraisons, les bénédictions et les malédictions, les conjurations et les prescriptions médicales, Claude Lecouteux ne se contente pas de les énumérer et de les classer. Il précise leur but, ainsi que les rituels qui accompagnent leur profération, tout en s'intéressant aux faits de langue contenus dans ces étranges locutions. Unique en son genre et fruit de très nombreuses années de collecte, ce dictionnaire insolite comporte plus de mille entrées et résulte de la lecture de plus de sept mille incantations, provenant d'une douzaine de pays d'Europe occidentale et septentrionale. A partir d'un corpus s'étendant de l'Antiquité au XIXe siècle, il analyse pour la première fois l'un des aspects les plus singuliers de notre culture, et offre ainsi, à l'érudit mais aussi au curieux, une étude exceptionnelle sur la mentalité magique.
Claude Lecouteux, professeur de littérature et civilisation médiévale à l'Université de Paris IV-Sorbonne, est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages sur les êtres fantastiques et les croyances du Moyen Âge.
Il était une fois des créatures fantastiques sur lesquelles on croit tout savoir, et même si elles portent bien des noms, on les appelle les nains. Ils ont inspiré non seulement les écrivains comme Hermann Hesse ou Charles Nodier auquel nous devons Trilby ou le lutin d'Argail, mais aussi des poètes et des compositeurs. Pour tout un chacun ce nom évoque les homoncules qui recueillent Blanche-Neige ou encore ces statuettes que l'on aperçoit dans les jardins. Malgré des études érudites, ces individus sont encore nimbés de mystère. Les contes et légendes rapportant leurs faits et gestes ont plus accrédité des stéréotypes que dévoilé leur véritable nature. Bref, les nains forment un ensemble d'une complexité redoutable, eux dont la pérennité est des plus étonnantes, et l'image que nous avons d'eux est issue d'une longue tradition dont nous tenterons de cerner les contours. Le vocable "nain" est un terme générique qui recouvre des êtres formant quatre groupes distincts: les génies domestiques, les génies de la nature, les esprits tapageurs et les nains proprement dits. Au fil des siècles, ces groupes se sont confondus et leur spécificité respective s'est estompée. Pour cette anthologie, nous avons essentiellement retenu des récits de croyance et, pour bien les distinguer de la littérature, des contes et légendes empruntés à divers pays. Le lecteur pourra constater combien la facture est différente, notamment en comparant certaines narrations avec leur adaptation littéraire que nous transcrivons lorsque cela est possible. La majeure partie des textes provient du monde germanique, de recueils inconnus en France parce que jamais traduits et souvent rédigés en dialecte local. Le classement en chapitre est destiné à procurer une vue d'ensemble des traditions, mais il est évident que chaque texte relève de plusieurs chapitres, selon le thème principal retenu. Cet ensemble de textes confrontera le lecteur à des motifs rares, voire inconnus ici. Qui sait que les nains ne peuvent venir à la surface du sol que quelques jours par an?, que la perte de leur bonnet ou d'une chaussure les prive de sommeil?, que les objets sacrés les fixent sur place? Ces récits au bois dormant méritent de sortir de leur léthargie séculaire.
On n'ignore plus que la littérature médiévale est un monde fascinant où voisinent prouesse héroïque et merveilles, contes et légendes, fées et démons. Elle nous présente un univers où tout est possible, ou presque, où les lois de causalité sont encore largement inconnues, où les hommes rencontrent des êtres surnaturels, des monstres et des morts. où l'on se rend dans l'autre monde et où des lueurs jaillissent la nuit des trésors enfouis. A cette époque, la parole était toute-puissante et les charmes, conjurations et bénédictions vous protégeaint des esprits malins ainsi que les phylactères, amulettes, ligatures et médailles pieuses... Cette seconde édition comporte trois chapitres supplémentaires touchant aux génies domestiques, aux nuages et au loup-garou.
Témoignage des contacts de culture dans l'Espagne d'Alphonse le Savant, le Picatrix se présente comme une traduction d'un original arabe (le Ghâyat Al-Hakîm), auquel le ou les traducteurs ont beaucoup retranché ou ajouté. L'ouvrage expose les connaissances de toute nature indispensables à qui veut agir sur le monde et les hommes : fabrication des talismans, exploitation de tous les règnes - minéral, animal et végétal -, prières aux planètes, données astrologiques, physiques et philosophiques. La pratique magique s'inscrit ainsi dans un cadre philosophico-religieux très particulier où l'hermétisme et le néoplatonisme sont associés à l'orthodoxie religieuse. Le Picatrix illustre parfaitement l'idée selon laquelle la magie n'est pas seulement un reflet de la science, mais se présente aussi comme un système complet, une méthode de pensée, de croyance et de savoir. Il a exercé une profonde et durable influence au Moyen Age et à la Renaissance.