Jean Dieuzaide (1921-2003) n'a pas seulement joué un rôle capital dans la photographie à Toulouse, multipliant reportages et travaux de commande, des soubresauts de la Libération à l'aventure du Concorde ; créant avec le Château d'Eau en 1974 la première galerie publique entièrement consacrée à l'image ?xe. Il a été au c?ur de 50 ans de photographie en France, toujours en avance d'un combat pour la reconnaissance de son métier et de la photographie en tant qu'art. Qui était vraiment ce professionnel chaleureux, auteur du premier portrait of? ciel du général de Gaulle, d'un " Dalí dans l'eau " historique ; cocréateur des Rencontres d'Arles avec Lucien Clergue, précurseur de la photographie de voyage moderne avec des reportages sur l'Espagne et le Portugal ? Témoignages et lettres inédites révèlent le photographe dans son travail et dans son intimité, son ?uvre immense largement méconnue, ses qualités de rassembleur et de passeur ainsi que ses faiblesses qu'il parvint à transformer en ?uvre d'art.
Nombre de pages
271
Date de parution
17/04/2012
Poids
950g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9791090294042
Titre
Jean Dieuzaide. La photographie d'abord
Auteur
Le Scouarnec Jean-Marc
Editeur
CONTREJOUR
Largeur
165
Poids
950
Date de parution
20120417
Nombre de pages
271,00 €
Disponibilité
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II fut une star, à l'égal de nombre de ces actrices et acteurs qu'il aimait tant. De Cannes aux Césars, sur les plateaux de télévision et dans les colonnes des journaux, le verbe haut, il défendait la France et son cinéma. Séducteur infatigable, fou d'opéra, initiateur de projets démesurés de Don Giovanni à Van Gogh, Daniel Toscan du Plantier (1941-2003) a incarné une certaine idée de la culture. Son image était celle d'un producteur esthète, d'un mousquetaire pourfendant les médiocres, d'un Don Quichotte à la recherche d'une impossible perfection. S'appuyant sur des témoignages inédits de proches et de personnalités. (Marie-Christine Barrault, Isabella Rossellini, Gérard Depardieu et bien d'autres), Jean-Marc Le Scouarnec signe la première biographie de ce visionnaire du 7e art. A travers son portrait, c'est aussi celui d'une France conquérante qui se dessine, celle de la publicité d'avant le marketing, des journaux florissants et des rêves d'expansion internationale. Avec, pour compagnons de route, les amis les plus brillants et les femmes les plus belles. Et la mort qui rôde, frappant cruellement quand personne ne s'y attend.
Les jeunes filles n?existent que pour être regardées ", écrivait Proust. Même si celles que photographie Claude Nori appartiennent à un tout autre temps et un tout autre lieu que ceux, perdus, de La Recherche, je ne puis m?empêcher de leur trouver un faux air proustien. Frédéric Shiffter, Lauréat du Prix Décembre 2010. Ce livre réunit une sélection des photographies de Claude Nori réalisées sur plus de 30 ans et un texte sur le thème de la Géométrie du flirt, prolongement du Manifeste Photobiographique écrit avec Gilles Mora en 1983.
Jours heureux au pays basque est un ouvrage rare qui exalte le sentiment précieux d'appartenir pleinement au monde, de se sentir en symbiose avec une région où l'air chargé de bonheur ouvre l'appétit de vivre, incite à manger le ciel et les nuages et à plonger dans l'océan vers d'autres horizons. Depuis plus de trente ans, Claude Nori fixe avec gourmandise les jours et les nuits, le passage des saisons, la lumière changeante et le soleil à l'éclat si fin qu'il semble n'avoir ni origine ni destin. Il photographie sa famille, sa femme, ses filles, les habitants et les rencontres émouvantes que lui procurent des êtres d'exception venus respirer l'air dune créativité stimulante. Ivre (l'images, il s'abandonne aux éblouissements métaphysiques chers à De Chirico. Ses escapades sentimentales nous entraînent vers les terres intérieures, les collines et les montagnes, au beau milieu des paysages où règne encore une certaine harmonie. A l'aide de textes poétiques, de réflexions personnelles, d'extraits de carnets intimes ou de citations empruntées à des auteurs complices, il propose une forme contemporaine de narration qui éclaire d'un jour nouveau le Pays basque et en restitue toute l'originalité. Ses photographies, évitant les clichés maintes fois répétés, nous font découvrir une autre réalité, surprennent par leurs cadrages et la familiarité qu'elles semblent entretenir avec les lieux et les gens, éveillent cette mélancolie stimulante qui ravira tous ceux qui aiment le Pays basque de Biarritz à Anglet, Hendaye, Arcangues, Saint-Jean-de-Luz en passant par Itxassou, Cambo-les-Bains, San Sebastian ou encore le désert des Bardenas.
Les plus beaux voyages sont ceux que l'on fait en rêve", écrivait Paul Morand, mais j'espérais malgré tout que certains rêves pouvaient coïncider avec la réalité et mon rêve à moi, c'était la Vallée de la Mort. Je ne connaissais d'elle que son nom dramatique et quelques images du vieux photographe américain Ansel Adams. Je la savais quelque part dans le désert entre la Sierra Nevada et Las Vegas. Au fil des années, j'avais cristallisé sur elle toutes mes envies de fuite, de retrouvailles avec moi-même et de découverte de l'inconnu. En 1978, à l'âge de 45 ans, à un instant de la vie où il est souvent question de faire le point, Jeanloup Sieff, photographe célèbre, réputé pour ses nus, ses images de mode et ses portraits de célébrités, sortait un livre mythique rapidement épuisé, jamais réédité. La terre craquelée, les rides dessinées par le vent, les dunes inviolées, les ciels lourds, révélés par des noirs intenses et des cadrages sobres, volontairement en retrait, forment un ensemble étrange à la limite du fantastique. La Vallée de la Mort relate ce voyage, entrepris avec sa femme Barbara en camping-car, dans une nouvelle version commentée et actualisée qui le restitue dans un contexte que le recul a rendu possible.