Comment fabriquait-on un vitrail au Moyen Âge? Quelles étaient les étapes de son exécution, depuis le dessin du carton jusqu'à la mise en plomb et la pose de ces lumineuses peintures? Difficiles questions auxquelles permet de répondre cette enquête menée à partir des écrits et de l'?uvre d'Antoine de Pise, maître verrier actif à la fin du XIVe siècle. Ce chapelain pisan nous a laissé une admirable verrière à la cathédrale de Florence ainsi qu'un traité sur la pratique du vitrail d'une richesse insoupçonnée. La conservation conjointe, tout à fait exceptionnelle pour cette époque, du texte et de l'?uvre d'un même auteur permet d'appréhender d'un bout à l'autre le processus complexe de création des vitraux dans l'un des plus brillants centres artistiques de l'Europe médiévale, Florence. Dénué d'ambition théorique, le manuel d'Antoine de Pise est une source de renseignements techniques sur le métier de maître verrier. Il est ici publié en fac-similé, transcrit et, pour la première fois, traduit en français. Pour en comprendre les enseignements, une équipe de spécialistes en a reproduit chaque "recette" en atelier, sur le modèle de l'archéologie expérimentale. À l'appui de cette approche novatrice de la technique artistique, les résultats d'analyses physico-chimiques révèlent certains aspects jusqu'ici méconnus, depuis la composition des verres jusqu'à leur gravure ou l'utilisation des alliages métalliques. D'autre part, l'étude de la verrière d'Antoine de Pise replace ce magnifique ensemble dans un double contexte, le chantier de construction de la cathédrale de Florence et le milieu artistique de cette florissante cité. Enfin, de nombreux documents d'archives tout comme la transcription et la traduction en français de tous les traités médiévaux connus à propos du vitrail viennent enrichir ce panorama.Grâce à la réunion de diverses compétences, de l'historien d'art au paléographe, du maître verrier à l'historien de la technologie en passant par le chimiste, ce sont les multiples facettes de l'art du vitrail de la fin du Moyen Âge en Toscane qui sont mises en lumière.
Nombre de pages
382
Date de parution
03/04/2008
Poids
2 410g
Largeur
243mm
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EAN
9782735506590
Titre
Antoine de Pise. L'art du vitrail vers 1400
Auteur
Lautier Claudine ; Sandron Dany
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
243
Poids
2410
Date de parution
20080403
Nombre de pages
382,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Lautier Marc ; Charles Léo ; Diaw Diadié ; Gérardi
Une grande partie de la population mondiale vit dans un pays qui est plus inégalitaire aujourd'hui qu'il ne l'était au siècle précédent. Contrairement à l'hypothèse de Kuznets, on observe une augmentation des inégalités dans le monde en développement. La mondialisation et les bouleversements de l'environnement international ont facilité une accélération de la croissance mais, surtout, la différenciation des trajectoires économiques des pays en développement. Certains pays se re-primarisent, d'autres accélèrent leur rattrapage technologique et leur modernisation. Ces inégalités économiques se combinent à des inégalités sociales et écologiques majeures, au dépend des populations déjà les plus fragiles. Les contributions de cet ouvrage mobilisent une expertise pluridimensionnelle qui met à jour les dynamiques contemporaines des inégalités et leurs multiples dimensions, dans une perspective globale. Ce livre s'inscrit dans une démarche comparative en étudiant les trajectoires des inégalités dans différents pays du monde et propose des analyses plus fines sur des dimensions spécifiques des inégalités et de leurs reproductions.
La très grande complexité des situations d'enseignement et d'apprentissage justifie de multiples approches et autorise plusieurs niveaux d'analyse. C'est le regard psychosocial que mobilise le présent ouvrage, avec la focalisation qui s'imposait sur les représentations des enseignants. En effet, les principaux rôles qu'il est prescrit à ces derniers d'assumer (instruire, éduquer, socialiser, gérer le groupe-classe) font toujours et nécessairement, à ce niveau, l'objet d'un ajustement délicat. La nature de cet ajustement, sa qualité, les choix opérés engagent et orientent de manière diversifiée la construction de l'identité professionnelle de l'enseignant. A partir d'études de cas, et donc avec un solide ancrage empirique, l'auteur construit une réflexion novatrice, en phase avec les interrogations et les débats contemporains, sur les représentations et les conduites des enseignants. Evitant à la fois le caractère trop déterministe de la notion de rôle et les limites d'une attention trop exclusive au parcours individuel des acteurs, cette réflexion hisse l'analyse au plan des représentations socialement partagées, qui sont envisagées sous deux angles : comme connaissances échangées entre partenaires d'une même situation, et comme valeurs communes, marquées par la position institutionnelle et les interactions quotidiennes qui produisent au niveau intra-individuel une dynamique identitaire. Cet ouvrage apportera donc un éclairage précieux à tous ceux qui, enseignants ou futurs enseignants, désirent avoir une meilleure connaissance des modalités individuelles et collectives de leur engagement professionnel.
La mesure du développement a de tout temps fait l'objet de débats. Ceux-ci ont été relancés par l'accent désormais mis sur la soutenabilité du développement dans un contexte de mondialisation accentuée. Les limites des indicateurs les plus anciens et utilisés sont de plus en plus soulignées. Dès lors de nouveaux indicateurs, souvent plus complexes, sont élaborés pour prendre en compte des facteurs essentiels du développement de nos sociétés tels que l'éducation, la culture et l'environnement. Mais, quels que soient les indicateurs retenus, cet accent croissant mis sur la mesure tend à en faire une question purement technique. C'est oublier qu'ils reposent sur des hypothèses particulières issues de visions différentes du développement qui impliquent des choix politiques. Leurs caractéristiques techniques ne doivent pas occulter l'indispensable débat public qu'impose leur utilisation pour l'élaboration et l'évaluation des politiques de développement. Les contributions de cet ouvrage pluridisciplinaire, qui mobilise une vaste expertise, s'inscrivent dans cette perspective critique. Il invite dans une première partie à des réexamens et des renouvellements de la mesure et des indicateurs sur laquelle elle repose. La pertinence et les limites d'indicateurs traditionnels sont notamment interrogées par des confrontations à des contextes spécifiques. La deuxième partie propose et analyse de nouveaux indicateurs qui visent à mesurer des phénomènes plus complexes, souvent qualitatifs, aux rôles décisifs dans les processus de développement.
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