Le 10 décembre 1984, Laurent Jacqua s'est rendu dans un commissariat de police. Il y a raconté que c'était lui qui, la veille, agressé avec son amie par un groupe de skins, avait tiré avec une arme à feu qu'il portait sur lui. Un de ses agresseurs était mort. Laurent Jacqua avait dix huit ans. Il allait être condamné à dix ans de réclusion. Pour lui, cette condamnation reste aussi injuste que sa séropositivité révélée en prison. Depuis, sa vie s'est pratiquement déroulée entièrement en détention, ponctuée d'humiliations, de violences subies et commises, d'évasions, de révoltes, de récidives, de cours d'assises, de condamnations s'ajoutant aux condamnations. Il a décidé de raconter. Tout. Ceux qui veulent que la condamnation impose le silence seront sans doute, une nouvelle fois, indignés par ce récit. Beaucoup d'autres, il faut l'espérer, entendront ce cri d'un homme qui, quoi qu'il ait fait, vaut ce que valent tous les autres hommes, simplement parce que, membre de la famille humaine, il est leur égal en droit et en dignité.
Nombre de pages
363
Date de parution
16/11/2002
Poids
300g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782846030212
Titre
La guillotine carcérale. Silence, on meurt
Auteur
Jacqua Laurent
Editeur
NAUTILUS
Largeur
120
Poids
300
Date de parution
20021116
Nombre de pages
363,00 €
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Comment imaginer survivre en prison lorsqu'on est séropositif, vu les conditions de détention dans les maisons d'arrêt françaises: surpopulation carcérale, violation de l'intimité des prisonniers, mauvaises conditions sanitaires...? C'est le combat quotidien de Laurent Jacqua, incarcéré depuis l'âge de 18 ans, sorti en janvier 2010 de la maison centrale de Poissy.Détenu depuis 1984, Laurent Jacqua est au départ réfractaire à toute forme d'autorité et passe de longs séjours au mitard. C est dans ces quartiers d'isolement qu'il subira une trithérapie. « Je ne dors plus, je ne mange plus, je meurs, j'agonise et je n'ai plus de force, de résistance. [...] Personne ne s'inquiète, je meurs en cellule seul comme un chien. », écrit-il dans son blog, le premier tenu par un prisonnier. Véritable rebelle rescapé du monde carcéral, on lui refuse une suspension de peine après l'adoption de la loi Kouchner, qui devrait permettre une libération anticipée pour les prisonniers malades.Soutenu par sa femme, rencontrée en prison, il se bat aujourd'hui pour l'amélioration des conditions pénitentiaires en général, et plus particulièrement celle des malades du SIDA. Il est le premier, depuis 2006, a tenir un blog en tant que détenu Il y publie des textes en prose, des poèmes et des dessins.Héros ou criminel selon les points de vue, Laurent Jacqua apporte un témoignage accablant sur les conditions de prise en charge de la maladie en détention, d'un point de vue sanitaire et psychologique. Un texte choc, sans concession, d'une justesse troublante.
Si la guerre d'Indochine puis celle du Viêt-nam sont (à peu près) bien connues, la période précédente l'est beaucoup moins. En particulier, l'entre deux-guerres fut un moment capital qui vit, tant à Paris qu'à Hanoï ou Saigon, un formidable bouillonnement militant qui contribua de manière décisive aux futurs combats pour l'indépendance. Ce sont ces deux décennies déterminantes qui sont retracées dans ce livre, à la fois somme historique soigneusement documentée et témoignage de première main puisque l'auteur a personnellement participé à ce mouvement.
En 1685, Louis XIV codifiait la pratique de l'esclavage dans les colonies françaises, réglementation complétée en 1724 et restée en vigueur jusqu'à l'abolition de 1848. Connu sous le nom de "code noir", ce texte jette une lumière terriblement crue, dans sa froideur administrative, sur la condition quotidienne que la France a imposé aux Noirs, esclaves ou "libres", durant près de deux siècles. Accompagné d'une introduction de Robert Chesnais le restituant dans le contexte général de l'histoire de l'esclavage, il est publié ici avec un appareil critique indispensable pour en saisir toutes les dimensions, celles de l'époque et celles d'aujourd'hui.
Pascal Ory, professeur à la Sorbonne (Paris-I), avait publié une première édition de cet ouvrage, préfacé par Léon Poliakov, en 1979. Il nous en livre ici une version augmentée. Une série de découvertes - certaines très récentes - permettent en effet maintenant de mieux connaître les maîtres d'?uvre de l'entreprise. Celle-ci est, à bien des égards, exceptionnelle; mais elle est en même temps significative puisque s'y expriment, avec une netteté redoutable, les fantasmes d'un certain fascisme, dans la crudité d'un discours destiné au "jeune public".