Ces Cinq poémes préislamiques constituent une suite aux Sept poèmes, plus connus sous le surnom de Mu'allaqât, la plus célèbre anthologie de la poésie arabe archaïque. Amours, chevauchée, chasse, ripaille, beuverie, mais aussi guerre et razzia, désert de feu et crue dévastatrice, éloge du prince, satire d'un chef ; gloire du poète lui-même : tels sont les thèmes ordinaires de cette poésie, d'origine nomade et de tradition orale sans doute, mais liée aussi aux cours princières de l'Arabie d'avant l'islam, notamment celle de Hîra, près de l'Euphrate en Mésopotamie, et, de ce fait, nullement coupée du monde extérieur. Contrairement à ce que l'on a parfois dit, ces thèmes ne sont pas plus assemblés de manière anarchique qu'ils ne constituent une série de tableaux statiques dans une galerie obligée. Tous, au contraire, s'inscrivent dans la marche générale du poème, qui a ses règles, mais aussi ses libertés, comme l'attestent ici le ton libertin d'al-A'shâ Maymûn, celui, sentencieux, de `Abîd b. al Abras ou le puissant symbolisme d'al-Nâbigha.
Nombre de pages
119
Date de parution
01/01/2004
Poids
125g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9782742746484
Titre
Le guetter de mirages. Cinq poèmes préislamiques
Auteur
Larcher Pierre
Editeur
ACTES SUD
Largeur
127
Poids
125
Date de parution
20040101
Nombre de pages
119,00 €
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Ce volume rassemble douze articles ventilés en cinq sections. Texte. Que peut dire un linguiste sur les rapports de l'oral et de l'écrit et la façon dont ils doivent être ordonnés dans le Coran ? Langue. L'arabe coranique apparais au linguiste comme chronologiquement préclassique et typologiquement non classique, mais classicisé par le biais des "lectures " grammaticales. Lexique. Cette section retrace, à travers leurs occurrences coraniques, le parcours du sens de trois mots clefs : lisan "langue", salam "paix" et gihad "guerre". Discours. Le Coran met en scène une multitude de protagonistes, ce qui conduit un linguiste "énonciativiste" à une analyse polyphonique et, de là, à l'étude de la logique et de l'argumentation coraniques. Koran-philologie médiévale. Appendice aux quatre autres, cette section rappelle l'apport de la tradition linguistique arabe, spécialement de la "philologie coranique" et de sa pièce maitresse, les Ma'ani al-Qur'ãn d'al-Farrã' (m. 207/822).
Ce livre est directement issu d'une des deux parties du cours de linguistique arabe professé par l'auteur à l'Université de Provence. Il est également une synthèse des nombreux articles écrits par lui en relation avec ce cours. Il est animé d'un double souci didactique et heuristique, en proposant partout, sous une forme systématique illustrée par de nombreux schémas, des solutions nouvelles à des questions traditionnelles. L'accent est mis en particulier sur deux domaines : les relations et corrélations entre formes verbales dites "dérivées", dont la syntaxe et la sémantique sont ici entièrement revisitées, et, par delà, la question de la dérivation lexicale en arabe classique ; les valeurs sémantiques et pragmatiques des formes verbales conjuguées, dont est proposée une vision purement "relativiste".
Résumé : Ce livre rompt avec la logique de liste prévalant dans l'enseignement de l'arabe classique pour lui substituer une logique de système, spécialement dans deux domaines : celui des formes " dérivées " du verbe dont la syntaxe et la sémantique sont ici entièrement revisitées ; celui de ses formes conjuguées, dont est proposée une vision purement " relativiste " des différentes valeurs sémantiques (aspectuelles, temporelles, modales) et pragmatiques.
Ce livre se présente au premier chef comme la grammaire d'un ouvrage, ayyuha al-walad de Gazali (m. 505/1111), choisi pour deux raisons : par le genre littéraire dont il relève, celui du "conseil" (nasiha), il cite fréquemment Coran et hadith, qui relèvent de l'arabe préclassique ; par sa place dans la chronologie, il annonce bien des évolutions que l'on attribue ordinairement à l'arabe moderne. Il permet ainsi de réintroduire une dose de diachronie dans la description de l'arabe dit "classique". En second lieu, il croise la grammaire arabe traditionnelle et la linguistique moderne. De la première, il reprend les dimensions distributionnelle et transformationnelle, mais néglige la dimension flexionnelle, souvent présentée comme centrale. L'emprunt le plus important à la seconde est celui des concepts de phrase liée, phrase segmentée et phrases coordonnées, dus au linguiste suisse Charles Bally. C'est ce croisement qui explique la division de l'ouvrage en trois parties : les phrases simples, qui peuvent être liées (phrase verbale) ou segmentées (phrase nominale et phrase existentielle); les phrases complexes, où une phrase est toujours imbriquée dans une autre, mais qui sont liées, si l'imbrication se fait directement ou au moyen d'un opérateur, ou segmentées, si elle se fait au moyen d'une anaphore (ou par coréférence); les complexes de phrases qui désignent tout ensemble de deux phrases dans la relation sémantique de thème à propos et qui sont toujours ou segmentés ou coordonnés.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.