Violences collectives, crimes de masse et terrorisme. Approche clinique, criminologique, philosophiq
Lamote Thierry ; Cotti Patricia ; Christopoulou Va
MJW
24,99 €
Epuisé
EAN :9782491494872
Les enquêtes indiquent une nette augmentation des violences collectives et des meurtres de masse, aussi bien les tueries en milieux scolaire ou universitaire que les actes terroristes islamistes ou extrémistes, les rixes entre bandes ou les affrontements de hooligans. Le nombre de tueries de masse a ainsi été multiplié par 10 en 20 ans aux États-Unis, selon le rapport du FBI «20 years review, Active shooters incidents 2000-2019». Les travaux rassemblés dans cet ouvrage visent à englober l'ensemble de ces phénomènes dans une même réflexion : les violences collectives (rixes, émeutes), la radicalisation, le terrorisme et les crimes de masse (meurtres de masse, crime organisé, massacres rituels). Nous montrerons que la com-préhension des cas de «terroristes assaillants solitaires» (tel Tobias Rathjen) implique de prendre en compte la dimension psychopathologique des actes criminels. Que l'on ait affaire à des psychotiques, des névrosés ou des per-vers, la question qui traversera nos discussions cliniques touchera à l'énigme de l'acte meurtrier, que la notion de passage à l'acte ne permet pas toujours de saisir dans toute sa complexité. Que faire, en effet, des meurtres longue-ment mûris? Comment articuler le système de pensée (idéologie ou délire) et l'acte criminel proprement dit? Si lien il y a, quelle part y prend le sujet lui-même, dans ses coordonnées les plus intimes? Et enfin, comment analyser les actes criminels commis par des groupes, soit dans les phénomènes de rixes entre bandes, soit dans des contextes de meurtres collectifs (La Famille Manson) ou de criminalité mafieuse (les Sicarius de Colombie)? Ce travail collectif sera l'occasion, à partir des données de la clinique et d'un débat avec le droit et la philosophie, de répertorier les effets des violences collectives contemporaines sur nos institutions et de faire un point sur les dispositifs de prévention et d'accompagnement qui se sont construits pour en amortir les effets sur le vivre ensemble.
Nombre de pages
265
Date de parution
15/03/2023
Poids
370g
Largeur
145mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782491494872
Auteur
Lamote Thierry ; Cotti Patricia ; Christopoulou Va
Editeur
MJW
Largeur
145
Date de parution
20230315
Nombre de pages
265,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
De quoi la Scientologie est-elle le nom ? Thierry Lamote nous invite à interroger dans cet ouvrage les résonnances inattendues entre la Scientologie, le Mouvement raëlien et l'Occident contemporain, à partir d'une série de questions qui courent imperceptiblement tout au long de l'ouvrage : ces sectes du temps de la technoscience et de la domination de l'idéologie du Marché, loin d'être des monstruosités étrangères à notre modernité libérale, n'en révèlent-elles pas en réalité la face obscène ? Et comment concilier cette modernité avec, d'une part, le surgissement de Daech, et d'autre part la fascination qu'exerce le jihadisme sur les jeunes occidentaux ? L'auteur se propose d'agencer l'ensemble des pièces de ce puzzle autour d'une thèse originale : ces mouvements a priori disparates tirent leur prodigieuse vitalité, non de techniques de manipulation mentale, mais d'un effet de révélation - elles dévoilent, sans fard, le projet millénariste dont la modernité, à son orée, était porteuse.
Etudier l'Eglise de Scientologie comme une " simple " entreprise à but lucratif - et Ron Hubbard comme un pur escroc, à la fois machiavélique et rationnel -, c'est rater une dimension essentielle : la Scientologie est avant tout le produit du système délirant construit par son fondateur, dont la personnalité psychotique a laissé de profondes empreintes sur l'organisation et la doctrine. Au gré d'une fascinante plongée dans les écrits d'Hubbard, cet ouvrage propose une approche décapante du phénomène scientologue et en renouvelle en profondeur la compréhension. Il passionnera les lecteurs férus de psychanalyse et, plus largement, tous ceux qui sont intéressés par l'emprise des mouvements sectaires.
