Figure et vérité. Liturgie et théologie eucharistiques de l'époque patristique au tournant herméneut
Lazowski Christophe
AP FRIBOURG
26,10 €
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EAN :9782889810369
L'opposition entre typologie et allégorie est une construction moderne qui ne favorise pas la compréhension de la typologie patristique. Une lecture de textes patristiques à la lumière des travaux de Frances Young permet de dégager "trois voies de la typologie" dans l'Antiquité chrétienne : la mímêsis iconique d'Antioche ; la mímêsis symbolique d'Alexandrie ; et une approche syrienne onto-symbolique où le Christ est la clef herméneutique de la création. Dans ces trois approches, la figure possède une valeur ontologique et participe à l'être de son modèle. Une étude de trois anciennes anaphores de trois Eglises permet de voir que ces "trois voies" de la typologie biblique ont imprimé leur "figure" dans la prière et la théologie eucharistiques de ces Eglises. Mais à l'époque carolingienne, les traités eucharistiques de Paschase Radbert et de Ratramne de Corbie montrent que ces conceptions typologiques ne fonctionnaient plus. L'étude de sources liturgiques gallicanes et romaines montrent que les premières fonctionnaient selon le mode de la mímêsis symbolique, et les deuxièmes selon le mode de la mímêsis iconique. Cependant, dès le VIIIe siècle, les liturgies gallicanes commençaient à perdre leur enracinement typologique, en particulier sous l'influence des messes votives et d'une nouvelle spiritualité pénitentielle. Dans le processus du passage en pays franc à une liturgie romano-franque, le fond propre de la liturgie romaine a été réinterprété selon les catégories de la liturgie gallicane qu'elle avait déplacées : la mímêsis caractéristique de chaque famille s'est effacée au profit d'approches herméneutiques : celle d'une théologie déjà préscolastique (de Paschase et de Ratramne), et celle d'une mímêsis dramatique et d'une allégorie explicative, développées par Amalaire.
Nombre de pages
762
Date de parution
26/02/2024
Poids
709g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782889810369
Titre
Figure et vérité. Liturgie et théologie eucharistiques de l'époque patristique au tournant herméneut
Auteur
Lazowski Christophe
Editeur
AP FRIBOURG
Largeur
156
Poids
709
Date de parution
20240226
Nombre de pages
762,00 €
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Cette étude fait suite au premier tome qui a permis de dégager comment « trois voies de la typologie » de l'Antiquité chrétienne ont imprimé leur « figure » dans la prière et la théologie eucharistiques des Églises d'Alexandrie, d'Antioche et de Syrie orientale et comment les prières eucharistiques de la Gaule franque et de Rome fonctionnaient respectivement selon le modèle alexandrin et selon le modèle antiochien. Ce deuxième tome part du constat que, à l'époque carolingienne, les traités eucharistiques de Paschase Radbert et de Ratramne de Corbie montrent que ces conceptions typologiques ne fonctionnaient plus. L'étude de sources liturgiques gallicanes et romaines révèle que les premières fonctionnaient selon le mode de la mímêsis symbolique, et les deuxièmes selon le mode de la mímêsis iconique. Cependant, dès le VIIIe siècle, les liturgies gallicanes commençaient à perdre leur enracinement typologique, en particulier sous l'influence des messes votives et d'une nouvelle spiritualité pénitentielle. Dans le processus du passage en pays franc à une liturgie romano-franque, le fond propre de la liturgie romaine a été réinterprété selon les catégories de la liturgie gallicane qu'elle avait déplacée : la mímêsis caractéristique de chaque famille s'est effacée au profit d'approches herméneutiques : celle d'une théologie déjà préscolastique (de Paschase et de Ratramne), et celle d'une mímêsis dramatique et d'une allégorie explicative, déjà présentes dans le Commentaire irlandais de la messe du Missel de Stowe et dans la première « Lettre » du Pseudo-Germain de Paris, puis développées par Amalaire.
