Juillet 2020. La France se remet de la crise qui a paralysé le pays pendant plusieurs mois. Invité sur le plateau de la dernière grande émission politique de la saison, Tobias Herschel, le nouveau et brillant ministre de l'Economie et des finances craque : il reconnaît son impuissance, affirme ne plus croire à cette prétendue science économique et avoue que sa vocation première était le théâtre. Est-ce la fatigue accumulée, est-ce le choc de s'être retrouvé de manière inattendue devant une journaliste qu'il a passionnément aimée, quittée vingt-cinq ans auparavant, toujours est-il que c'est un véritable suicide politique qu'il vient de commettre devant des millions de téléspectateurs ! Contraint à la démission, chassé par sa femme, à 52 ans, en une soirée, Tobias a tout perdu ou presque... Moins de trois semaines plus tard, ce sera au tour de son successeur de traverser la fenêtre de son bureau pour aller s'écraser six étages plus bas dans la cour de Bercy. Jamais un "ministre de passage" n'aura autant mérité d'être ainsi désigné par son administration. Malédiction ? Non, car en réalité derrière ces deux événements, il y a un seul et même homme : Arthur Blanchot, un obscur analyste financier, qui adore les chiffres, déteste le crédit, a peur des hommes, plus encore des femmes et méprise l'incompétence de ses ministres.
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Nombre de pages
233
Date de parution
18/01/2018
Poids
326g
Largeur
145mm
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EAN
9782876236820
Titre
Le ministre de passage
Auteur
Leconte Jean-Louis
Editeur
MICHEL DE MAULE
Largeur
145
Poids
326
Date de parution
20180118
Nombre de pages
233,00 €
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Résumé : " A Moscou, j?ai vu l?or qui recouvre les bulbes de la cathédrale Saint-Sauveur, j?ai vu aussi la cohabitation peu fraternelle entre les vieilles Jigouli et les berlines allemandes les plus récentes. J?ai vu comment la police vous arrêtait sans raison autre que celle d?empocher quelques roubles. Je garde l?image d?un ivrogne slalomant à deux heures du matin au milieu des voitures lancées à pleine vitesse sur une avenue plus large que les Champs-Élysées, et je me souviens d?un autre qui, couché en travers de la porte principale de l?aéroport d?Irkoutsk, était enjambé par une foule indifférente. J?ai connu la canicule à Moscou et le froid sibérien ; j?ai mangé de l?omoul fumé et bu de la vodka à dix heures du matin ; j?ai survécu à une traversée de l?Angara à bord du Titanic, un bac moins confortable mais plus sûr que son glorieux homonyme ; j?ai rencontré Victoria qui est devenue ma femme et aujourd?hui j?ai un fils qui parle russe. Tout cela je le dois plus ou moins directement à Modest Moussorgski pour son Boris Godounov et à Sergueï M. Eisenstein pour son Ivan le Terrible. Qu?est-ce que ce film m?a appris du cinéma et que peut-il apprendre à tous ceux qui, ne le connaissant pas encore, le verront peut-être un jour ? Ma réponse est simple : le cinéma. " C?est en feuilletant un vieux carnet jaune qu?un père et son fils en viennent à parler de la vie et du cinéma. Spectateur boulimique, mais exigeant, Jean-Louis Leconte prend l?exemple du chef-d??uvre d?Eisenstein pour nous livrer ses réflexions personnelles, tant sur la nécessité d?apprendre à voir un film que sur certains aspects de la " Russie éternelle ".
Jean-Louis Leconte nous livre ici la part de rêve qui motive et accompagne un réalisateur. Comment ce rêve prend-il la forme d'un scénario ? Comment traduire sa poésie en images et en sons ? Comment, à chaque étape, le rêve initial risque-t-il d'être dénaturé, voire de se briser à l'épreuve de la réalité ? Enfin, comment la rencontre s'opère-t-elle (ou pas) entre le désir qui est à l'origine d'un film et l'attente éventuelle du public ? Au-delà des péripéties propres à l'histoire d'un film, l'auteur témoigne de ce qu'était un certain cinéma français avant la révolution du numérique et l'émergence des grands groupes de communication.
Eddy Merckx, sans doute un des Belges les plus célèbres, membre du cercle fermé des sportifs connus mondialement. Eddy Merckx, le Cannibale. Eddy Merckx, le palmarès. Eddy Merckx, l'homme, simple, perfectionniste. Eddy Merckx, c'est aussi une certaine idée de la Belgique. Une Belgique qui va connaître le paradoxe de se retrouver autour de ce champion alors que, dans les arcanes du pouvoir, dans les rues, le pays unitaire vit ses dernières heures. C'est à cette époque, mais également à celle des grands champions qui ont précédé Eddy Merckx que Sur les traces de vous emmène.
Parce qu'elle ne sait presque rien de son père, Matteo, un immigré italien arrivé en France dans les années 1930, la narratrice tente de réinventer son parcours, de son départ d'Italie, dont elle ignore les causes, à son arrivée en France, dont elle ignore les modalités exactes. Ce qu'elle sait en revanche, c'est que son père est mort dans les années 1970 et qu'il est demeuré toute sa vie ouvrier en banlieue parisienne, dans l'usine de sa soeur et de son beau frère. Pour s'aider dans cette investigation imaginaire, elle s'imprègne du destin des immigrés qu'elle rencontre de nos jours en Europe, à Calais, à Lampedusa ou aux îles Canaries. Ce texte chemine ainsi dans des temporalités différentes, entre passé (avant guerre, Seconde Guerre mondiale, années 1950) et présent, entre destins pluriels et destin singulier. Il dit l'exploitation, l'ingratitude et l'humiliation, mais aussi les trouées de soleil et de bonheur, le plaisir de la danse, les vacances en Bretagne... Ce faisant, l'auteur nous offre une belle méditation sur l'exil, l'identité, la mémoire et la transmission, sur le jeu social, le courage et la lâcheté, sur la conjugaison, enfin, de l'Histoire collective et de l'histoire singulière. Biographie de l'auteur Martine Storti a été professeur de philosophie puis journaliste à Libération. Elle est aujourd'hui Inspectrice générale de l'Education nationale. Elle a déjà publié Un chagrin politique (L'Harmattan, 1995), Cahiers du Kosovo (Textuel, 2001), 32 jours de mai (roman, Le bord de l'eau, 2006).
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