Freud, dans sa critique sévère de la religion, répertoria ses effets nocifs sur les subjectivités puisqu'elle réduit la curiosité intellectuelle, dont les racines sont sexuelles, favorisant l'éclosion des névroses. Il en vint néanmoins à reconnaître deux traits essentiels propres au(x) monothéisme(s), qui paraissent propices à l'émergence du sujet critique. Le premier trait procède de son hypothèse selon laquelle l'identité des Juifs se fonde sur Moïse, qui était égyptien : cet écart, repéré à l'origine du monothéisme, inscrit un point d'altérité dans l'intimité de l'identité subjective (c'est l'autre, dans son irréductible altérité, qui m'assure de mon identité). Le second trait est lié à la "promotion du lien paternel" (Lacan, 1960) propre au monothéisme : la fonction paternelle implique en effet un saut hypothético-déductif, autrement dit un premier pas épistémique, puisque le père échappe aux évidences du lien maternel. Il est ainsi possible de déduire de Freud que ce sont ces deux écarts interne et externe au sujet qui ouvrent des perspectives critiques au cur des deux religions monothéistes étudiées par Freud et Lacan, l'Eglise catholique et le judaïsme. Qu'en est-il des autres religions ? Sous le mode d'un dialogue entre la psychanalyse et les autres disciplines des humanités, le présent ouvrage propose de répertorier l'écheveau de mutations qui ont affecté, au long de l'histoire et plus particulièrement dans période contemporaine, les religions, le lien social et le sujet qui s'y loge, de façon à tracer des pistes de réflexion quant à ce qu'il est advenu du sujet critique et du projet d'émancipation porté par la modernité.
Les gourous ont-ils vraiment disparu ? On les imagine cantonnés aux sectes ou aux figures caricaturales de manipulateurs. Pourtant, l'emprise est partout. Dans les familles, sur les réseaux sociaux, au sein des communautés virtuelles. Elle ne touche plus seulement des victimes isolées : elle est l'une des plus grandes menaces de notre temps. Expert reconnu des mouvements sectaires et des processus de radicalisation, Thierry Lamote propose une plongée saisissante au coeur de ce phénomène. Des reclus de Monflanquin à l'Église de scientologie, de Bernard Madoff à Josef Fritzl, des citoyens souverains aux incels, il décrypte les mécanismes profonds de la domination psychique, en démonte les ressorts psychologiques et en dévoile la redoutable efficacité. À la clef, un diagnostic implacable : l'emprise prospère là où les repères vacillent et où l'autorité s'effondre. Le web lui offre donc un terrain de propagation inédit : fascination pour les influenceurs, spirales complotistes, radicalisations idéologiques? Nul n'est à l'abri. Un livre choc pour comprendre pourquoi, plus que jamais, les gourous sont parmi nous. Professeur de psychopathologie clinique à l'Université de Lorraine, Thierry Lamote a dirigé durant six ans le Centre d'étude des radicalisations et de leurs traitements à l'Université Paris Cité et est l'auteur de plusieurs ouvrages sur les sectes.
Ce volume regroupe les activités d'enseignement, de publications et de recherchesde Pierre Fédida entre 1996 et 1998. Les transcriptions d'interviewsmenées à la radio, de cours magistraux et d'interventions dans des colloquestémoignent de l'état et des problématiques que rencontraient à cette époquela psychanalyse et la psychopathologie. Les recherches s'accélèrent et le profildes patients se diversifie. En effet, les progrès technologiques et médicaux dansla recherche ouvrent de nouvelles perspectives. La recherche sur l'embryon, par exemple, soulève des questions relatives à la bioéthique, au génome, à laprocréation médicalement assistée ainsi qu'aux nouvelles formes de parentalité. Cette recherche n'existerait pas si elle ne venait pas aussi répondre à unedemande et à une exigence sociétale.
