Les nombreux travaux sur l'écriture de soi témoignent que les théoriciens, littéraires et/ou philosophes, sont toujours capables d'utiliser des notions (confession, aveu, narration, témoignage, mémoire, etc.) dont ils réévaluent sans cesse l'origine historique ou qu'ils relisent précisément à la lumière de la notion de subjectivité. Où en sommes-nous finalement, quant à cette notion, à la fois si neuve et tellement ancienne, qu'est l'écriture de soi? Que signifie cette catégorie qui fascine de nombreuses disciplines, au point qu'un mésusage, voire un abus interprétatif soit possible? Est-il un texte qui échappe à la catégorie toujours amplifiée de l'écriture de soi? Ou, alors, existe-t-il bien une critériologie littéraire permettant de dresser les contours des pratiques textuelles de l'écriture de soi? Cet ouvrage apporte une contribution pluridisciplinaire sous l'angle d'une "phénoménologie littéraire", pour ne pas poser d'emblée la problématique sur l'axe véritatif, mais pour étudier des formes et des contenus où l'on constate une écriture de soi, sans les qualifier ni les délimiter par avance, rhétoriquement ou poétiquement. En somme, entre "Théories générales" et "Lectures", la méthodologie ici retenue invite à mettre l'accent sur la forme et le sens, pour étudier l'écriture de soi - qui demeure une manière de raconter un rapport d'être-au-monde -, telle qu'elle se met à l'?uvre dans des objets littéraires définis.
Nombre de pages
247
Date de parution
19/02/2009
Poids
350g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782915611144
Titre
Phénoménologies littéraires de l'écriture de soi
Auteur
Monseu Nicolas ; Leclercq Jean
Editeur
EUD
Largeur
150
Poids
350
Date de parution
20090219
Nombre de pages
247,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Pour ne pas réduire ou reconduire la philosophie à un seul travail sur le concept et la parole poétique à la seule expressivité de l'ineffable, la pensée et ses langages ont parfois usé d'un genre - qui est aussi un style - que l'on identifie ou reconnaît par le mot "aphorisme" . On veut dire par là une sorte de brève définition ou délimitation du sens, souvent incantatoire, voire une fulgurance de la parole ou même un cri que l'existant humain, ce vivant dans le cosmos, dit en sorte de (se) penser. Jean Loubry a choisi cette voie exigeante et originale pour philosopher autrement et créer poétiquement.
Cet ouvrage constitue l'édition inédite du mémoire de maîtrise en philosophie que Gaston Berger défendit publiquement à la Faculté des Lettres d'Aix-en-Provence en février 1925. Il s'agit de la première interrogation du philosophe à l'origine de la prospective. Berger y montre que, pour comprendre le monde qui nous entoure, l'explication déterministe proposée par la science n'est pas suffisante, qu'elle se heurte à des impossibilités et à des contradictions et que seule l'acceptation de la contingence ouvre la voie à la liberté et à l'action efficace de l'homme. Cette édition est complétée par un ensemble de lettres de Berger exposant à Maurice Blondel sa démarche au fur et à mesure de son élaboration, ainsi que des observations faites par Maurice Blondel à l'occasion de la soutenance publique. Elle offre au lecteur, en complément des textes déjà édités dans la série "Mémoire" de la présente collection, les éléments permettant de comprendre le développement et la formation intellectuelle de la prospective.
Les oiseaux chanteurs ont toujours été source de questionnements, car ils ont des compétences vocales considérées comme spécifiques aux humains. Les ornithologues les étudient, et plus récemment, les éthologistes ont démontré que les oiseaux sont les seuls animaux à présenter des analogies neurobiologiques avec l?apprentissage du langage chez les humains. De leur côté, les chercheurs en sciences humaines et sociales étudient aussi le chant des oiseaux à partir des objets archéologiques, des arts, des manuscrits enluminés, des archives, des textes, des traités, des instruments et de la musique dans les sociétés anciennes. L'originalité de ce livre est de réunir les spécialistes de ces deux grands champs disciplinaires et de comparer les perceptions, les pratiques sociales et culturelles, les savoirs du passé et les découvertes actuelles sur le chant des oiseaux.
Le regain actuel d'intérêt pour les animaux résulte de profonds changements socioculturels, de préoccupations environnementales et des progrès considérables de la recherche scientifique - qui donne désormais accès, au moins partiellement, à la subjectivité et aux cultures animales. Dans le domaine littéraire, cet intérêt se manifeste également : en France, émergent "les études animales", et même une "zoopoétique" sous l'impulsion d'Anne Simon. Dans cette nouvelle perspective, le temps est venu de s'intéresser à des sujets (la campagne, la pêche, la chasse...) considérés en France comme désuets voire réactionnaires, et souvent cantonnés aux genres rustique ou animalier. Or, que ce soit dans des oeuvres du début du XXe siècle ou dans des oeuvres postérieures et même contemporaines, le monde rural - de plus en plus bouleversé socialement et économiquement - favorise les "communautés hybrides" (Lestel) et ouvre à des "mondes animaux" (Uexkull), ce qui permet de poser d'autant mieux la question cruciale des liens entre hommes, bêtes et écriture.
Cet ouvrage propose une analyse d?un pan de la littérature trop souvent oublié ou méconnu : le roman de l?employé de bureau. A travers l?étude d?un large corpus couvrant deux siècles de littérature, l?auteur retrace l?évolution d?un mode de narration. Le sujet est étonnant mais il s?impose : objet littéraire qui monte dans le roman du XIXe siècle, l?employé de bureau (en qui l?on peut voir des avatars de l?écrivain) est le prisme d?une vision sociale, morale, voire philosophique. A partir de ce presque rien, de cette présence discrète, désolée et désolante, tout un monde se lève et se révèle.
On connaît Frédéric Dard romancier, on connaît moins Frédéric Dard auteur dramatique, scénariste ou dialoguiste. L?auteur a pourtant écrit de nombreux textes pour le théâtre. Certaines pièces sont parues en livres ou dans des revues (L?homme traqué, La dame de Chicago, Baby-meurtre, etc.), mais la plupart d?entre elles ont été jouées sans que le texte ne fasse l?objet d?une publication. C?est le cas de la pièce Les salauds vont en enfer. Montée au théâtre du Grand- Guignol à Paris en 1954 et mise en scène par Robert Hossein, cette pièce en 2 actes et 7 tableaux a connu un destin particulier car elle a fait l?objet de trois transpositions particulièrement intéressantes. Dès 1955, en effet, l?adaptation cinématographique de la pièce est confiée à Robert Hossein. Il s?agit là de son premier film en tant que réalisateur. Parallèlement, et sur les conseils de son éditeur, Frédéric Dard écrit l?adaptation romanesque de la pièce. Le roman sort en 1955 sous le même titre. En 1971 Abder Isker propose enfin une dernière adaptation des Salauds vont en enfer, cette fois pour la télévision. La présente édition offre au lecteur un texte inédit, annoté et accompagné d?un dossier critique. Ce dernier présente l?oeuvre dans son contexte et étudie ses différentes variantes dans le cadre de sa transmédialité.