Qu'est-ce que la traduction ? A cette question fondamentale, Charles Le Blanc répond : son histoire. Et pour nous "raconter" la traduction telle qu'elle s'est incarnée au fil des âges, il fait ici appel à cinq contes et récits bien connus. Le Portrait de Dorian Gray d'Oscar Wilde, La Reine des neiges d'Andersen, L'Apprenti sorcier de Goethe, La Barbe-bleue de Perrault et Hansel et Grethel de Grimm lui servent à décrire cinq grandes caractéristiques de la traduction mais aussi cinq étapes de l'art de traduire, de l'Antiquité au romantisme. Comme le portrait de Dorian Gray, les traductions vieillissent alors que l'original conserve une éternelle jeunesse. Comme dans les morceaux du miroir magique brisé du conte d'Andersen, c'est le regard du lecteur-traducteur sur le texte qui en reconstruit le sens. Comme dans la ballade de Goethe, la multiplication des traductions rappelle celle des balais déchaînée par l'apprenti sorcier qu'est le traducteur : celui-ci doit pourtant reconnaître que l'auteur reste le seul maître. Comme dans le conte de Perrault, une oeuvre littéraire est un château dont l'auteur, tel Barbe-bleue, tend le trousseau de clés au lecteur ; ce que le texte deviendra une fois traduit dépend en grande partie de la clé que le traducteur utilisera. Enfin, tout traducteur part à la recherche du sens de l'oeuvre, et comme Hansel et Grethel chez les frères Grimm, il espère bien revenir à la maison paternelle, c'est-à-dire à l'original. Mais s'il arrive qu'il s'égare, il peut aussi parvenir à des richesses insoupçonnées, comme les deux enfants découvrant la maison de pain d'épice. Dans cette Histoire naturelle de la traduction, pour la première fois, c'est la figure du lecteur qui passe au premier plan. En tant que lecture, la traduction, comme la pensée, est d'abord un parcours. Elle est une maïeutique du sens et une pratique ancrée dans l'Histoire : c'est ce que démontre cet essai magistral.
Nombre de pages
298
Date de parution
10/05/2019
Poids
255g
Largeur
125mm
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EAN
9782251449425
Titre
Histoire naturelle de la traduction
Auteur
Le Blanc Charles
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
125
Poids
255
Date de parution
20190510
Nombre de pages
298,00 €
Disponibilité
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Soren Kierkegaard (1813-1855), philosophe et théologien danois, est considéré comme le père de l'existentialisme. Dans ce livre, qui ne se veut qu'introduction à son ?uvre on rappelle en premier lieu le contexte historique, social et philosophique, dans lequel sa pensée s'est formée. On propose ensuite un itinéraire philosophique à travers les stades de l'existence et un parcours thématique où sont abordés les concepts fondamentaux de Kierkegaard : l'angoisse l'ironie, la liberté, la responsabilité, le choix, l'authenticité, le désespoir, la finitude, l'Histoire, la communication indirecte. On insiste sur l'apport de Kierkegaard au débat philosophique en explicitant son appel au " devenir chrétien ", projet existentiel qui donne sens à sa critique de Hegel : le Sujet est singulier, indéterminé, libre ; il n'est pas pièce au moment d'un Système, il produit son horizon, il a à être. On esquisse, enfin, les prolongements contemporains de cette ?uvre unique, à mi-chemin entre la littérature et la philosophie, entre la logique et l'intuition mystique, qui a eu tant d'influence sur Gabriel Marcel, Jean-Paul Sartre, Karl Bath, Martin Heidegger, Léon Chestov, Emmanuel Lévinas, et Vladimir Jankélévitch, notamment.
C'est à un véritable travail de détective que se sont livrés les savants chinois depuis plus de mille ans pour découvrir les dates et l'auteur du Wen zi, une importante ?uvre de philosophie taoïste. L'enjeu était considérable, car la datation des ?uvres et des auteurs est essentielle pour une vue juste du développement des idées et des systèmes philosophiques. D'après la tradition, le Wen zi aurait été écrit par un auteur du même nom, disciple de Lao zi (VIe s. av. J.-C.). Mais la forme et le contenu des éditions reçues semblent démentir cette supposition. De plus, un tiers de l'ouvrage se trouve, sous forme de passages parallèles, dans le Huainan zi, un autre ouvrage taoïste, écrit vers 139 av. J.-C. Le débat sur la direction de l'emprunt dure depuis des siècles, sans solution satisfaisante. Or la découverte en 1973 (publication officielle en 1995) de fragments authentiques sur tiges de bambou d'un Wen zi datant du IVe siècle av. J.-C. permet enfin, sur la base de la critique textuelle et historique, de commencer à résoudre l'énigme, mais dans un sens bien différent de celui qu'on aurait pu prévoir.