A l'évocation de la Scandinavie, surgissent presque instantanément les images d'un Viking, d'Odin, de Thor, des elfes, des trolls, des rennes mais aussi des fjords immenses, des glaciers immaculés, et des aurores boréales? Dans cette extraordinaire géographie, le voyage de l'imaginaire vous contera la fascinante mythologie viking, dont les Eddas et les Sagas islandaises ont gardé la mémoire. L'ouvrage s'attèle aussi à l'univers méconnu des premiers habitants de la péninsule scandinave, les Sami anciennement nommés Lapons. D'étranges résonances entre les histoires des Germains du Nord originaire du Danemark, devenus, au gré des siècles suédois, norvégiens puis islandais, et les mythes ancestraux autochtones, nous emmènerons dans le monde de la magie, boussole boréale de ce recueil. Incontournables facettes de cette navigation, les métamorphoses, les visions et autres prémonitions accompagnent le héros divin comme celui du quotidien, celui des contes populaires, dans le plus important des périples : celui de sa destinée. Car honorer sa vie, son destin, c'est suivre l'étoile qui permet de garder le cap. Là où spoliation, avidité, trahison existent, luttent, excitent, se joue la possibilité de la cohabitation harmonieuse entre soi et le tout. Sous-jacente à tout acte, se pose la question d'une qualité de présence au monde : un paradigme éminemment actuel. On comprend dès lors pourquoi la civilisation viking et l'onirisme nordique nous marquent autant et pourquoi ils nous interpellent toujours ! C'est suivant cet élan qu'Anna Lazowski parvient à nous transmettre la spiritualité, les symboles, allégories et motifs de ce corpus exceptionnel, dont l'écrin iconographique sert subtilement les reliefs et la profondeur.
L'auteur, avec l'exigence de l'historienne et la créativité de la conteuse, invite à un voyage symbolique dans l'imaginaire des slaves de l'Est, un cheminement de la Pologne à l'Ukraine, en passant par la Tchéquie, Slovaquie, Russie, et Biélorussie. Si la culture slave musicale, cinématographique, picturale et littéraire est connue, Anna Lazowski, originaire de Pologne, a réuni un florilège inédit de contes, fables, légendes, mythes, chroniques, chants et proverbes qui sont à l'origine de ce patrimoine culturel, issus du monde slave païen, et dont certains n'ont encore jamais fait l'objet de transmission. C'est cette âme slave ardente, exubérante, virevoltante d'émotions qui est contée, pour laquelle la Nature est encore enchantée et qui habite ces territoires immenses de la Baltique à la mer Noire, des reliefs montagneux des Carpates à ceux de l'Oural. Impossible de "peindre" le monde slave sans la musique, sans la magie ni l'amour. Que se soit auprès de Baba Yaga - la sorcière visionnaire -, auprès des célèbres loups-garous ou encore dans la solitude de la forêt, avec un héros en quête de lui-même ou de sa bien-aimée, sur un air mélancolique de balalaïka... Les couleurs chatoyantes des broderies slaves illustrent magnifiquement l'ouvrage dont l'iconographie révèle judicieusement les portraits rêvés par les peintres russe et tchèque des héros légendaires.
Après le beau succès des Contes des sages gardiens de la Terre, ce nouveau volume des Gardiens de la mer constitue une sorte de manifeste poétique qui nous plonge dans l'imaginaire des sagesses populaires, de la Manche à l'Atlantique, de la Baltique à la Méditerranée, des eaux du Pacifique à la mer du Japon... Une traversée initiatique aux côtés d'animaux marins, de héros légendaires et de simples pêcheurs. On y rencontre la princesse Otohimé du Japon, le Vieux de la mer des Tartares, d'indomptables pirates, druides, bardes et autres sirènes. Au coeur de cette "galerie marine", les récits convoquent le peuple des océans, des dauphins fidèles compagnons des hommes aux baleines offrant leur rêve et leur souffle au monde.En cette époque de "tempête écologique", les auteurs font appel à leur talent de conteurs, en écho aux traditions populaires, pour ainsi contribuer à l'éveil des consciences, et sauvegarder cette source-monde que sont les mers, mères nourricières, réjouissantes, parfois terrifiantes, riches de légendes universelles qui façonnent nos imaginaires, et dont chaque goutte irrigue notre planète bleue.
