A Moscou, j?ai vu l?or qui recouvre les bulbes de la cathédrale Saint-Sauveur, j?ai vu aussi la cohabitation peu fraternelle entre les vieilles Jigouli et les berlines allemandes les plus récentes. J?ai vu comment la police vous arrêtait sans raison autre que celle d?empocher quelques roubles. Je garde l?image d?un ivrogne slalomant à deux heures du matin au milieu des voitures lancées à pleine vitesse sur une avenue plus large que les Champs-Élysées, et je me souviens d?un autre qui, couché en travers de la porte principale de l?aéroport d?Irkoutsk, était enjambé par une foule indifférente. J?ai connu la canicule à Moscou et le froid sibérien ; j?ai mangé de l?omoul fumé et bu de la vodka à dix heures du matin ; j?ai survécu à une traversée de l?Angara à bord du Titanic, un bac moins confortable mais plus sûr que son glorieux homonyme ; j?ai rencontré Victoria qui est devenue ma femme et aujourd?hui j?ai un fils qui parle russe. Tout cela je le dois plus ou moins directement à Modest Moussorgski pour son Boris Godounov et à Sergueï M. Eisenstein pour son Ivan le Terrible. Qu?est-ce que ce film m?a appris du cinéma et que peut-il apprendre à tous ceux qui, ne le connaissant pas encore, le verront peut-être un jour ? Ma réponse est simple : le cinéma. " C?est en feuilletant un vieux carnet jaune qu?un père et son fils en viennent à parler de la vie et du cinéma. Spectateur boulimique, mais exigeant, Jean-Louis Leconte prend l?exemple du chef-d??uvre d?Eisenstein pour nous livrer ses réflexions personnelles, tant sur la nécessité d?apprendre à voir un film que sur certains aspects de la " Russie éternelle ".
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Nombre de pages
130
Date de parution
15/05/2013
Poids
158g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782705686680
Titre
Ce qu'il y a de terrible avec Ivan...
Auteur
Leconte Jean-Louis
Editeur
HERMANN
Largeur
140
Poids
158
Date de parution
20130515
Nombre de pages
130,00 €
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Juillet 2020. La France se remet de la crise qui a paralysé le pays pendant plusieurs mois. Invité sur le plateau de la dernière grande émission politique de la saison, Tobias Herschel, le nouveau et brillant ministre de l'Economie et des finances craque : il reconnaît son impuissance, affirme ne plus croire à cette prétendue science économique et avoue que sa vocation première était le théâtre. Est-ce la fatigue accumulée, est-ce le choc de s'être retrouvé de manière inattendue devant une journaliste qu'il a passionnément aimée, quittée vingt-cinq ans auparavant, toujours est-il que c'est un véritable suicide politique qu'il vient de commettre devant des millions de téléspectateurs ! Contraint à la démission, chassé par sa femme, à 52 ans, en une soirée, Tobias a tout perdu ou presque... Moins de trois semaines plus tard, ce sera au tour de son successeur de traverser la fenêtre de son bureau pour aller s'écraser six étages plus bas dans la cour de Bercy. Jamais un "ministre de passage" n'aura autant mérité d'être ainsi désigné par son administration. Malédiction ? Non, car en réalité derrière ces deux événements, il y a un seul et même homme : Arthur Blanchot, un obscur analyste financier, qui adore les chiffres, déteste le crédit, a peur des hommes, plus encore des femmes et méprise l'incompétence de ses ministres.
Jean-Louis Leconte nous livre ici la part de rêve qui motive et accompagne un réalisateur. Comment ce rêve prend-il la forme d'un scénario ? Comment traduire sa poésie en images et en sons ? Comment, à chaque étape, le rêve initial risque-t-il d'être dénaturé, voire de se briser à l'épreuve de la réalité ? Enfin, comment la rencontre s'opère-t-elle (ou pas) entre le désir qui est à l'origine d'un film et l'attente éventuelle du public ? Au-delà des péripéties propres à l'histoire d'un film, l'auteur témoigne de ce qu'était un certain cinéma français avant la révolution du numérique et l'émergence des grands groupes de communication.
