La preuve par la Chine. La "Description" de J-B Du Halde, jésuite, 1735
Landry-Deron Isabelle
EHESS
49,00 €
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EAN :9782713214264
À l'entrée "Jean-Baptiste Du Halde" de son catalogue des écrivains du Siècle de Louis XIV, Voltaire écrit : " Quoiqu'il ne soit point sorti de Paris, et qu'il n'ait point su le chinois, a donné sur les mémoires de ses confrères la plus ample et la meilleure description de l'empire de la Chine qu'on ait dans le monde. " Cette étude s'arrête sur l'image de la Chine en Europe en 1735, date de publication de cette description, régulièrement citée comme un jalon de l'esprit des Lumières. Nous sommes alors dans la phase finale d'une controverse trop négligée par l'histoire des idées, la Querelle des rites chinois. Lorsque, un siècle auparavant, Matteo Ricci installe en Chine une mission jésuite, celle-ci se trouve placée à l'avant-poste de l'exposition des valeurs et des croyances de la civilisation occidentale à la découverte d'une autre civilisation, profondément différente et profondément semblable. Comment penser l'" universalité" au contact de la Chine ? Comment contenir l'altérité chinoise ? L'ouvrage monumental de Du Halde a figuré pendant un siècle et demi dans la bibliothèque de l'honnête homme et de la femme curieuse (ou le contraire), du sinophile et du sinophobe. Probablement parce qu'il les révélait à eux-mêmes.
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Nombre de pages
430
Date de parution
01/11/2002
Poids
740g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713214264
Titre
La preuve par la Chine. La "Description" de J-B Du Halde, jésuite, 1735
Auteur
Landry-Deron Isabelle
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
740
Date de parution
20021101
Nombre de pages
430,00 €
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Comment s'est déroulée la première rencontre entre le monde européen de la Renaissance et le monde chinois de la dynastie des Ming ? Comment l'Occident a-t-il découvert Confucius ? Comment Euclide fut-il introduit en Chine ? Un colloque international tenu à l'Unesco en 2010 s'est penché sur ces questions en suivant l'itinéraire du missionnaire jésuite italien Matteo Ricci (1552-1610). Ce volume rassemble les réponses de quatorze intervenants qui font le point sur les circonstances du premier échange entre l'Europe et la Chine. Ils se replacent dans la perspective de la mondialisation qui, aujourd'hui, remet en question les valeurs communes des grandes civilisations. Ricci a-t-il divulgué en Chine des conceptions et des méthodes étrangères ou bien a-t-il bouleversé le discours des lettrés ? Comment la tradition confucéenne de pluralisme culturel et religieux pouvait-elle accueillir le monothéisme occidental ? Ces questions d'actualité sont, en Chine, très débattues.
L'idée d'offrir des porcelaines de Sèvres en guise de cadeaux diplomatiques naquit en France en 1757. L'empereur Qianlong bénéficia de cette manne diplomatique à l'instigation du secrétaire d'Etat sinophile, Bertin. A travers cet exemple et plusieurs autres, les auteurs étudient les circonstances dans lesquelles ces présents ont été offerts et définissent les objectifs diplomatiques qui figurent derrière ces cadeaux. Les nombreux exemples étudiés permettent également d'envisager la diversité des acteurs impliqués dans ces relations diplomatiques à différentes échelles, depuis la production des objets jusqu'à leur réception, dans la manière dont ils sont mis en scène, ou, au contraire, entassés dans quelques dépôts à l'abri des regards. La tapisserie comme la porcelaine notamment, faisaient partie d'un ensemble de cadeaux, démonstration de la maîtrise technique des artisans français Particularités : Percevoir les présents comme des acteurs diplomatiques à part entière, des ambassadeurs muets, objets de circulations et de négociations à différentes échelles. La spécificité des échanges de présents se déroulant dans l'espace eurasiatique est également analysée dans le contexte de la "première mondialisation".
Premier animal à avoir été domestiqué, bien avant le bétail, le loup reste pourtant relativement mal connu, et l'objet de nombreuses idées reçues. Pourtant, ni ange, ni démon, le loup cherche à vivre dans un environnement dont l'équilibre a été profondément perturbé par l'homme. Le but de ce livre est de présenter le loup en toute objectivité afin de permettre à chacun de se forger une opinion. L'auteur dresse donc un portrait très détaillé de ce canidé, transmettant notamment les dernières avancées de nos connaissances sur le loup : données les plus récentes sur l'évolution de l'espèce à travers les âges, informations inédites sur les loups d'Afrique, vision inédite de la notion de hiérarchie au sein d'une meute, observations innovantes sur le rôle du groupe dans l'élevage des petits, nouveaux éléments sur la protection des troupeaux,... Alors, pour ou contre le loup ? Plutôt que de choisir un camp, l'auteur plaide pour une troisième voie, respectueuse des équilibres naturels.
L'Homme poursuit l'enquête engagée dans le précédent numéro : quelle est donc cette curieuse chimère à deux têtes qui orne sa couverture depuis sa fondation ? Selon Claude Lévi-Strauss, qui l'a choisie, il s'agirait d'un "dieu Tortue" de la culture pré-colombienne Coclé, en Amérique centrale. Que sait-on de cette culture et de ses productions graphiques ? A quel genre de dieu, et à quel genre de tortue, correspond ce personnage ? Et que dire de la bicéphalité joyeuse et hypnotique qui le caractérise ? Richard G. Cooke et Carlo Severi apportent quelques éclaircissements sur ces questions. Trois "Etudes & Essais" forment le coeur de ce numéro, illustrant une nouvelle fois l'ouverture épistémologique de notre revue. Camille Chamois explore à quelles conditions ethnographiques, philosophiques et psychologiques une théorie perspectiviste peut envisager la multiplicité de points de vue d'êtres différents, humains ou non humains. Abigaël Pesses nous conduit ensuite chez les Karen de Thaïlande et nous présente un curieux motif dessiné sur l'envers d'un plateau de riz, dans lequel toute une cosmologie se voit sobrement condensée afin de guider les morts sur le chemin de l'au-delà. Sophie Blanchy et Haddad Salim Djabir, pour leur part, restituent les échanges cérémoniels qui rythment et organisent les relations entre groupes de descendance sur l'île de Mohéli dans l'archipel des Comores, de même que le processus historique de la préservation de ces usages sous l'influence de riches marchands étrangers. Laurent Berger, enfin, clôt ce numéro par un nouveau commentaire critique du livre de Charles Stépanoff, Voyager dans l'invisible. Techniques chamaniques de l'imagination (La Découverte, 2019), en réexaminant la corréla¬tion entre naissance de la hiérarchie et mode de médiation reli¬gieuse. Il est ainsi question de cosmologies, dans ce numéro, et de la matière cérémonielle et picturale par laquelle une population figure - et donc rend disponible - le monde relationnel qu'elle habite et qu'elle produit.