S'il y a une catégorie commune à tous les processus et dispositifs de justice au lendemain de violences, c'est bien la reconnaissance. Et si la reconnaissance permet de dépasser cette violence, c'est que cette violence doit elle-même être liée, d'une façon ou d'une autre, à la reconnaissance. Mais qu'en est-il de ces conflits qui non seulement ne s'enracinent pas dans un déni de reconnaissance, mais qui en outre se déploient dans une extériorité à sa normativité ? Comment se fait-il que les puissances de la reconnaissance invoquées à leur suite puissent avoir une quelconque efficace pour les surmonter ? Une lecture originale de la Philosophie de l'esprit (1805-1806) de Hegel apporte un éclairage nouveau sur cette question brûlante d'actualité.
Pour remonter aux racines de la "crise environnementale" et de nos difficultés à y faire face, sans doute importe-t-il de questionner l'anthropocentrisme qui structure notre rapport au monde. C'est-à-dire, le système de valeurs et de représentations qui place l'humain en son centre orbital. Ce livre, inscrit dans le champ de recherche de l'écophénoménologie, se propose de contribuer à cette réflexion par l'exploration de l'expérience vécue de la nature. C'est-à-dire, l'expérience sensible et immédiate d'un monde vivant, un monde plus qu'humain partagé par une multitude de formes de vie. Notre mode d'être fondamental, proposons-nous de le comprendre, est celui de la participation. Comme ont pu le révéler les analyses phénoménologiques de Merleau-Ponty, avant même que nous puissions nous saisir d'un "je" - distinct du monde comme de son corps - une part de nous-mêmes se trouve déjà et toujours en prise avec les choses. Ainsi, l'expérience de participation nous ramène à notre condition de vivant et donne chair à l'idée d'un "soi écologique" . Plus encore, elle s'invite au coeur de la quête de la vie bonne et offre un fondement sensible à l'engagement éthique et politique. En définitive, soutenons-nous, la clé de la "transition écologique" est à rechercher d'abord dans la qualité de notre présence au monde.
Pellistrandi Christine ; De Courcy mélina ; Sendre
Quel message nous livre l’artiste ? Quelle vision nous donne la Bible ? Quel cheminement nous ouvre la foi ? Ce livre propose un ensemble de six chapitres dont l’originalité est un échange entre l’histoire de l’art, les Écritures et la théologie: 1. Le corps dans la création (Le Jardin d’Eden, Rubens et Brueghel) ; 2. Une seule chair (Retable de l’Adoration de l’Agneau Mystique, Hubert et Jan van Eyck) ; 3. La déformation du corps (Jardin des délices, Bosch) ; 4. La violence du péché (La Crucifixion blanche, Chagall) ; 5. Le corps et l’esprit (La leçon d’anatomie du Docteur Nicolaes Tulp, Rembrandt, La leçon d’anatomie du Dr Joan Deyman, Rembrandt) ; 6. La résurrection du corps (Le retable d’Issenheim, Grünewald).
Le coucher de soleil est un classique des cartes postales. Mais pourquoi choisir une scène qui indique un déclin, un achèvement ? Parce que le spectacle émeut. Le soleil teinte le ciel une dernière fois, dans un mélange audacieux de couleurs. Il nous irradie avec ses rayons affaiblis, avant de céder la place à la nuit et à son immensité. Ainsi, la personne souffrant de la maladie d'Alzheimer quitte le monde de l'efficacité, de la rentabilité, de la promptitude, de la maîtrise. Mais elle se rapproche d'autres trésors : le silence, la fragilité, l'abandon confiant, la simplicité. Ce dépouillement imposé pourra enrichir son entourage, qui apprendra peut-être la patience, la persévérance, la générosité, la gratuité. La réalité qui s'impose au malade et à ses proches est celle d'une vie définitivement passée. C'est aussi celle de l'émergence d'une nouvelle vie. Pleine de sens cachés, réservée, plus obscure, cette vie rayonne également, à sa manière. Différente, déstabilisante, elle nous déconcerte et nous remet en question. Elle suscite parfois la déception et la nostalgie, dans son irréversibilité. Elle n'en demeure pas moins belle, marquante, émouvante et décisive. Comme toute vie, en somme. C'est ce que montreront des expériences et des témoignages (1re section), des études plus philosophiques et théologiques (2e section), et des réflexions plus personnelles (3e section et conclusion).