Comment se forment les souvenirs de jeunesse, ceux qui fondent une existence ? Sont-ils le fruit de ce que notre mémoire se rappelle précisément, ou bien travaille-t-elle à tout reconstituer à partir d'éléments disparates, ou même parfois plus tardifs ? Pourquoi autant d'indécision quand on se met à raconter alors que tout dans notre esprit semblait pourtant si précis ? A la faveur d'une escapade nocturne à bicyclette, le narrateur de La Pharmacie se retrouve nez à nez avec celle dans laquelle ont vécu et travaillé durant de longues années ses grands-parents, un lieu qui a profondément marqué son enfance. Cet événement sonne le départ d'une quête pour tenter de reconstituer ce lieu devenu pour lui comme légendaire, avec les êtres et les objets qui le peuplaient, avec ses coins et ses recoins, dont chacun recèle sa propre histoire tout en faisant partie d'un ensemble. De cette quête, néanmoins, il ne pourra que très vite constater l'échec... en même temps, bien sûr, qu'il est en train de l'écrire. La Pharmacie est une tendre et délicate méditation sur l'enfance et l'âge adulte, le rêve et la réalité, le souvenir et l'oubli. Elle a même parfois le goût de la miche dorée à la croûte croquante du petit-déjeuner du dimanche.
Nombre de pages
126
Date de parution
06/03/2026
Poids
300g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9791095434665
Auteur
Leclercq Pascal
Editeur
EDITIONS DO
Largeur
130
Date de parution
20260306
Nombre de pages
126,00 €
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Ces cinq "variations sur un visage" sont comme des affluents d'un tourbillon ou d'une extase. Pascal Leclercq ne court pas il apporte sa course, enregistre son mouvement et le confronte à son poème. Dans la ville, dans le corps, dans la caresse, minutieusement, il capture, photographie les cinq sens d'une rencontre amoureuse. D'étonnement en stupeur, il s'avance, la petite mort à ses trousses et le mors aux dents. Où est la ligne d'arrivée? Peut-être en vue des traits de ce visage d'une fille aux cheveux silencieux, visage qui affleure, visage érotisé que le poète effleure. A moins qu'il ne s'agisse là que d'une autre frontière? On quitte ce livre essoufflé, mais aussi l'œil plus clair et le regard plus net, comme nourri par un court voyage inopiné. Karel Logist
Pascal Leclercq est né en 1975 à Liège, où il vit. Sa poésie flirte souvent avec le surréalisme, en cela qu'elle jongle autant avec les mots qu'avec les codes de pensée. Il en résulte une faconde surprenante et facétieuse, qui a valu à ce livre en Belgique le prestigieux prix Polac.
Dans des villages espagnols des années 30, trop isolés pour qu´un instituteur y fût nommé, les maîtres d´école étaient recrutés par des villageois au moment des foires. Ils avaient un salaire mais prenaient leurs repas chez les habitants qui les recevaient à tour de rôle. On les appelait catapote, "pique-au-pot" . La Nuit féroce se déroule à cette époque, dans un de ces villages au nom étrange. Le maître d´école est invité à partager une table dans une des maisons du lieu. Mais le terrible meurtre d´une jeune fille fige cette scène et libère la brutalité qui sous-tend ce bourg perdu lorsqu´un groupe d´hommes part à la chasse au meurtrier. Deux innocents fuient, bientôt persécutés par la colère aveugle. Un mal profond, enraciné dans le passé, irréfutable et impassible, gouverne le temps et l´espace dans ce conte noir et métaphysique aux résonances de tragédie grecque.
Au nom du Père" met en scène un vieil homme aigri, égocentrique, qui réfléchit sur sa vie, triste et solitaire. Il cherche quelqu'un d'autre à blâmer pour sa relation ratée avec ses parents, ses deux fils adultes, la rupture de son mariage et la chute de sa femme dans la folie. Son récit est motivé par la vente de la maison où il a vécu avec sa famille, maison construite par un frère mystérieux. Et même si ce narrateur insupportable essaie d'aliéner le lecteur par son nihilisme et son auto-analyse névrotique, il ne parvient pas à le repousser parce que l'écriture est intense et perturbante. Dans cette quête existentielle, elle parvient à donner un sens à cette vie qui en manque absurdement et à transformer le texte en tragicomédie. " Je m'inquiète pour les gens qui aiment mon écriture. Parce qu'il y a généralement quelque chose qui ne va pas chez eux. Il y a manifestement quelque chose qui ne va pas chez un grand nombre d'entre nous." Ces réflexions sont aussi de Balla.
Le livre de l'artiste suisse Stefan Sulzer raconte l'histoire d'une visite à la Dia Art Foundation à Beacon, près de New York, au cours de laquelle la mère de l'artiste s'est sentie si offensée par l'élégante simplicité des peintures de l'américain Robert Ryman, qu'elle a laissé glisser lentement et avec la plus grande concentration sa main sur une de ces peintures. Stefan Sulzer combine cette histoire avec des déclarations et des informations sur le travail de Ryman et crée ainsi un récit poétique sur la réception analytique et émotionnelle de l'art. La conception du livre, qui reprend celle des éditions Taube, emprunte à la démarche de Ryman : l'utilisation excessive de l'espace blanc construit un objet subtil et hermétique, en lien avec un des énoncés du livre : "Mallarmé disait de la blancheur de la page qu'elle agissait tel un vide qui contrastait de manière apaisante avec l'intensité signifiée par la noirceur des lettres imprimées".