L'homme économique. Essai sur les racines du néolibéralisme
Laval Christian
GALLIMARD
25,30 €
Épuisé
EAN :9782070783717
Le néolibéralisme entend triompher partout dans le monde comme la norme unique d'existence des êtres et des biens.Il n'est pourtant que la pointe émergée d'une conception anthropologique globale qu'au fil des siècles l'Occident a élaborée. Celle-ci pose que l'univers social est régi par la préférence que chacun s'accorde à lui-même, par l'intérêt qui l'anime à entretenir les relations avec autrui, voire l'utilité qu'il représente pour tous. La définition de l'homme comme "machine à calculer" s'étend bien au-delà de la sphère étroite de l'économie, elle fonde une conception complète, cohérente, de l'homme intéressé, ambitionnant même un temps de régir jusqu'aux formes correctes de la pensée, à l'expression juste du langage, à l'épanouissement droit des corps.Cette anthropologie utilitariste, fondement spécifique de la morale et de la politique en Occident, fait retour avec le néolibéralisme contemporain sous des formes nouvelles.En retraçant, dans un vaste tableau d'histoire et de philosophie, les racines du néolibéralisme, Christian Laval donne à voir la forme, le contenu, la nature de la normativité occidentale moderne telle qu'elle s'affirme aujourd'hui dans sa prétention à être la seule vérité sociale, à se poser en seule réalité possible.
Nombre de pages
396
Date de parution
05/04/2007
Poids
396g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070783717
Titre
L'homme économique. Essai sur les racines du néolibéralisme
Auteur
Laval Christian
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
396
Date de parution
20070405
Nombre de pages
396,00 €
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Il ne manque pas de manuels d'histoire de la pensée sociologique. Mais de rares sont les ouvrages qui, comme ceux de Talcott Parsons (The Structure of Social Action) ou Robert Nisbet (La tradition sociologique) par exemple, se hasardent à proposer une interprétation et une discussion systématiques du contenu de pensée central de la sociologie, qui se demandent ce que, considérée dans son ensemble, elle a voulu dire et pourquoi a émergé au XIX e siècle un type de discours sur le lien social irréductible à celui de la philosophie ou de l?économie politiques. La grande force du livre de Christian Laval est de montrer que tous les sociologues classiques ont en commun d'avoir voulu répondre au défi de l?économie politique, en laquelle la plupart voyaient l'incarnation par excellence de l'esprit scientifique appliqué à l?étude de l'histoire et de la société, et d'y avoir fortement objecté en historisant les catégories que les économistes ont tendance à naturaliser. En définitive, c'est sur la représentation économique de la société capitaliste, prise comme allant de soi par les économistes, qu'ils ont fait porter le soupçon en mettant en cause les fondements utilitaristes de l?économisme. A l'heure où la société - monde qui s?ébauche semble vouloir se réduire à un gigantesque marché, rien n'est sans doute plus urgent que de renouer avec l'esprit de la sociologie classique. Le présent livre y aidera puissamment en offrant au lecteur une introduction lumineuse aux grands auteurs de la tradition sociologique. Cet ouvrage a précédemment paru dans les éditions La découverte en 2009.
Résumé : Le néolibéralisme entend triompher partout dans le monde comme la norme unique d'existence des êtres et des biens. Il n'est pourtant que la pointe émergée d'une conception anthropologique globale qu'au fil des siècles l'Occident a élaborée. Celle-ci pose que l'univers social est régi par la préférence que chacun s'accorde à lui-même, par l'intérêt qui l'anime à entretenir les relations avec autrui, voire l'utilité qu'il représente pour tous. La définition de l'homme comme "machine à calculer" s'étend bien au-delà de la sphère étroite de l'économie, elle fonde une conception complète, cohérente, de l'homme intéressé, ambitionnant même un temps de régir jusqu'aux formes correctes de la pensée, à l'expression juste du langage, à l'épanouissement droit des corps. Cette anthropologie utilitariste, fondement spécifique de la morale et de la politique en Occident, fait retour avec le néolibéralisme contemporain sous des formes nouvelles. En retraçant, dans un vaste tableau d'histoire et de philosophie, les racines du néolibéralisme, Christian Laval donne à voir la forme, le contenu, la nature de la normativité occidentale moderne telle qu'elle s'affirme aujourd'hui dans sa prétention à être la seule vérité sociale, à se poser en seule réalité possible.
Résumé : Bentham, juriste et philosophe, considère de façon originale la genèse du capitalisme, la source de son fonctionnement et de son dynamisme, à partir des fictions que produisent et dont vivent les sociétés. Il nous donne ainsi à comprendre que le capitalisme est affaire symbolique. L'utilitarisme benthamien propose une théorie du bonheur social et de l'intérêt individuel. De façon simultanée et inséparable, il offre une théorie de la structuration des sociétés humaines par la langue, par les institutions et surtout par le droit. L'effet symbolique majeur de ces productions humaines est la formation d'un sujet capable de calculer et d'anticiper suffisamment les conséquences de ses actes pour déployer une action efficace. Fiction, action et temps sont par là rendus étroitement solidaires dans une économie politique dont la singularité et la fécondité doivent être aujourd'hui prises en compte pour mieux penser le cours actuel du capitalisme.
Résumé : L'?uvre de Jeremy Bentham ne se réduit pas à la plate apologie de l'homo oeconomicus. Partant des prétentions de l'homme intéressé à la maîtrise des conditions de son bonheur, la refonte institutionnelle commandée par le principe d'utilité rencontre dès son commencement l'empire des fictions du langage. La " théorie des fictions " qui est au c?ur de l'entreprise de Bentham a une portée pratique : elle vise à fournir à l'instance souveraine les outils permettant une maîtrise aussi fine et ajustée que possible des conduites humaines afin qu'elles s'orientent vers le plus grand bonheur. Cette théorie est aussi la tentative de réformer l'ontologie à partir de la considération des pouvoirs de fixation et d'innovation du langage dans les rapports de l'homme au réel. Qu'est-ce que connaître l'" événement réel " quand il n'y a de connaissance que dans l'espace de la Fiction ?
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.