Au-delà de la sphère pénale, le casier judiciaire, s'affirme comme levier déterminant du portefeuille économique des pouvoirs publics et du secteur privé, notamment en ce qui concerne le milieu des affaires et le domaine des marchés publics, qui font face à des préoccupations d'ordre éthique et moral. Le droit pénal, dans sa mise en oeuvre, opère dans le champ de la responsabilité pénale des personnes morales, principe déjà affirmé par diverses législations nationales, dont celle du Cameroun. Cette dynamique du droit interroge sur l'opportunité d'un casier judiciaire pour les personnes morales et leur consécration légale parfois controversées. Ce cadre comparatif, terreau fécond, suggère pour le casier judiciaire du Cameroun et à l'attention des Pouvoirs publics, des voies de réformes et d'aménagements éminemment constructives. Ces considérations novatrices commandent que soit mise en place une pédagogie épurée des préjugés et des cancans, dans la perspective d'un casier judiciaire rénové, intégratif des modèles d'ailleurs.
Les Camerounais font partie des dernières vagues migratoires arrivant encore en France malgré la politique d'arrêt de l'immigration initiée depuis une trentaine d'années, et dont la concentration en Ile-de-France constitue une des caractéristiques majeures. Dans cette région assez spécifique, il se dessine au sein de cette population une différenciation assez prononcée de l'intégration de ses membres, du fait non seulement de la gestion différenciée des acquis en matière de concept d'intégration, mais aussi en fonction de la variété des causes et motivations en matière de projets migratoires. Cette différenciation se lit plus nettement à travers leurs divers modes d'occupation de l'espace en Ile-de-France, qu'ils soient d'ordre socioéconomique ou socioculturel. Il s'observe enfin à travers la qualité des liens assez diversifiés que ces personnes entretiennent autant avec leurs lieux d'accueil qu'avec leurs lieux d'origine.
En plaçant la concertation au coeur des systèmes économiques, managériaux, politiques et sociaux, l'auteur démontre qu'en décidant ensemble, les parties prenantes prennent l'engagement de partager les responsabilités qui en découlent et sont dès lors toutes gagnantes. Pour lui, la concertation est, d'une part, un moyen de lutter contre l'autoritarisme et, d'autre part, un moyen par lequel l'autorité peut justifier ses actions. (Articles en anglais et en français).
Les migrations font débat dans les sociétés de départ, de transit et d'arrivée. Elles sont soit intimement liées à l'amélioration des conditions de vie des uns et aux profits de quelques autres, soit aux déplacements forcés, aux drames humains et aux exploitations issues d'un temps que l'on pouvait espérer révolu. Ces ambivalences lient les migrations internationales à la question du développement. Ce volume explore les rapports que les migrants entretiennent à l'ordre institutionnel et les dynamiques sociospatiales qu'ils incorporent ou modifient.
Ce numéro spécial dédié au management en Afrique a pour objet de contribuer à développer une compréhension plus fine et juste des dynamqiues à l oeuvre dans le fonctionnement des organisations africaines. Une compréhension sur laquelle il est possible de s appuyer pour développer des approches managériales plus pertinentes et prospères au sein des entreprises publiques et privées africaines."
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...