Ce que l'on cherche en Grèce, en Egypte, c'est la trace d'un passé vénérable. Ce que l'on trouve aux Indes, c'est le passé vivant et présent. Mais, pour peu qu'on sache interroger cette réalité éternelle, on y découvre aussi peut-être l'avenir puisque c'est le pays des révolutions en profondeur; et ce pays-là - non la Russie, non l'Amérique, non les Allemagnes - apporte au monde une doctrine et des méthodes véritablement originales, c'est-à-dire coulant de source et remontant à l'origine [...]" Lanza del Vasto a pu traverser les Indes sans nourrir de ces préjugés qui ont fait la pâture des représentants de la jacassante Europe. Lanza s'est approché de Gandhi en disciple; après avoir reçu de celui-ci le nom de Shantidas, il s'est conformé aux règles, aux jeûnes et aux travaux manuels; Gandhi a honoré Lanza de son amitié, de sa confiance; grâce à lui, les portes se sont ouvertes au voyageur. Lanza del Vasto a passé deux années aux Indes.
Nombre de pages
448
Date de parution
19/12/1972
Poids
225g
Largeur
109mm
Plus d'informations
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EAN
9782070362622
Titre
Le pèlerinage aux sources
Auteur
LANZA DEL VASTO
Editeur
FOLIO
Largeur
109
Poids
225
Date de parution
19721219
Nombre de pages
448,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Quatrième de couverture La non-violence n'est pas la passivité, mais une action militante qui exige souvent l'héroïsme. Avec la bombe atomique, elle est la découverte capitale du XX
En 1937, Lanza del Vasto va visiter Gandhi. C'est son Pèlerinage aux sources. Dix-sept ans plus tard, il retourne en Inde. Gandhi est mort, assassiné, mais un nouvel ami des humbles s'est levé, Vinôbâ. Lanza del Vasto participe à sa croisade qui tente de résoudre par la non-violence le formidable problème de la misère. Vénéré comme un saint, Vinôbâ suscite d'immenses mouvements de foules. Il réclame la distribution des terres aux pauvres. Il obtient des choses extraordinaires.
Quatrième de couverture «Tu savais bien, depuis longtemps, ce qui allait arriver. Pourquoi ne m'as-tu pas empêché ? Pourquoi, quand je mettais avec toi la main au plat, ne m'as-tu pas pris la main, ne m'as-tu pas dit "Ami" [...] Pourquoi m'as-tu dit avec impatience : "Va et ce que tu as à faire fais-le" ? Tu voulais me perdre, et, vois, je t'ai entraîné avec moi. Oh Seigneur, tu m'as appelé pour me repousser, [...] tu ne m'as pas même fait la grâce d'un regard. Seigneur, oh Seigneur, comme tu m'as trahi.»Ainsi parle Judas au pied de la croix. Qui est le traître ? tel est le problème que pose ce livre : le traître par essence, par destin, par système, c'est du même coup tout le problème de l'homme qui se pose dans cet évangile à rebours. Et voyant là Judas s'avancer, disert et désinvolte, de discours en discours, complaisamment, à la catastrophe, force nous est par moments de nous dire : c'est moi.
Il fait jour au moment où nous atteignons le petit clos. Au milieu du pré desséché se dresse une hutte de boue, basse, ouverte et qui n'interrompt pas la campagne. Un petit vieillard demi-nu est assis par terre devant le seuil sous le chaume du toit qui forme auvent : c'est lui. Il me fait signe - à moi, oui -, il me fait asseoir à côté de lui et me sourit".
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys