La culture est-elle, comme l'affirme un discours fréquent, la "clé" du développement ? Passant en revue de façon critique un certain nombre de concepts : authenticité, endogénéité, identité, l'auteur montre que la culture ne peut être appréhendée en dehors de son contexte historique ni analysée sans tenir compte des agents qui la mettent en oeuvre en fonction de leurs intérêts et de leurs luttes sur la scène nationale et internationale : Etats, firmes, organisations, classes sociales, etc. La culture peut donc être aussi bien facteur de développement qu'obstacle au développement selon l'interprétation qu'en donne la société et particulièrement sa classe dominante, à un moment historique donné. Ce qui paraît sûr, c'est que le développement qu'il soit politique, économique, social ou culturel, implique toujours un effort de créativité - condition nécessaire quoique non suffisante -, c'est-à-dire la capacité de penser ses problèmes et d'y chercher des solutions en s'enracinant de façon critique dans sa culture et non en suivant des modèles extérieurs.
Nombre de pages
224
Date de parution
03/05/2000
Poids
274g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738410344
Titre
Culture, créativité et développement
ISBN
2738410340
Auteur
Le Thành-Khôi
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
274
Date de parution
20000503
Nombre de pages
224,00 €
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Depuis l'ouverture du Viêt-Nam, la beauté de ses paysages et l'accueil de ses habitants attirent des visiteurs toujours plus nombreux. Mais comment comprendre et sentir ce pays, ses montagnes, ses fleuves et son peuple sans une certaine connaissance de sa culture ? L'une des voies d'accès en est la littérature et particulièrement la poésie. A travers les chansons populaires (ca-dao) s'expriment les travaux et les fêtes du paysan, ses amours, ses croyances, le souvenir des héros, et la contestation sociale. La poésie des lettrés, plus imprégnée d'influences confucéenne, bouddhique et taoïste, est elle aussi, mais d'une autre manière, descriptive, narrative, sentimentale et morale. Elle chante l'amour de la nature, les joies de la retraite, évoque le drame des changements politiques, la condition de l'homme pris dans le flux de l'impermanence universelle. Entre ces deux cultures, pas de cloison étanche : on y trouve des influences réciproques, la communauté de certaines valeurs, un même usage du mètre six-huit et de l'alternance des tons et des rimes qui font la musicalité de la langue et rendent toutes les nuances de l'émotion. Les plus grands poètes sont ceux qui ont su allier dans leurs vers le rêve populaire et la liberté intérieure du lettré.
La beauté est-elle, selon Kant, sans concept ? Est-elle simplement subjective ou y a-t-il, malgré la diversité des cultures, des conceptions et des attitudes, certaines bases communes d'appréciation de la beauté ? Elle n'apparaît pas seulement dans l'art, mais aussi dans d'humbles objets de la vie quotidienne, dans des peintures éphémères tracées sur les murs, la terre, le sable, dans ces choses de la nature où l'homme trouve une résonance. De la comparaison d'œuvres appartenant à un grand nombre de civilisations d'Afrique, d'Amérindie, d'Asie, d'Occident et d'Océanie, émergent quelques critères universels : la pureté des lignes, l'harmonie des couleurs, le mouvement et le rythme, le sentiment de l'invisible. Dans cette mesure, le subjectif rencontre l'objectif ce qui reflète, à un niveau plus élevé, la dialectique de l'universel et du particulier. Chaque peuple crée de la beauté, mais dans des formes et avec des significations différentes selon ses croyances et ses pensées, son environnement, ses matériaux et ses techniques.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...