Lani-Bayle Martine ; Peretti André de ; Pineau Gas
L'HARMATTAN
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EAN :9782738461001
A la fois pratique séculaire dans leur principe, mais apparues récemment dans l'univers des Sciences Humaines, les histoires de vie, après un début timide et éparpillé sous l'égide d'initiatives pionnières, font maintenant une entrée remarquée voire incontrôlée dans de nombreux secteurs. En y intégrant le recul du généalogique, Martine Lani-Bayle propose une réflexion originale sur la façon dont chacun a à se construire dans un parcours de vie singulier. L'approche qu'elle propose est plurielle, fruit d'une pratique de psychologue clinicienne articulée à une démarche familiale puis à une expérience d'enseignant-chercheur. L'auteur nous invite ainsi, dans la lignée de Michel Serres, à sortir de la tradition oedipienne pour entrer dans l'ère hermésienne, où la prise en compte des liens transversaux entre les temps et les gens contribue à donner du sens aux événements qui s'inscrivent en se vivant, et qui peuvent alors se transformer en une histoire énonçable, structurante et par là formative. Un tel point de vue donne du relief au paysage des Histoires de vie, en l'éclairant de façon propice à faire apparaître les ombres qu'il recèle pour en révéler toute la profondeur.
Nombre de pages
167
Date de parution
03/05/2000
Poids
256g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738461001
Titre
L'histoire de vie généalogique. D'Oedipe à Hermès
ISBN
273846100X
Auteur
Lani-Bayle Martine ; Peretti André de ; Pineau Gas
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
256
Date de parution
20000503
Nombre de pages
167,00 €
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L'objectif de cet ultime ouvrage est, revenant sur un parcours d'écriture, de transmettre le cheminement de la pensée de l'autrice et ce qu'elle a voulu en dire au cours d'une carrière double, d'abord de psychologue clinicienne à l'Aide sociale à l'enfance, puis d'enseignante-chercheuse en Sciences de l'éducation à l'Université. Il présente ainsi une oeuvre de vie professionnelle de plus de quatre décennies. Au fil des pages et des expériences relatées à travers les 38 livres produits, nous verrons se mettre en place un fil rouge questionnant les pratiques de transmission au service de la formation et de la production de savoirs, qui pourront être mises à mal par le vécu de situations extrêmes faisant franchir les limites du dicible comme de l'audible. Au-delà des mots du titre, les conceptions-clés récurrentes de cette réflexion sont : clinique-dialogique, intergénérationnel, F1/F2/F3, insu, formation, pensée complexe, résilience, scordatura, trace. Les présentant à travers une unité thématique cet ouvrage, récit de formation entremêlant écriture de la recherche et recherche de l'écriture, peut être abordé sans avoir connaissance de l'oeuvre de l'autrice. Peut-être déclenchera-t-il quelques envies de lectures pour aller plus loin voire des pulsions d'écriture, pour qui l'abordera un crayon potentiel à la main... Et pour ceux qui auraient déjà lu certains ouvrages figurant en ces pages, la partie les évoquant constituera un rappel, avec un autre regard de l'auteur.
Pourquoi avons-nous parfois le sentiment d'être le jouet d'une histoire qui nous dépasse et nous ramène plusieurs générations en arrière ?. Serions-nous, à notre insu, porteurs de secrets anciens qui auraient été tus dans la famille ?. Mais si nos ancêtres nous marquaient certes bel et bien, mais pas comme nous le pensons ?. Et si cette transmission, dite de génération en génération , n'était pas ce que l'on croit ? Et si nous la pensions à l'envers, si elle n'était pas dans ce qui nous est dit, ou dans ce qui nous est tu ou refusé, mais dans ce que nous en percevons et faisons?. Une étude passionnante, fouillée et très illustrée, sur le poids que l'on prête aujourd'hui aux ancêtres et à leurs secrets. . . Psychologue clinicienne. professeur en sciences de l'éducation. Martine Lani-Bayle enseigne à l'université de Nantes.
Généralement, le savoir des enseignants est envisagé sous l'angle des contenus des disciplines, ou sous celui de la pédagogie, c'est-à-dire des modes de transmission du savoir. Or, d'où vient ce savoir ? On s'ancre ce préalable à tout savoir, qui est celui de la force désirante poussant dans telle ou telle voie ? Une des réponses explorées par cet ouvrage va du côté d'un " inconscient généalogique " qui constitue un creuset originel tant qu'original du savoir. Comment les (re)connaissances des ancêtres, des ascendances, peuvent-elles amorcer, susciter, esquisser des itinéraires de savoirs ? Une telle question, située au coeur de l'accès au monde pour tous, est centrale pour ceux dont le rapport au savoir constitue le pivot de l'exercice professionnel. C'est donc des enseignants que Martine Lani-Bayle a sollicités, les invitant à une démarche narrative autobiographique les projetant tant vers l'amont de leur parcours que vers l'aval. Ce livre s'adresse à tous ceux, parents, formateurs, enseignants et chercheurs, qui s'interrogent sur le rapport au savoir. Il offre une mise en perspective qui rend à la fonction enseignante tout son sens, et aidera à négocier les renouveaux que les changements rapides de la société lui imposent.
Cette histoire de vie généalogique, reconstruite par l'auteur à la faveur de secrets récoltés, dévoile l'existence de l'une de ses ancêtres dont le souvenir se réduit au parcours peu banal de deux hommes, son père et son fils. Le premier, Charles Lebon, journaliste intrépide, fonda la Compagnie qui diffusa et industrialisa le gaz d'éclairage et de chauffage dès 1838 en France, en Espagne, en Egypte et en Algérie. Le second, l'Officier d'Etat-Major Paul Bayle, avait Alfred Dreyfus pour stagiaire lors du déclenchement de l'Affaire. Il décéda dans des circonstances troublantes en 1895. Caroline Lebon-Bayle, fille du premier et mère du second, renaît sous la plume de son arrière-arrière petite-fille.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...