Beaucoup de récits, de biographies, sont empreints de la mémoire de l'école. Traditionnellement répétitrice de valeurs quasi immuables, parfois signe de promotion sociale pour les instituteurs (-trices) et de reproduction pour les élèves comme l'ont montré voici quelques décennies les sociologues, l'école de ce siècle a profondément marqué ceux qui l'ont fréquentée. Mais comment ? Que reste-t-il dans l'adulte de l'écolier qu'il a été, ce qu'il a vécu par l'école se résume-t-il aux résultats (diplômants ou non) obtenus, les chemins des plaisirs et souffrances connus en classe ne font-ils pas apparaître leur poids sur les "savoirs" à proprement parler, plus ou moins cahin-caha acquis ? Ne serait-ce pas plutôt les tours et alentours de l'école qui fonderaient ce qui s'y apprend, le sentiment que l'écolier aura retenu de s'y sentir bien, ou mal ? Témoignant de ces questionnements ce livre, s'il peut être abordé comme un recueil de nouvelles sur le thème de l'école, s'inscrit dans une démarche de formation et de recherche, la biographie éducative. Il montre l'ouverture des "histoires de vie" et approches cliniques en Sciences humaines et sociales à la dimension intergénérationnelle.
Nombre de pages
204
Date de parution
01/05/2000
Poids
264g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738491091
Titre
RACONTER L'ECOLE AU COURS DU SIECLE
ISBN
273849109X
Auteur
Lani-Bayle Martine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
264
Date de parution
20000501
Nombre de pages
204,00 €
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L'objectif de cet ultime ouvrage est, revenant sur un parcours d'écriture, de transmettre le cheminement de la pensée de l'autrice et ce qu'elle a voulu en dire au cours d'une carrière double, d'abord de psychologue clinicienne à l'Aide sociale à l'enfance, puis d'enseignante-chercheuse en Sciences de l'éducation à l'Université. Il présente ainsi une oeuvre de vie professionnelle de plus de quatre décennies. Au fil des pages et des expériences relatées à travers les 38 livres produits, nous verrons se mettre en place un fil rouge questionnant les pratiques de transmission au service de la formation et de la production de savoirs, qui pourront être mises à mal par le vécu de situations extrêmes faisant franchir les limites du dicible comme de l'audible. Au-delà des mots du titre, les conceptions-clés récurrentes de cette réflexion sont : clinique-dialogique, intergénérationnel, F1/F2/F3, insu, formation, pensée complexe, résilience, scordatura, trace. Les présentant à travers une unité thématique cet ouvrage, récit de formation entremêlant écriture de la recherche et recherche de l'écriture, peut être abordé sans avoir connaissance de l'oeuvre de l'autrice. Peut-être déclenchera-t-il quelques envies de lectures pour aller plus loin voire des pulsions d'écriture, pour qui l'abordera un crayon potentiel à la main... Et pour ceux qui auraient déjà lu certains ouvrages figurant en ces pages, la partie les évoquant constituera un rappel, avec un autre regard de l'auteur.
Pourquoi avons-nous parfois le sentiment d'être le jouet d'une histoire qui nous dépasse et nous ramène plusieurs générations en arrière ?. Serions-nous, à notre insu, porteurs de secrets anciens qui auraient été tus dans la famille ?. Mais si nos ancêtres nous marquaient certes bel et bien, mais pas comme nous le pensons ?. Et si cette transmission, dite de génération en génération , n'était pas ce que l'on croit ? Et si nous la pensions à l'envers, si elle n'était pas dans ce qui nous est dit, ou dans ce qui nous est tu ou refusé, mais dans ce que nous en percevons et faisons?. Une étude passionnante, fouillée et très illustrée, sur le poids que l'on prête aujourd'hui aux ancêtres et à leurs secrets. . . Psychologue clinicienne. professeur en sciences de l'éducation. Martine Lani-Bayle enseigne à l'université de Nantes.
Généralement, le savoir des enseignants est envisagé sous l'angle des contenus des disciplines, ou sous celui de la pédagogie, c'est-à-dire des modes de transmission du savoir. Or, d'où vient ce savoir ? On s'ancre ce préalable à tout savoir, qui est celui de la force désirante poussant dans telle ou telle voie ? Une des réponses explorées par cet ouvrage va du côté d'un " inconscient généalogique " qui constitue un creuset originel tant qu'original du savoir. Comment les (re)connaissances des ancêtres, des ascendances, peuvent-elles amorcer, susciter, esquisser des itinéraires de savoirs ? Une telle question, située au coeur de l'accès au monde pour tous, est centrale pour ceux dont le rapport au savoir constitue le pivot de l'exercice professionnel. C'est donc des enseignants que Martine Lani-Bayle a sollicités, les invitant à une démarche narrative autobiographique les projetant tant vers l'amont de leur parcours que vers l'aval. Ce livre s'adresse à tous ceux, parents, formateurs, enseignants et chercheurs, qui s'interrogent sur le rapport au savoir. Il offre une mise en perspective qui rend à la fonction enseignante tout son sens, et aidera à négocier les renouveaux que les changements rapides de la société lui imposent.
Cette histoire de vie généalogique, reconstruite par l'auteur à la faveur de secrets récoltés, dévoile l'existence de l'une de ses ancêtres dont le souvenir se réduit au parcours peu banal de deux hommes, son père et son fils. Le premier, Charles Lebon, journaliste intrépide, fonda la Compagnie qui diffusa et industrialisa le gaz d'éclairage et de chauffage dès 1838 en France, en Espagne, en Egypte et en Algérie. Le second, l'Officier d'Etat-Major Paul Bayle, avait Alfred Dreyfus pour stagiaire lors du déclenchement de l'Affaire. Il décéda dans des circonstances troublantes en 1895. Caroline Lebon-Bayle, fille du premier et mère du second, renaît sous la plume de son arrière-arrière petite-fille.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...