Le rêve en armes. Révolution et contre-révolution en Espagne, 1936-1937
Van Daal Julius
NAUTILUS
18,30 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782846030120
Déclenchée en juillet 1936, pour contrer le putsch des militaires nationalistes, la révolution espagnole tire son énergie formidable des élans communautaires et vindicatifs du peuple libertaire. La Confédération nationale du Travail (CNT), qui s'est bâtie et renforcée dans la lutte contre toutes les oppressions, est alors le syndicat majoritaire dans la classe ouvrière espagnole. Dans le camp républicain, c'est la gauche au pouvoir qui se charge de la besogne contre-révolutionnaire. Alors que la guerre civile fait rage, elle se hâte de liquider les acquis de l'insurrection de Juillet la collectivisation des terres et des entreprises, l'ébauche d'une abolition de l'argent et de l'Etat. Et sa tâche répressive se trouve facilitée par la cécité complaisante des chefs anarcho-syndicalistes, que l'union sacrée contre le fascisme conduit à renoncer à leur programme d'instauration du " communisme libertaire " : après avoir été en situation de décider de tout, les dirigeants de la CNT choisissent la collaboration de classes, la militarisation et la guerre civile. Ils sabordent l'insurrection permanente en renonçant à l'armement et à l'autonomie des milices ouvrières - sans lesquelles ils ne peuvent être rien d'autre que la caution libertaire d'un régime autoritaire voué à la catastrophe. En mai 1937, la sanglante provocation stalinienne de Barcelone sonne le glas de la révolution : piétinant l'utopie qui anime leur propre base, les responsables de la CNT se plient, bon gré mal gré, aux exigences de l'Etat et de l'économie de guerre. L'épuration qui s'ensuit, au sein de la zone républicaine, apparaît comme un prélude à la persécution massive que connaîtra le pays tout entier après la victoire de Franco et de ses sbires - dont le triomphe annonce à son tour les plus sombres heures de l'histoire de l'Europe.
Nombre de pages
94
Date de parution
25/10/2001
Poids
500g
Largeur
209mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782846030120
Auteur
Van Daal Julius
Editeur
NAUTILUS
Largeur
209
Date de parution
20011025
Nombre de pages
94,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Résumé : Une émotion populaire en 1780. " Ils ont surgi dans la nuit, déferlant par dizaines de milliers des slums de Whitechapel ou de Southwark, des ateliers et des docks, des bordels et des tavernes. Ils se moquent du pape et du roi, des rites et de la rente, de l'art de gouverner et de celui de gérer... Ils veulent couper la langue des sermonneurs et dévorer la main qui leur jette les miettes de l'expansion marchande... Ils brûlent de réaliser le vieux rêve de Cocagne des grandes insurrections londoniennes : voir enfin toutes les fontaines publiques pisser du vin clairet..."
Le 9 avril, la grande usine de Joseph Foster, située dans le village de Horbury, à quelques kilomètres de Wakefield, est envahie par plus de trois cents hommes en armes, venus des villages environnants. Ce Foster a refusé de renoncer à utiliser une "machinerie odieuse" ainsi que le lui avaient fermement et maintes fois demandé ses employés, lesquels ont choisi d'en appeler à Ludd. Une fois les guetteurs postés, les luddites se mettent en devoir de détruire les grosses machines récentes qu'abrite le lieu, épargnant les plus archaïques. Ils ne se contentent pas de les détériorer mais les réduisent rageusement en miettes. Ils lacèrent ensuite la fibre et les tissus puis cassent toutes les fenêtres. Dans leur frénésie destructrice, ils s'attaquent en outre à des locaux et des équipements habituellement épargnés par la fureur luddite, tels le bureau du comptable ou la résidence du patron, adjacente aux ateliers. Du bris de machines, les luddites passent cette nuit-là à la démolition d'usine". Le mouvement luddite (1811-1817) tenta avec vigueur de résister à l'introduction du machinisme dans l'industrie textile anglaise et amena le royaume désuni au bord de l'insurrection. Au fil d'une narration parfois picaresque se dessine la naissance du capitalisme dominateur, façonnant les formes modernes de l'aliénation. On y voit conspirer les sociétés secrètes ouvrières contre une bourgeoisie manufacturière en pleine ascension, mais aussi contre une aristocratie sur le déclin quoique encore maîtresse des armes et des lois - et prompte à sévir contre les pauvres. Dépassant les points de vue biaisés sur les briseurs de machines - qu'ils soient vilipendés comme passéistes ou exaltés comme précurseurs -, le récit, ponctué de nombreux documents, explore l'universalité et l'actualité de ce soulèvement initial contre le salariat.
Nul ne devrait jamais travailler. Le travail est la source de toute misère, ou presque, dans ce monde. Tous les maux qui se peuvent nommer proviennent de ce que l'on travaille, ou de ce que l'on vit dans un monde voué au travail. Si nous voulons cesser de souffrir, il nous faut arrêter de travailler. Cela ne signifie nullement que nous devrions arrêter de nous activer. Cela implique surtout d'avoir à créer un nouveau mode de vie fondé sur le jeu; en d'autres mots: une révolution ludique. Par "jeu", j'entends aussi bien la fête que la créativité, la rencontre que la communauté, et peut-être même l'art...
Wobblies: militants syndicaux des Industrial Workers Of TheWorld (IWW) qui sillonnaient, au début du XXe siècle, lecontinent nord-américain pour organiser les luttes destravailleurs non qualifiés: immigrés de fraîche date et Noirs,ouvrières du textile et journaliers de l'agriculture, mineurs defond et bûcherons... Ils pratiquaient la grève sauvage et lesabotage, prônaient l'unité de tous les pauvres et rêvaient detransformer, par la grève générale et l'abolition du salariat,l'enfer industriel et marchand en une terre de cocagne, deliberté et de dignité. Ils furent sans répit pourchassés, passés àtabac, emprisonnés, expulsés, flingués par les forces alliées dupatronat et de l'Etat. Hobos: vagabonds du rail américains quiallaient de ville en ville vendre leur force de travail. Ilsvoyageaient en passagers clandestins dans des wagons demarchandises et se regroupaient, le soir venu, à l'extérieur desvilles dans des campements sauvages, communautésautonomes temporaires où régnait la plus stricte égalité. Leurspérégrinations se confondirent bien souvent avec celles desWobblies - et ces chevaliers errants en guenilles, méprisés parles repus comme par les résignés, harcelés par toutes lespolices, constituèrent pour les IWW un précieux vivierd'aventuriers épris de liberté et assoiffés de justice sociale.
Si la guerre d'Indochine puis celle du Viêt-nam sont (à peu près) bien connues, la période précédente l'est beaucoup moins. En particulier, l'entre deux-guerres fut un moment capital qui vit, tant à Paris qu'à Hanoï ou Saigon, un formidable bouillonnement militant qui contribua de manière décisive aux futurs combats pour l'indépendance. Ce sont ces deux décennies déterminantes qui sont retracées dans ce livre, à la fois somme historique soigneusement documentée et témoignage de première main puisque l'auteur a personnellement participé à ce mouvement.
En 1685, Louis XIV codifiait la pratique de l'esclavage dans les colonies françaises, réglementation complétée en 1724 et restée en vigueur jusqu'à l'abolition de 1848. Connu sous le nom de "code noir", ce texte jette une lumière terriblement crue, dans sa froideur administrative, sur la condition quotidienne que la France a imposé aux Noirs, esclaves ou "libres", durant près de deux siècles. Accompagné d'une introduction de Robert Chesnais le restituant dans le contexte général de l'histoire de l'esclavage, il est publié ici avec un appareil critique indispensable pour en saisir toutes les dimensions, celles de l'époque et celles d'aujourd'hui.
Résumé : Le 10 décembre 1984, Laurent Jacqua s'est rendu dans un commissariat de police. Il y a raconté que c'était lui qui, la veille, agressé avec son amie par un groupe de skins, avait tiré avec une arme à feu qu'il portait sur lui. Un de ses agresseurs était mort. Laurent Jacqua avait dix huit ans. Il allait être condamné à dix ans de réclusion. Pour lui, cette condamnation reste aussi injuste que sa séropositivité révélée en prison. Depuis, sa vie s'est pratiquement déroulée entièrement en détention, ponctuée d'humiliations, de violences subies et commises, d'évasions, de révoltes, de récidives, de cours d'assises, de condamnations s'ajoutant aux condamnations. Il a décidé de raconter. Tout. Ceux qui veulent que la condamnation impose le silence seront sans doute, une nouvelle fois, indignés par ce récit. Beaucoup d'autres, il faut l'espérer, entendront ce cri d'un homme qui, quoi qu'il ait fait, vaut ce que valent tous les autres hommes, simplement parce que, membre de la famille humaine, il est leur égal en droit et en dignité.