Lauréat du Prix Victor-Barbeau et finaliste des Prix littéraires du Gouverneur général. Sans théorie générale, la traduction est limitée à réfléchir sur son activité de communication et à n'être jamais qu'une fraction d'une discipline nommée herméneutique. Cette limitation de la traduction à son rôle de communication, rôle qui marque un certain enfermement dans le langage, forme ce que l'on nomme le "complexe d'Hermès" . Cet ouvrage entend montrer qu'il est possible de sortir de cet enfermement du langage en considérant comment l'usage de la langue participe au sens du message, comment l'organisation rhétorique participe au sens fondamental du langage. Cela étant, on déplace la traduction de la linguistique à l'esthétique, permettant un discours théorique sur la traduction en tant que discipline esthétique. Sur ce chemin, on trouve alors Apollon, le dieu de la théorie et le dieu des arts, qui a raison d'Hermès, dieu du langage et dieu des menteurs. Découvrez la version livre audio de ce titre, lu en version intégrale par l'auteur, Charles Le Blanc. (Disponible à l'été 2019) Publié en français
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Claudel Paul ; Caron Maxence ; Soeur Marie de l'as
Cet ouvrage n'a guère à voir avec ce que l'on publia jusqu'à présent de Claudel (1868-1955). Il est un fait qu'en dehors de quelques titres, l'un des plus célèbres écrivains du monde n'est aujourd'hui connu dans son pays que de nom. Ce volume édite ses livres capitaux. Il est préfacé par Emilie d'Arvieu (Soeur Marie de l'Assomption), dominicaine et arrière-petite-fille du grand homme. Claudel n'est pas un écrivain comme les autres : derrière cette force qui plonge dans le puits de Jacob un bras sculpté par Isaïe, Eschyle et Rimbaud, il est la plus puissante figure fondatrice de l'Histoire contemporaine. Cette figure est encore si proche de nous, que nous commençons seulement d'apercevoir l'ampleur où conduit sa parole. Entrant un jour de Noël à Notre-Dame ce "grand coeur catholique" , qui d'abord ne le fut point, se convertit au christianisme de manière aussi fulgurante qu'inattendue. Il fréquente alors chez Mallarmé où il se rencontre avec la jeune avant-garde. Irréductible aux manières des habitués de la rue de Rome, Claudel crée une oeuvre souverainement affirmative en qui l'art est indissociable de l'annonce de la Vérité. Or, annoncer la Vérité, c'est ce que signifie précisément le mot "prophétie" . Prophétiques, les oeuvres de Claudel le sont par nature : armées de l'héritage de l'immortalité antique dont elles déduisent un symbolisme universel, elles dépassent les avant-gardes. Claudel traverse ainsi les genres littéraires, qu'il soumet à cette exigence prophétique et dont il obtient une parole nouvelle et éternelle. Poète, bien sûr, puis dramaturge dont le théâtre est un poème à plusieurs voix, il est d'abord un penseur au sens le plus pur. Ainsi, après avoir achevé Le Soulier de satin, il laisse le théâtre et consacre trente ans de sa vie à l'invention d'une nouvelle forme : la méditation biblique totale, en qui s'unissent tous les arts au sein d'une seule pensée récapitulant sa plénitude. Ces livres de philosophie, véritablement katholiques, prolongent sa recherche poétique qui, dépassant à présent le cadre d'un "théâtre dont la scène est le monde" , épouse en une langue sublime les contours de l'Ecriture Sainte afin de découvrir le sens de notre monde et la clef de son avenir. Jamais de tels textes n'avaient été écrits. Avant que Claudel ne manifestât cette unité qui mène des Cinq grandes Odes à Un poète regarde la Croix en passant par l'étincelant examen de notre époque au regard de l'Apocalypse, jamais n'avait été établie la cohérence qui va de la poésie à la pensée la plus intense. C'est ce parcours, cette cohérence, cet art, cette unité d'une vie qu'incarne notre ouvrage en réunissant les livres majeurs où, traçant son chemin entre grands poèmes et traités bibliques abyssaux, se révèle la pensée prophétique de Claudel.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3