Les conquêtes féministes, la lutte des minorités pour leur reconnaissance illustrent exemplairement la volonté humaine de se libérer des contraintes imposées par la Nature ainsi que des idéologies qui s'y adossent au nom d'un Ordre du Monde jugé éternel. Le républicanisme, progressiste, mais abstrait, n'est-il pas le cache-sexe du refus de prendre en compte le concret des communautés sexuelles, ethniques, maintenues invisibles ? Faut-il rejeter l'anthropologie, la psychanalyse, suspectes, au nom de la défense d'un Ordre Symbolique ?dipien transcendantal, de s'opposer à toutes libertés politiques nouvelles acquises dans le domaine de la vie privée, de la filiation ? Alors que pour Judith Butler, la référence à des concepts comme homme/femme, féminin/masculin, est réactionnaire car construite par des discours sociaux et culturels, les pratiques " queer " visent à pervertir ces immobilismes en plaçant l'accent non sur l'introspection et le désir mais sur l'action et la recherche de nouveaux plaisirs individuels et collectifs. Il faut se construire, comme le dit Foucault, une nouvelle esthétique de l'existence.
Nombre de pages
234
Date de parution
09/01/2009
Poids
380g
Largeur
155mm
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EAN
9782296076143
Titre
La politisation de l'ordre sexuel
Auteur
Le Dorze Albert
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
380
Date de parution
20090109
Nombre de pages
234,00 €
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Humanistes, nous revendiquons l'héritage des Lumières et de la Révolution Française. La "Psy" origine, chez Pinel, le lent mouvement de désaliénation de l'insensé, qui, de possédé par les forces diaboliques du Mal, devient objet de la science et ainsi autonome. Pourtant Marx, Lévi-Strauss, Lacan, Foucault et d'autres n'ont cessé de professer un anti-humanisme radical. L'universalité, l'égalité, le progrès sont contestés par des mouvements pour qui les différences culturelles fixent les identités. La notion de liberté de l'esprit s'effrite sous les coups de boutoir assenés par la biologie, le neuro-cognitivisme. Pire, les pratiques politiques éclairées par la Raison ne pourraient qu'entraîner totalitarisme et terreur. La barrière entre l'animal et l'homme souverain n'est plus qu'une guenille pour psychanalystes, réputés lucides, n'ayant pas vu passer le train de "l'odieuse" biopsychiatrie. Le consumering dans le magasin des techniques du mieux-être ne privilégie que "ce qui marche". Ce Moi triomphant, délié du collectif, qui ne tolère aucun frein dans la gestion de sa vie résume-t-il l'humanisme de ce jour ? Ou, au contraire, n'est-ce pas la vulnérabilité de l'homme qui en exprimerait son paradoxal noyau dur ...
Dix-huit ans entre Vagabondages Psy et Vagabondages Psy II. Du neuf ?? L'évidence numérique, le virtuel devient réel. Economies relationnelles, une question, une réponse, ni maître, ni élève. D'ailleurs, est-il toujours utile de penser ?? Mortification à l'oeuvre. Dissolution du patriarcat, contestation de toute autorité, de toute hiérarchie, pas de limite à la recherche du bonheur. Le surmoi freudien, la castration ?? Foutaises. Non plus raison, logique, droit, devoirs mais sincérité, authenticité. Dictature du ressenti. Mais si difficultés, cet humain ne dédaigne pas d'abandonner son entendement pour se lover dans une masse, dans le moelleux de la servitude volontaire du confort poutinien, du désistement masochiste.
La modernité ? Après la libération des esclaves, des colonisés, des femmes, des enfants, celle des animaux est à venir. Les grands singes (98,4 % de gènes communs avec nous) sont des êtres conscients, qui pensent, qui vaudraient bien les séniles et les handicapés mentaux ! Le vivant, la nature importent plus que l'homme qui n'est qu'un animal comme les autres. Les lois nazies de 1933 et 1939 sur la protection de la nature et des hommes ? C'est la loi naturelle, primitive du plus fort, du plus vigoureux qui l'emporte. Freud : la haine primaire est plus puissante que l'amour. Pourtant, il apparaît que cet homme est le seul animal éthique capable de s'arracher à sa condition de bestialité. Il s'agirait de la liberté. Ces thématiques sont ici abordées non sans avoir flâné le long d'oeuvres littéraires illustrant la difficulté de spécifier l'espèce animale.
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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