Eddy Merckx, sans doute un des Belges les plus célèbres, membre du cercle fermé des sportifs connus mondialement. Eddy Merckx, le Cannibale. Eddy Merckx, le palmarès. Eddy Merckx, l'homme, simple, perfectionniste. Eddy Merckx, c'est aussi une certaine idée de la Belgique. Une Belgique qui va connaître le paradoxe de se retrouver autour de ce champion alors que, dans les arcanes du pouvoir, dans les rues, le pays unitaire vit ses dernières heures. C'est à cette époque, mais également à celle des grands champions qui ont précédé Eddy Merckx que Sur les traces de vous emmène.
Latham Monica ; Amselle Frédérique ; Ferrer Daniel
Cet ouvrage propose une visite guidée des " antichambres " , " coulisses " et autres " arrière-cuisines " , où l'écriture de Virginia Woolf se prépare. Ses lieux d'écriture, à Londres ou dans la région du Sussex, révèlent les méthodes de travail de l'autrice autant que son environnement. En plus de sa prose romanesque et de ses essais critiques, Woolf écrivait quotidiennement dans son journal, tenait une correspondance régulière, et esquissait des projets dans ses carnets de travail. Ces milliers de pages offrent un formidable témoignage littéraire, où l'on peut la voir analyser avec lucidité sa propre méthode et réfléchir à son écriture, avec ses mécanismes, ses joies et ses peines. Alors que l'examen de la genèse de Mrs Dalloway révèle une écrivaine qui tâtonne afin de mettre en place sa vision unique et hautement ambitieuse du roman moderne, les manuscrits d'Une chambre à soi mettent au jour la rapidité d'écriture d'un essai littéraire et féministe qui résonne encore aujourd'hui. Suivre les processus d'écriture de ces textes nous permet d'observer à la fois l'écrivaine à l'oeuvre, et l'oeuvre en train de prendre forme, à la confluence de plusieurs courants, inspirations et idées novatrices.
Il ne leur manque que la parole, entend-on souvent dire à propos des chiens. En effet, pourquoi après 35 000 ans de cohabitation, d'amitié, de services rendus, ne nous parlent-ils toujours pas ? Comment la parole est-elle venue à l'homme, et qu'en comprennent nos compagnons les chiens ? Qu'échangeons-nous vraiment avec eux ? Pourquoi leur parlons-nous sur un ton stupide ? Quelles limitations les empêchent de nous répondre ou tout simplement de nous dire ce qu'ils pensent de nous ? A ces questions, parfois naïves, les neurosciences - humaines et animales - fournissent des éléments sérieux de réponse. Et une expérience inédite vient bousculer notre conviction que seul l'humain peut utiliser le langage pour communiquer, et interroger le sens même de l'existence. Alors ? Pensent-ils humains ?
? L'intelligence artificielle remplacera l'être humain. ? " A force d'entendre cette prédiction, nous sommes tentés d'y croire. Or, si ce n'était pas l'être humain que l'IA allait remplacer... mais Dieu ?? Une question audacieuse à laquelle Gabrielle Halpern répond avec humour et sérieux, en comparant l'IA à Dieu. Ce n'est pas tant notre humanité que l'IA essaie de plagier, que l'omniscience, l'omnipotence et l'omniprésence - caractéristiques du divin. Toujours disponible, prête à répondre à toutes nos prières et questions avec "? bienveillance ? " et "? patience ? ", adaptable à chacun, l'IA n'est-elle pas en train de devenir le dieu sur mesure dont l'être humain a toujours rêvé? ? Quelle intelligence artificielle l'homme a-t-il créée ?? Et surtout, quel homme l'intelligence artificielle va-t-elle créer ??
L'avènement de l'intelligence artificielle et la promesse des ordinateurs quantiques fournissent des instruments uniques pour apprendre à maîtriser l'avenir. Scientifiquement. Bientôt, ceux qui sauront le mieux utiliser ces outils pourront façonner les modes, créer des tendances et dessiner le visage sociétal de demain. Pour autant, cette science en formation n'est pas sans danger, et elle ne peut se faire sans concevoir à la base une méthodologie efficace et éthique. En poser les jalons constitue l'objet de cet essai à visée grand public, grâce auquel les plus avertis pourront également étancher leur soif de concepts, sciences et techniques avancées qui font tant l'originalité que la solidité du propos.