Les sciences criminelles cliniques s'inscrivent dans l'héritage psychiatrique et psychodynamique des études sur le criminel. Rassemblant les données juridiques, sociales, anthropologiques, cultuelles, elles promeuvent les perspectives dynamiques de la sémiologie et des structures psychiques du criminel. Véritable clinique de l'agir destructeur, l'ouvrage aborde les variables individuelles (meurtre), groupales (viol collectif) ou sociétales (génocide). Cet ouvrage de synthèse contribue à la recherche clinique actuelle en criminologie en restituant l'essentiel de ses héritages de praxis et de théorisation clinique, anthropologique et psychopathologique. Il appréhende le crime (criminalité), la scène du crime (criminalistique) et le criminel (criminogenèse) dans ces enjeux identitaires et de désubjectivisation. Enfin, il propose une modélisation du complexe criminogène et des processus thérapeutiques de la contrarécidive.
Ce roman d'amour, érotique, détourne le trio traditionnel : il ne s'agit plus d'une femme hésitant entre son mari et son amant. L'héroïne veut en effet se faire aimer d'une femme qui aime un homme. A quoi rêvent les jeunes femmes ? Musset s'est posé la question à propos des jeunes filles. Mais c'est bien à notre époque que vit l'héroïne de ce roman, employée dans un musée de province, et cherchant à obtenir un autre poste à Paris. Ce n'est pas parce qu'elle travaille sur l'autoportrait en peinture et en littérature qu'elle en sait beaucoup plus sur elle. Elle rêve de sortir de l'enfance, d'aimer et d'être aimée, vraiment, non comme avec les femmes de sa jeunesse qui l'ont poussée vers la sortie, avec une certaine cruauté. Il s'agit pour notre héroïne de se faire aimer et de retrouver dans cet amour l'enfance en même temps qu'elle la quitte pour toujours. Elle pourrait se répéter le vers : " heureux comme avec une femme ", mais on ne fait pas sa vie dans un poème, fût-il de Rimbaud. C'est un bonheur tremblé, comme une photo bougée, qui dit la nostalgie immense de trouver sa place, un endroit pour vivre...
Travail de synthèse longtemps attendu, cet ouvrage se veut une introduction progressive à la psychopathologie phénoménologique. Il en expose les grands thèmes et les principaux courants en se référant aux auteurs majeurs - E. Minkowski, K. Jaspers, L. Binswanger, E. Straus, E. von Gebsattel, H. Ey, puis H. Tellenbach, W. Blankenburg, A. Tatossian, H. Maldiney, Kimura B., G. Pankow, P. Fédida, A. Kraus, J. M. Azorin, J. Naudin, J. Oury, P. Jonckheere, M. Richir, A. Huygens, D. Pringuey, entre autres -, ainsi qu'aux travaux de l'École Française de Daseinsanalyse et de l'équipe "Phénoménologie, Psychanalyse et Psychopathologie fondamentale" (dirigée par M. Wolf-Fédida à l'Université Paris 7 - Denis Diderot). Cette psychopathologie est au coeur de la phénoménologie psychiatrique, de la Daseinsanalyse, de l'anthropologie phénoménologique et de l'analyse existentielle des troubles mentaux et psychologiques, et des grandes situations limites de l'homme. Elle propose une compréhension d'ensemble des troubles cliniques psychiatriques et psychologiques à partir du concept de Soi (l'ipséité). Le Soi constitue la plus intime continuité de notre être, indépendamment des identités de rôle qu'il peut épouser. L'ouvrage analyse l'énigmatique institution et surtout les déstructurations de cette ipséité. La compréhension de cette déstructuration est d'un apport scientifique indiscutable pour l'appréhension des psychoses. Les paradigmes proposés nourrissent la psychiatrie clinique et la psychothérapie. Ils concernent également les sciences cognitives, les neurosciences et la psychanalyse. Outre les psychoses (exposées systématiquement dans le tome II), cette psychopathologie analyse en profondeur dans ce premier tome les troubles névrotiques, la fatigue et les personnalités pathologiques.